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Full text of "Patrologia orientalis"

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■ 



f 



LIB^RAIRIE DE PARIS ^ 

rIRMI^ i)inoi ft c imphimeuh'î ïditeur"» 

56 RUE JACOB PARI'Î 
1 1 



LE SWAXAIRE ÉTfflOPIEN 

LES MOIS DE SANÊ, HAMLÊ ET NAHASÊ 



LE SYNAXAffiE ÉTHIOPIEN 

LES MOIS DE SANÊ, HAMLÊ ET NAHASÊ 



PUBLIÉS ET TRADUITS 



PAR 



IGNAZIO GUIDI 

AVEC LE CONCOURS DE MM. L. DESNOYERS ET A. SIXGLAS 



I 



MOIS DE SANÊ 



PERMIS D'IMPRIMER 



Paris, le 26 Décembre 1905. 



H. ODELIN, 

V- g- 



Tous ilroits réservés. 



Le plan d'une édition du Synaxaire éthiopien fut conçu par M^*^ Graf- 
(in en 1897, à l'occasion du Congrès des Orientalistes de Paris; les col- 
laborateurs désignés, alors étaient M. Conti Rossini pour les mois de 
maskaram, teqemt et hedàr, M. Perruchon pour tâhsâs, ter et ya- 
kàtit, M. René Basset pour magâbit, miyâzyâ et genbot, et moi-même 
pour le reste. 

Quelque temps après, je reçus les photographies du manuscrit de 
Paris, qui furent bientôt suivies par celles du ms. d'Oxford; la précieuse 
collection d'Abbadie étant passée en 1902 à la Bibliothèque nationale de 
Paris, M**^ Graffin put me remettre en 1904 les photographies d'un ma- 
nuscrit très ancien faisant partie de cette collection. Voici quelques 
ronseignements sur ces trois manuscrits, que je désignerai par A, et 
l\ les seuls que j'aie pu utiliser pour la présente édition : 

1) A = d'Abbadie, n" 66 (Cf. Catalogue raisonné de manuscrits 
iHhiopiens appartenant à A. d'Abbadie, p. 79); ce manuscrit qui, par sa 
paléographie, peut remonter à la fin du xv® siècle, est, semble-t-il, le 
plus ancien manuscrit connu du Synaxaire éthiopien. 

2) = Oxford, Bodleian Library, n« XXV (Cf. Dillmann, Gâtai, cod. 
mss. Bibl. Bodl. Oxon., 61); ce manuscrit a été écrit sans doute en 
môme temps que le n** XXII, c'est-à-dire sous le règne d'Iyàsu (proba- 
blement lyAsu II, 17:30-1755). 

y) P = Paris, Bibliothèque nationale, Fonds éthiopien n*^ 128 (Cf. 
Zotenberg, Catalogue des manuscrits éthiop. etc., 178); ce manuscrit 
ost également du xyiii** siècle. 

Le premier de ces manuscrits (A), contemporain, ou presque, do la 
traduction de l'ouvrapre arabe en gc'ez, répond en général assez exacte- 



ment au texte arabe tel que j'ai pu le lire dans les deux manuscrit 
du Vatican : arab. 03 et 6S; toutefois il ne dérive pas immédiatenien 
du texte qui figure dans ces manuscrits. 

Les deux autres manuscrits et P, qui reproduisent à peu prè 
un môme texte, s'écartent souvent de A et de l'arabe, auxquels il 
ajoutent des légendes et des commémorations et notamment les a sa 
làm » si caractéristiques du Synaxaire éthiopien; parfois, quoique rare 
ment, P ajoute des salâm etc. qui manquent dans et vice versa. Un 
partie assez grande de ces additions n'est certainement que la tra 
duction de textes arabes, et il est possible que ces textes figurent dan 
quelques manuscrits du Synaxaire arabe, d'où ils seraient passés dan 
le Synaxaire éthiopien. Mais c'est là une question qu'on ne saura 
résoudre sur l'examen de peu de manuscrits, cpmme tout ce qui g 
rapporte à l'histoire de la formation des Synaxaîres arabe et éthiopiei 
Les trois manuscrits se divisent donc en deux familles bien dis 
tinctes : L'une très ancienne représentée par A, et l'autre plus récente r 
présentée par et P. Il y a lieu de croire que la plupart des manuscril 
connus en Europe se rattachent à cette seconde famille, à en juger, poi 
le manuscrit de Tubingue, par les morceaux publiés dans la Chrestom 
thie de Dillmann, et pour quelques manuscrits du British Muséum, p( 
des photographies que M^** Graffin a bien voulu me procurer. Tel est \ 
cas notamment pour le manuscrit Orient. 070 écrit dans la premièi 
moitié du xvii^ siècle et tout à fait conforme à 0, ce qui montre que cet 
seconde recension s'est bientôt formée et, en tout cas, un siècle avai 
que les manuscrits et P fussent écrits. 

Dans les parties communes aux trois manuscrits j'ai suivi A, sauf 

cas d(3 fautes évidentes ou d'omissions ; la comparaison avec l'arabe pe 

mettait ordinairement de constater avec certitude qu'elles étaient dues { 

copiste; j'ai donné en note toutes les variantes quelque peu important 

de et P, qui se trouvent également dans les deux manuscrits et qu'< 

peut croire propres à la famille plus récente. Toutes les additions q 

ligurent dans et P et manquent dans A sont entre crochets : [ ] 

Beaucoup de variantes, surtout dans et P, ne sont que des fautes < 

des omissions du copiste de Tiin ou de Tautre manuscrit, et il ( 

inutile de les pidjlier intégraleniciit. On sait du reste que les manuscr 

élhio[)iciis qui n'ont pas été revisés par les « Mauinieràu » sont souvc 



• / 



AVKRTISSKMKM. 



525 



fautifs, et beaucoup de leurs variantes n'ont aucune valeur pour la cri- 
tique. L'orthographe que j'ai suivie est celle de A, et pour les parties qui 
ne se trouvent que dans et P, celle de P. 

La traduction, pour le mois de Sanê, est presque entièrement l'œuvre 
de M. Desnoyers et, pour le mois de hamlê, de M. Singlas; les mots 
imprimés en italique ne sont pas dans le texte, et ont été ajoutés pour 
rendre la traduction plus claire. Dans les noms propres on a conservé 
en général la forme, souvent défigurée, qui leur est propre dans le 
Synaxaire comme dans n'importe quel ouvrage éthiopien; l'index des 
noms propres qui terminera le volume, donnera la correspondance des 
noms éthiopiens avec leur forme originaire grecque ou latine. 

Ignnzio Guidi. 



^«B^AAk t ^^n-n a 

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1. 0, P AwTrtrft t — 2. 0, P arfrf. TiAti i >/»)>♦ • — 3. 0, P arfrf. Ç»- 1 



LE LIVRE DU SYNAXAIRE 



Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

Mois de sanô, béni; le premier jour a 15 heures, puis va en décroissant. 

PREMIER JOUR DE SANÉ (26 mai) LEÇON. 

En ce jour est la dédicace de Téglise de saint LAwentéwos {Léonce) 
originaire de la Syrie et l'on rappelle le prodige dont il fut Tauteur. Voici 
le fait : lorsque ce saint eut été martyrisé dans la ville de Taràbelos 
(Tripolis), le 22 du mois de hamlé, il vint une femme chrétienne, épouse de 
Tun des magistrats supérieurs ; elle prit le corps du saint après avoir donné 
beaucoup d'argent aux soldats et Tenveloppa dans un vêtement tissu d'or qui 
appartenait à son mari. Ensuite elle le déposa dans une châsse, chez elle, et 
suspendit devant lui une lampe qui éclairait; elle fit aussi peindre son image. 



528 LK LIVIIK DU SYN.WAlHi:. | 

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1. P ^-m». t — 2. 0, P «rfrf. HAfl t — 3. 0, P w I — 4. 0, P nm^^rn I — 5. 0, P 

• 

Or son mari était un gouverneur; Diyoqeltyànos {Dioclclien) s'irrita cor 
lui et il le fit mettre en prison dans la ville d'Antiochc. Comme sa fem 
avait enveloppé le corps de saint Làwentewos, Tavait traité comme il 1 
et revêtu d'un vêtement tissu d'or, le martyr du Christ, Lâwentêwos, 
voulut pas qu'une femme lui fît des bienfaits sans récompense \ maisi: 
gratifia d'une belle récompense dans ce monde-ci, puisqu'il délivra son n 
de la prison, et il devait encore lui prodiguer ses bienfaits, dans le mond 
vcMiir, et intercéder pour elle devant N.-S. Jésus-Christ. 

Cette nuit même, le saint apparut au magistrat, son mari, dans la pris 
ot il s'éleva sur lui une grande lumière, au point qu'elle illumina la pri 
tout entière. Puis le prisonnier vit le saint en la ressemblance d'un rava 
resplendissant de lumière; il se tenait dans la prison près de lui, rcyètu 
cet habit tissu d'or (jue le gouverneur reconnut pour son propre vètemc 
Alors le saint, à savoir le cavalier, dit à ce gouverneur : (c Ne t'attr 
point, ni no t'allligc, car tu seras libre demain; tu mangeras en compa<j 
(le Tenipereur, à sa table, et tu iras chez toi. » Alors ce magistral fut stupO 
par la multiplicité d<îs événements : parce qu'il avait vu ce cavalier; j 
pour cette lumière (|ui l'avait illuminé; pour le l'ait ([ue le cavnlicr a 
pénétré jiis<|u'à lui dans une prison pourtant scellée; et enfin pour ce véten 

l. Le mot a mot de A r{ () serait « ieminam bonctirio allici snpr.i eum >', mais le 
(liiclour a (lu mal comprendre l'arabe, ^w J->:::i^> : la le(;oii de P n'est probablement (ju 



HT 1»' SANft (20 MAI). 529 

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/*• I œhahdh « A^Aç-j I x^n.+ « i«»*A t oiKtinc? » h-n^ « ^f » iDfcAn 

A » hAnA+ I ipV^+ « mhCi.* » 9*AA.ih « ^11 » ^A^ « toMC » Mh^ > h 
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iD — 4. o/n. A. — 5. 0, P •K.X^r'^M • iDK.irTrt3t • 'hf^\t'lt » HY-ft — G. 0, P add, ^-vnj&> • 

çcv> I Mhntchf — 7. 0, P add. <i»Ahti ■ 'hnn.Miâ^ • nhr^'iA • 



//.VAîf d'or (|ui était à lui et qu'il avait laissé à sa maison. Ensuite saint Lîhven- 
téwos disparut d'auprès de lui, et alla chez Tempereur, et, cette nuit-là 
môme, il frappa le pied de Tempereur et Tempereur Diyoqeltyànos se réveilla. 
A la vue de saint Lâwentêwos, il eut peur et fut saisi d'une extrême frayeur. 
Ht le saint dit à Tempereur : « Quand la matinée sera venue, fais sortir le 
magistrat un tel de la prison; honore-le et laisse-le aller chez lui, afin que 
tu ne périsses point. » L empereur lui répondit, tout tremblant par crainte de 
lui, et lui dit : « Oui, mon Seigneur; tout ce que tu m'as ordonné, je /'ac- 
complirai. » Le matin venu, l'empereur envoya faire sortir le gouverneur de 
la prison, lui rendit de grands honneurs, le revêtit d'hahils magnifiques, le 
lit asseoir en sa compagnie à sa table et lui raconta comment lui était apparu 
ce cavalier. Ce récit remplit de stupéfaction le gouverneur qui fut saisi d'un 
grand étonnement. L'empereur pensait que c'était lui, le (/ouvernear^ qui par 
(les charmes avait fait cela, mais celui-ci lui répondit en disant : « Pour moi, 
je ne comprends rien du tout aux charmes, et je ne sais ([ui est celui qui t'est 
apparu. » L'empereur n'osa point lui dire la moindre mauvaise paroh,\ mais 
l'envova dans sa ville avec de grands honneurs. Pendant (jue le gouverneur 
était en route, lui apparut O, P : l'ange de Dieu sous les apparences de"^^ 



530 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [15 

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1. 0. P )ta»'-^<iwa- I 



saint Lâwentéwos, qui lui parlait et le consolait jusqu'à ce qu'il arriva à s 
ville, Tarâbèlos, et à l'instant il disparut d'auprès de lui. 

Le gouverneur vint à sa demeure et salua les gens de sa maison. Il Ici 
raconta comment lui était apparu ce cavalier dans la prison, revêtu du vétemei 
tissti d'or, comment il lui avait fait la promesse de le délivrer de la prisoi 
comment il l'avait fait sortir de la prison, le matin, et comment il lui était aj 
paru en chemin, revêtu du vêtement d'or. Alors sa femme comprit que c'éta 
S. LAwentêwos. Elle répondit donc à son mari et lui dit : a Si tu le voyais, 1 
reconnaîtrais-tu? » Il lui répondit et lui dit : « Oui. » Alors elle le fit entre 
dans le lieu où était Timagc de saint Lawentêwos, et quand il la vit il dit 
(( C'est lui, vraiment, qui m'est apparu. » Puis elle ouvrit la chAsse dar 
latiuelle se trouvait le corps de saint Lî\\ventéwos, et il le vit revêtu de se 
propre habit d'or, et il écarta le voile du visage et s'assura ([ue c'était Ir pe 
son fia (je ([ui lui était apparu et l'avait délivré. Et le «gouverneur interrogea s 
femme à son sujet et lui dit : « Oui est-ce? )> Et elle lui raconta la lutte, 
marti/re du saint: il loua sa femme de ce qu'elle avait agi ainsi, et glorid 
Dieu très-haut, auteur des miracles, pour ses saints. Ensuite* il commanda 
sa femme de ne pas laisser manquer l'encens et la lampe devant lui, deva^ 
son corps. Elle agit ainsi jusf|u'à ce que Dieu eut fait périr DiyoqeltyAnoi 



ri3] 1" SANÊ (26 MAI). 531 

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• P f. 108 a 



alors on bâtit au saint une église, on y transféra son corps qu'on y déposa, et 
t)n la consacra juste en ce jour; il y eut par son corps de grands miracles 
et prodiges. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière! Amen. 

[Salut à Lawentyos qui supporta les tourments dans son âme jusqu'à ce 
que sa chair fut dévorée et sa peau déchirée. Après que la domination de 
Diyoqeltyânos eut disparu de la terre, en ce jour son église fut consacrée, 
et l'on y transféra ses ossements qui étaient une perle précieuse.] 

[En ce jour aussi, mort (O : mémoire) de Joseph, le Juste, fils de Jacob- 
Israël, et mémoire d'Asnôt, sa femme. Que Dieu nous fasse miséricorde, par 
leurs prières! Amen.] 

[Salut à Joseph, qui fut dit image du chef des troupes de Dieu. Tandis 
(jue tous mes os chantent ce sage qui portait une perle précieuse, le trésor 
de sa richesse, ils s'écrient : il est bien ta figure, 6 Marie! 

Salut à Asnét, son éclat est comme le soleil, et comme la fleur de la 
ruse rouge, qui est sortie de son feuillage. Les abeilles, qui la nourrirent 



532 I.K Ll\ KK DU SYXAXAlUi:. [1< 

[<DflH-l: « àli^ • hdn » •l-nhCoo' , AA<^d;H* « «o-f^ïA » A.* • AAAI* 

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1. 0, P /nv • — 2. 0, P offi. 



s'ôlevèrcut sur les ailes du vent, mais celles qui voulurent la blesser, tom 
bèrent à terre et à Tiustant périrent.] 

En ce jour aussi tombe la commémoration des martyrs et de Tomâs 
patriarche d'Alexandrie. Que Dieu nous fasse miséricorde, par leur prière 

Amen.j 

En ce jour aussi, tombe la commémoration de saint Qozmos^ martyr 

r 

de la ville de Talià de la haute Eyypte, et de ses compagnons. Que Dieu nou 
fasse miséricorde, par leur prière! Amen. 

En ce jour aussi, c'est la commémoration du saint martyr Bîfûmon 
ascète, et la consécration de son église, la première des églises qui fureii 
élevées sous son vocable]. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière 
dans les siècles des siècles! Amen. 

[Salut à Qazmà, et à ses compagnons originaires de la ville de Tâhû 
salut à BifAnion, ([ui lutta beaucoup. Puissent-ils purifier le champ inculte 
nidl cnhvtrnif, de mon cœur, afin (ju'il ne produise ni chardons ni épine 



151 2' SAXE (27 MAI). 533 

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Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saiut, un seul Dieu. 

DEuxiKME joun DE SANÊ (27 mai). 

En ce jour se découvrirent le corps de saint Jean-Baptiste et le corps 
le saint Elisée, prophète, disciple d'Elie, le zélé. Ce fait eut lieu dans la 
ville d'Alexandrie, au temps de Lulyànos {Julirn) TApostat, quand il voulut 
ioconstruire le temple des Juifs à Jérusalem, après la destruction de celui-ci 
par AsbAsyànos [Vcspasien) empereur de Rome et sou fils Tito [Titus), Car 
lulien voulait, dans son mauvais dessein, réduire à néant la parole de Notre- 
Seigncur, dans le saint évangile, qui dit qu'il ne sera laissé ici pierre sur 
pierre qui ne soit renversée'. Ayant reconstruit le temple, une première, une 
deuxième et une troisième fois, la reconstruction se détruisait. Alors les Juifs lui 
dirent : a C'est qu'il y a dans ces lieux les corps de grands personnages cliré- 
liens; ou enlèvc-K'S de là, ou Ton ny construira point ». Lulyânos ordonna 
donc aux chrétiens d'oler les corps des saints de cet endroit et de les consumer 
[>ar le feu. Lorsqu'ils trouvèrent les corps des saints Jean-Baptiste et Elisée le 
[U'ophèle, ou voulut les consumer par le feu. Mais il vint des lidèles qui don- 
uèrenl beaucoup (Targent aux soldais el emportèrent les corps des saints, 
après ([ue les soldais hnir eurent fait jurer de ne pcûnl laisser h^s corps 



534 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 116] 

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1. A arfrf. ♦^ft I — 2. 0, P add. ^^t • — 3. 0, P hWi-Và • M • nn" • 

dans cette ville, de peur que Tempereur ne Tapprît et ne les fit périr. 

Pour ce qui est de Thistoire de Tempereur Lulyânos, quand ses ennemis 
l'eurent cerné, durant la guerre, Dieu envoya S. Marqoryos en esprit, après 
qu'il eut reçu la couronne du martyr, et il lui perça le cou avec un javelot; 
avant de mourir, Luly&nos TApostat prit une poignée de ' son sang et le 
jeta en Tair en disant : ce Jésus, reprends Tàme que tu m'as donnée. » Et 
à l'instant il mourut de mort mauvaise. Quant aux corps de saint Jean-Baptiste 
et d'Elisée, le prophète, ces gens les transportèrent à la ville d'Alexandrie 
auprès du saint Abbà Athanase. Il en ressentit une vive joie et les déposa chez 
lui jusqu'à ce qu'il leur eut élevé une église. Un jour que Abb& Athanase se 
trouvait dans les domaines de ses parents, accompagné de Téwoflos son 
secrétaire, il dit : « Si Dieu me donne des jours heureux, je ferai de ce lieu, 
{j'y construirai) une église sous le vocable des saints Jean-Baptiste et Elisée le 
prophète, et j'y déposerai leurs corps ». Une fois ordonné, saint Téwoflos se 
souvint de cette parole qu'avait prononcée Abbà Athanase ; il édifia Téglise, 
puis se fit accompagner d un clergé nombreux et de tout le peuple. On se 
rendit près des corps des saints et on les emporta en grande pompe, pour 
les amener à l'église. 

Durant la procession, on arriva auprès d'une maison où se trouvait une 



:i71 2' SANÊ (27 MAI). 535 

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1. P, nn;e* i — 2. P, o nv. • 



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f»^mme païenn*^ qui, depuis quatre jours, se trouvait en proie aux douleurs do 
1 enfantement: elle criait jour et nuit; elle était près de mourir. Qu<ind elle 
utondit le chant du cleriyé qui passait avec les corps des saints, elle 
iL^garda de la fencHre de sa maison, et demanda en disant : ce Qu*est-ce? » 
On lui dit : « Ce sont les corps des saints Jean-Baptiste et Elisée le pro- 
pliète. » Et aussitôt elle prononça un voiu, avec foi, on disant : « saint 
«lo Dieu, Jean! si je suis délivrée do ce tourment, oui, je serai chrétienne. » 
(les paroles n'étaient pas encore complètement sorties de sa bouche, qu'elle 
mil au monde un enfant vivant et elle le nomma Jean. Dans la suite, elle 
rorut le baptême chrétien ainsi que tous les gens de sa maison. Pour ce qui 
• si des corps des saints, ils furent déposés daiis l'église. Ils furent la cause 
4e prodiges et de miracles nombreux. Le saint abba Téwollos, lui, et de nom- 
l)nnix saints licrsonnuf/cs, en circulant dans l'église avec le patriarche 
})endant (|ue celui-ci la consacrait, virent saint Jean et Elisée le prophète. 
lean-Baptiste avait l'aspect entièrement velu, et sa barbe descendait sur sa 
poitrine. Elisée, le prophète, était de haute stature et avait la léte chauve. 
Plus tard, quand le saint abbi\ Maqàres (J/r/(Y///c) évéque eut subi le martvre, 
ou plaça son corps avec les leurs. Que Dieu nous fasse miséricorde, par 
lintercession d'eux tous, dans les siècles des siècles! Amen. 



536 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

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[Salut, dis-je, à la manifestation du corps de Jean-Baptiste et du coi 
d'Elisée, sans séparation ; Tthvoflos, voj'ant qu'ils purent guérir la païen 
des douleurs de renfanlement, voyant leurs prodiges, leur offrit louange 
supplication. 

[En ce jour oui aussi lieu la mort de Qôrellos et do Akèltes, mart; 
f't de Qawstos, moine éthiopien. Que Dieu nous tasse miséricorde, par le 
prière! Amen.] 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE TROIS DE s\NK {2S mai). 

En ce jour mourut la sainte pénitente et puro Mârtà. Cette sainte et 
originaire du pays d'Egypte; ses parents étaient fort riches. Elle rc 
sentit le désir de la débauche et de Timpureté dès sa jeunesse, et les fils cj 
anciens, des chefs du peuple, et des grands personnages, venaient secrèteme 
vers elle. Sa conduite ayant été découverte, elle se livra publiquement 
ses actions impudiques et se mit à se prostituer, tout à lait au gra 
JDur. Lorsque arriva la fête de la sainte nativité de Xotro-Seigneur Jési 



19] 3« SANÊ (28 MAI). 537 

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Christ, elle alla à Téglisc et voulut entrer; mais le gardien de la porte de 
IV'glise (ostiarius) Yen empêcha et lui dit : a Toi, il ne te convient pas d'entrer 
à la maison de Dieu, car tu as une conduite impure. » Elle le pressa en lui 
demandant d'entrer, mais lui Tempécha, et il s'éleva entre eux un fort litige. 
Kn entendant ce tumulte, Tévêque se leva et vint à la porte de l'église pour 
voir ce qui était arrivé. Quand l'évéque vit Mârtâ, il lui dit : « Ne sais-tu 
pas que la maison de Dieu est une maison sainte et pure, et toi, tu es impure, 
et il n'est pas convenable que tu entres dans la maison de Dieu. » Alors elle 
pleura et dit à Tévéque : « Dorénavant je no reviendrai pas à mes péchés; 
Jiiais si tu m'accueilles bien je ferai pénitence et je serai religieuse. » L'évoque 
lui dit : « Je ne te croirai point, si tu n'apportes ta fortune et toutes tes richesses 
ici et nous les consumerons par le feu en ta présence. » Alors elle s'en alla 
vite à sa demeure, prit tous ses biens et ses parures qui étaient d'un grand 
prix, les apporta à l'évéque et les jeta devant lui. L'évoque fit consumer par 
le feu toutes ses richesses qu'elle avait apportées, et on les brûla en présence 
crdle, (le Marthe, Puis l'évéque pria et lui coupa sa chevelure, lui lit quitter ses 
vêtements, la revêtit d'un habit de laine et Tenvova dans un monastère do 
vierges. Elle s'adonna dans ce monastère aux exercices d'une grande péni- 
tence : elle était toujours à se reprendre elle-même et à dire : a Si l'on ne l'a 
pas laissé»* entrer dans ces lieux construits de pierres et d'argile ((/(///à* réylise). 



538 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [2( 

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commoni ser«*\s-iu dans ces domouros lumineusos du paradis? Que fertii-jr 
(^)ui ser.i mon garant en ce lion? Ou, qui est-ce qui intercédera pour moi? 
Fa elle avait coutume de dire dans sa prière : <c O Dieu! s'il ne me fut pji 
possible de supporter un aiïront de la part du gardien de la porte de to 
église, moi, o mon Seigneur, je te prie, ne me couvre pas de lionte devant te 
anges et tes saints. » Cette sainte demeura dans cette vie pénitente 25 an« 
jusqu'à ce qu'elle eut vaincu Satan, Tennemi; elle ne franchit pas les portes d 
monastère durant tout ce temps, jusqu'à ce qu'elle mourut en paix. Sa prier 
t't sa bénédiction nous soient accordées dans les siècles des siècles. Amen! 

Salut à Màrtà, douce de mémoire et de renommée; elle qui a revêtu I 
sac, méprisant les vêtements d'or, (^uand le gardien de la porte {ostiariu. 
la reprit disant : « Il n'entn» dans l'église que jnirolé », il fui la cause de ?= 
victoire, mémo sur les mauvaises pensées." 

Kn ce jour également fut martyrisé Saint Alàrvos, évéque. Ce saint rc^pr 
l'empereur VolAnkyos (Julien l'Apostat au sujet du culte qu'il renda 
aux idoles. Yolànkvos lui lépondit et lui dit : a Toi, tu me dis que je su 
un impie quand je ne sers pas celui que cruoilièrent los .luifs: ma 



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3« SANÈ (28 MAI). 



539 



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voici que moi. par une foule de tortures et de tourments, je te ferai quitter 
son culte. » Ensuite, il le livra à l'un de ses magistrats, avec ordre de lui 
faire subir de grands tourments chaque jour et sans miséricorde. Celui-ci le 
prit donc et lui fit endurer tour à tour toutes espèces de tortures, et il con- 
tinua à le tourmenter l'espace d'une année entière, sans cesser de le tour- 
menter, pas même un seul jour dans cette année. On jeta le suint au feu, 
mais il s'y tint debout, fflorifiant Dieu et exaltant sa sainteté. Par suite de 
ce prodige un grand nombre de personnes crurent eu Xotre-Seigneur Jésus- 
Christ, et subirent le martyre. Puis on le retira du feu, comme s'il sortait 
d'un jardin. Quand le magistrat fut las de le torturer et ne sut plus que 
lui faire, il donna Tordre qu'on lui coupùt la tète; on la lui coupa donc, sa 
tète sainte, par le glaive, et il reçut la couronne du martyre dans le royaume 
ries eieux. Oue Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière et par la prière 
de tous ceux qui furent martyrs avec lui. Amen. 

I Salut à llàryos qui supporta les tourments durant une année, sans 
relâche; ne craignant en rien le feu qui llambe, au milieu de la fournaise il 
a fait une prière, à ce point que beaucoup crurent et furent martyrs.] 



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5'40 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [2; 

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Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saiut, uu seul Dieu. 

i.K 4 in: s.vNK (29 mai). 

En ce jour, c'est saint Sanusi, marlyr, de la ville de Balkim. Ce sain 
dans sa jeunesse, gardait les moutons de son père; il donnait sa nourr 
ture aux jeunes bergers, chaque jour, et lui, jeûnait jusqu'au soir, sans qi 
ses parents connussent sa conduite; il visitait aussi les malades et h 
prisonniers. Une nuit, lui apparut l'ange de Dieu qui lui dit : « Lève-to 
ô Sanusî, va vers le gouverneur ot confesse ton Dieu, pour recevoir 
couronne du martyre. » A son réveil, il raconta à sa mère Tapparition c 
Tange de Dieu; elle s'attrista, pleura, mais ne put le retenir. 11 entend 
parler d'une sainte femme de la ville de Sabra, dont le nom clail MAry 
elle recevait les pauvres et les passagers ot leur témoignait beaucoup i 
pitié. Ce saint alla chez ellr et il s'entendit avec elle pour recevoir toi 
deux la couronne du martyre. Ils s'en allèrent de compagnie près du goi 
verneur nommé Orsànos; ils le trouvèrent sur un navire au bord de 
mer, du fleuve de l'Egypte, et crièrent en sa présence disant : « Noi 
sommes ouvertement chrétiens. » 11 ordonna alors de les torturer, et < 
les tortura par toute espèce de tourments. Sainte Màryà rendit Tespi 
au milieu de la torture et reçut la couronne du martvre. Ouant à sai 



542 I.E rjVRE DU SYXAXAIRR. 

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*>* I mCl I A^jt?» I Afl«^ I r-,h^A • }iAiiD I XA- I tiV- I in-^V « A»" i ^Ai 

A*+ I n#haHC+ I *7/nA i aifh^4>A. i lohA^^ « ^in-C * fl>MM « hiio^i i n/ 
fl/i#h-l: « AA.'> » ^A+C^f- 1 AJE-^*» » (IK^AA « i^AMl i lO/MUl* » hiwiTI « 

^S'A I hOT f l-n/** I M'ï' « fl»1-'>nC I 9^AA»U- • A*A « h#h* « ^inC a l 
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r'XiaD , A^dVl- » Aiw» « ^'7H.h'n#li£ « fc^hf^ i hâïOhC i 117^ i MXtUj 
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1. Sic P, t*7' (1. ^^••^àV). 



[En ce jour, également, fut martyr Yohannes (Jean), de la ville d'Han 
{Héraclée). Le père de ce saint, nommé Zakàrv^às, était préfet des villes 
Antorsen (0 : Antarsen) et de Ableyâ. Le nom de sa mère était Élsàbét. T< 
deux, quand ils furent gratifiés de cet enfant, le 5 de ce mois, rappelèrent 
nom de Yohannes, car ils portaient le même nom que le père et la mère 
Jean qui baptisa Dieu. Ensuite ils relevèrent dans la bonne éducation et di 
la crainte de Dieu, et lui apprirent les écritures de TEglise, le calcul 
toute science. Sa mère continua à le surveiller, toute sa vie durant, p( 
qu il ne tombât point hors des voies de Dieu, et pareillement son père lui 
sait des admonestations. Dans la suite, son père mourut; il laissait ce sa 
enfant âgé de 20 ans. Celui-ci fut préfet en remplacement de son père 
sous sa juridiction se trouvaient les provinces du Pontos [Pont), de Harr 
iHéraclrc) et d'autres régions. C'est dans cette situation qu'une nuit 
apparut Satan, sous l'apparence d'un ange, qui lui dit : a Ainsi te pa 
Dieu : va dans la ville d'Antioche, et épouse la fille du roi Numûrvài 
(Mumcrien) pour régner toi-même et t'asseoir avec lui sur un seul trône 
Mais le saint réfléchit et dit : a Cet ange ne serait-il pas un ange sataniqi 
Pourtant, comme j*ai entendu le nom de Dieu de sa bouche, j'irai à la vi 
d'Antioche. » Il y vint donc et se rencontra avec Diyoqcllyùnos [Dioclvlieu), < 



1271 *• SANÈ (J» MAI). V ■ M» 

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pieds avec une corde et on l'attacha à la queue d'un cheval, le visage tourné 
vers la terre; puis vint un licteur qui lui trancha les mains, les pieds et la 
tête avec un glaive, ainsi qu'aux deux hommes qui demeuraient avec lui, à 
qui l'on coupa la tête comme à lui. Il consomma son saint martyre et sa 
belle lutte. Que la prière de ce lutteur, choisi et victorieux, nous soil accor- 
ilce, dans les siècles des siècles! Amen.] 

'Salut à '\'obannes, orgueil d'Haraqli et des alentours, qui guérit les 
malados par ses ossements. .\ ses compagnons, salut, qui luttèrent avant 
lui: et salut à celui dont le sang fut répandu après lui, au frère de sa mère: 
Bifàmon est son nom.] 

Rn ce jour aussi, furent martyrs Aqronyos et DimunAsyà, sa sœur, Amoiii 
et .Minas, égyptiens et soldats de l'empereur Diyoqeltyànos {Viitclèticii). Ces 
saints, quand ils eurent été jetés par l'empereur dans la fosse aux lions 
lO : au feu') .nvec abbâ Ebsoy, l'ange Gabriel vint et les fit sortir de lu 
fosse aux lions (O : au feu). Puis les saints, étant venus vers l'empereur, 
lui adressèrent des malédictions en lui disant ; a Pourquoi retardes-tu, 



^ salÂiR ", V. ci-apréti: il est possible que )a leçon de ait été sug- 



f.E UVBE DU SYNAXAIRE. 

^''■'^> -•A)ill i^/^A * -HlCIbA I M«li-T ■ «•#«] " ' ^ <^î^^'' 

V'y^\, ':■-■-■:. ■.■■'■■■■:.. 'K-;-^ '., : 4^<--- ^-r- 

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'>* 4L»4A ■ li^f * 0hrvr* hryNi* oiofMJt*' v^f4iiiT^ft'*iwfi^ « 

un jour après Taiitre et ne prèscris^^u'p^ de téMùtner no&é i^aîre 
En entendant cela, Tempâreur s^irrita et ordonna de couper leur tête a 
un glaive acéré et de brûler leurs corps au feu. C'est ainsi qu'ils acheTèi 
leur martyre et célébrèrent la Téta avec les saints dans le royaume des oie 
Que Dieu nous fasse miséricorde, par leur prière, dans les siècles des sièc 
Amen.' 

[Salut à AqrODvos et à DîmmiAayA, sa sœur, & Aniooi et à Mir 
martyrs de Dieu. Ouaud ils furent jetés par l'empereur dans la fosse 
feu, tous les quatre, il vîut du cîel pour les délivrer rehii ifui fut le si 
des trois jeunes gens, Ihiniel, Misarl W Asaria, l'ange do joie Gabriel, d 
la course est rapide. </»( ticcourt vite.'] 



\in ce jour êgalL'ment mi fête le saint abbâ Amou martyr et sainte Si> 
avec lui. Que Dieu nouj! fasse miséricorde, par leur prière, dans les sîè 
des siècles Amen. 

[En ce jour également fut martyre la sainte et pure Sofyft qui s 
porta de rudes combats, ainsi que son frère Amonyos, au temps de Diyoi 
lyânos [Diovlélkn), l'impie. Cette sainte avait des parents chrétiens. Qu 
ils l'eurent mise au monde, ils lui doimèrent une excellente éducation d 



4lc3 magistrats de la ville. L'ayant bu, la sainte de Dieu se leva du lieu où 
file se trouvait assise et, le visage tourné vers l'orient, elle accomplit 
(■ont prostrations, se tint debout et fit une longue prière. Et elle dit dans 
sa prière : < Mon Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, toi dont la louange 
est immense, guide-moi, 6 Seigneur, moi ta servante SoryA, dans ta voie 
droite, par laquelle je parvienne vers loi, et ne me laisse pas errer dans la 
voie tortueuse qui mène à la perdition. Et ne laisse pas non plus mon 
esprit penser aux voies corruptibles du inonde et A tous les désira d'impureté 
i|ue projettent contre moi mes parents. Ne me laisse pas, ô mon Seigneur, 
moi. ta servante, devenir la servante du péché et ne me fais pas servir et 
porter le poids pesant du désir du monde ; mais fais incliner mon cou pour 
<[u')t porte le joug léger de ton obéissance. » .\yaiit achevé sa prière, elle 
à'assit sur son lil et ayant demeuré ainsi un peu, il lui vint une pensée qui 
disait : « .le me lèverai et sortirai en cachette; je parcourrai un long 
chemin, j'entrerai dans l'intérieur d'un oouveiil et je servirai le Très-Haut. » 
9uand elle oui lini de penser, elle appela 'sa servante que ses parents lui 
;ivaient donnée pour la servir, et lui commanda d'apporter du vin et de lui 
d«»nner à boire. Elle lui eii apporta, et AiyjA/e en ayant un peu X'^ùté, 



flic te lai donna. Alors elle lot commanda de dormir parce que son es{i 
était affaibli par suite de l'ivresse. Quand sa servante fut alourdie par 
sommeil, Sophie sortit en secret et sans qu'on la vtl, car sa demeure et 
loin de ses parents. Étant parvenue à un chemin, elle rencontra des ge 
qui fuyaient Divoqeltyftnos à cause de la foi, et qui voulaient se cact; 
dans les montagnes et les cavernes. Elle parla à son tour et leur dit 
« D'où étes-vous? » Et ils lui dirent chacun son pays. Elle leur dit : « ( 
allez- vous? s Et ils lui racontèrent toute l'histoire de leur fuite à cause 
Diyoqeltyùnos et de ta foi. Elle leur dit : « Est*ce que ce chemin i 
conduit vers Diyoqelty&nos? » Et ils lui dirent : « Oui. » Alors elle marc 
un 'peu et fit une longue prière, puis marcha encore et arriva vers Diyoqelly 
nos, et confessa le Christ, — qu'il soit loué! — Diyoqelfytlnos, on entends 
le nom du Cliriat, — qu'il soit loué ! — fut rempli de colère, et la fit approch 
en sa présence ; quand olle fut venue, il lui dit : « Proaterno-toi deva 
Apollon. » Et elle lui dit : « Comment me prosteruerais-je devant Tceuv 
il'uno main humaine, dcviint des idoles immondes? « Sur l'heure Diyoqc 
tyftnos ^'irrita et ordonna de la llagellcr avec des. fouets garnis de fe 
Puis il cumnianda au:4si de placer âur !U>u cou une lourde pierre et de 



[31] 4* SANÊ (29 MAI). 549 

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h I fc+ * « -nAi • OÈOÈàMT » iD++'n^^ a mAn « Cîi^ t ^P^AT^S'A « K^^M « 

1. 1^ om. 



traîner sur le sable jusqu'à ce que son corps fût déchiré. Ensuite il la jeta en 
prison. Le lendemain, il la fit amener et lui dit : a Sacrifie à Apollon, pour ne 
pas mourir d'une mort mauvaise (terrible). j> Elle lui répondit et lui dit : « La 
mort mauvaise [terrible)^ c'est toi qui l'auras; car pour moi, mourir auprès de 
toi c'est vivre auprès de mon Dieu. » Il lui dit : « Est-ce que, après que je 
t aurai mise à mort, tu vivras? » Elle répondit et lui dit : (c sot! non 
seulement moi, mais toi aussi, la résurrection t'attend; mais ta résurrec- 
tion, c'est pour la condamnation en compagnie de tes idoles. » En entendant 
cette parole, il se courrouça fortement et ordonna de la battre avec des 
verges de fer, jusqu'à ce que fussent brisés tous les os de son corps. On le 
lui lit. Il commanda aussi de la coucher sur un lit de fer et d'allumer du feu 
par dessous ce lit; on le lui fil. Quand il se fit soir, il la fit jeter en prison. 
Mais cette nuit-là même, vint près d'elle l'ange de Dieu qui la toucha et 
la guérit. Le lendemain, l'empereur ordonna de l'amener, et elle vint, 
marchant de ses propres pieds, et elle-même était tout comme si elle se 
lût lavée dans un bain, v\ qu'étant sortie, elle se fût frottée d'huilo. 
Diyoqeltyànos, en la voyant (jui marchait de ses propres pieds, dit : 
« Vovez la force du charme de cette chrétienne : hier nous l'avons soumise à 
la torture du feu, et aujourd'hui elle est pleine de santé, w Sainte Sophie lui 
dit : « De charme, je non connais pas; mais au contraire mon Dieu conjure 
les cliarnu's. o Aussitôt l'empereur lui lit des cajoleries pour la faire cou- 



Au nom du Père et du Fils et de TKaprit-Saint, un seul Dieu. 



battre et de l'emprisonner. Le saint lui dit : n Sache-le donc : tu fu 
devant tes ennemis et tu mourras consumé par le feu. s Alors l'empei 
le livra à un gardien jusqu'à ce qu'il revint sain et sauf, comme il pens. 
et saint YA'qob lui dit : « Si tu reviens sain et sauf, Dieu n'a point pi 
par ma bouche. » Après ces paroles du saint, on le prit, on le battit 
on l'emprisonna, et l'empereur partit en guerre contre ses ennemis. Qu: 
il se trouva avec ses troupes en face de ses ennemis, il fut délaissé 
Fils de IMcu, créateur, égal à Dieu son père, lui qu'il avait renié, i 
partisans d'Arius l'aidèrent de leurs prières, mais il prit la fuite devant 
ennemis, ceux-ci le poursuivant, jusqu'à ce qu'il eilt pénétré dans un vill 
auquel ils mirent le feu; ses habitants s'enfuirent. Il resta avec les siens 
partageaient sa foi perverse et ils furent tous consumés par le feu. 

Les restes de son armée s'en retournèrent et s'enfuirent jusqu'à la vilh 
(Jucstcntenyà {('.nitsfanliîwplé). et ils racontèrent aux lidèles cette liistc 
admirable : la prophétie do ce saint s'était accomplie. Les fîdcles, s'ét 
rassemblés, firent sortir ce saint de prison, en grande pompe. Fidèles et 
fidèles virent bien que sur ce saint reposait la gnicc divine et l'esprit 
prophétie: aussi un grand nombre d'Ariens revinrent-ils à la foi de Not 
Seigneur Jésus-Christ. Ils se prosternèrent-aux pieds de ce saint et conf 



et sera martyr pour le Christ », — qu'il soit louél — « Ce sera ungram 
martyr; il supportera des tourments nombreux et recevra la couronne d 
rie. » Il raconta & sa femme la vision qu'il avait eue. 

Et après quelques jours elle conçut, puis mit au monde Venfant, l 
premier de miy&zyb.. Ensuite ils l'élevèrent dans la science, la sagesse e 
la crainte de Dieu. Quand il eut sept aus, ses parents l'euvoyèrent dans l 
pays d'Akmîm et le confièrent à un vieux docteur, dont le nom était Yosé 
{Joseph). II y demeura en s'adonnaut au jeûne et à la prière avec son frèr 
POtroa {Pierre) et en y faisant des miracles et des merveilles. Après qu'il eu 
atteint sa vingt-septième année, le gouverneur de la Haute-Egypte vint à l 
ville de QAw. Or ce gouverneur proscrivait les chrétiens et tuait un grani 
nombre de fidèles. Alors vinrent des gens pervers qui lui dénoncèrent ce 
saints, abbA Ebsoy et abbA Pôlros, on disant : « II y a deux diacres qui n'obéis 
sent pas à ta parole, et ils refusent de se prosterner devant Ie?< dieux. 
Alors, il les fit venir et placer devant lui, et les questionna sur toute leur coiv 
duite. Kn entendant leurs paroles, il les lit emprisonner. Au bout de troi: 
mois, leur apparut l'ange de Dieu qui leur dit : a Je suis Gabriel, messager di 
bonne nouvelle; Dieu m'a envoyé vers vous pour vous annoncer que votn 
mémoire demeurera à jamais; pour toi, mon bien-aimé libsoy, il t'est réseivi 



Douiinr ae i onue au leu, od en versa aans ses oreiiies et sa ooucoe et soi 
sa poitrine. Il commanda aussi d'allumer des flambeaux ardents et de lui 
brûler les flancs. 11 fit encore apporter des « mîrwad b ' de fer, rougis au feu, 
et les lui mettre dans les yeux. Egalement, il fit enlever les muscles de set 
mains et de ses pieds pour que ses membres se détachassent, et on le lui fit. 
Mais aussitôt vint l'archange Gabriel qui toucha ses membres et le guérit. 
Ensuite on le fit venir devant Diyoqellyànos qui le tortura par le feu, la poix, l( 
soufre et avec des sarments de vigne ; mais, de ceci encore, le sauva l'archangt 
Gabriel. 11 donna aussi l'ordre de le jeter à ta mer après avoir attaché à soi 
cou, par des chaines de fer, une grosse pierre; ils roulèrent cette pierrt 
dans la mer et la traînèrent étant attachée à son cou: ils le plongèreni 
jusqu'à mi-corps et ils lièrent Vautre moitié du corps à une grande colonni 
plantée sur le bord de la mer, pour qu'il ne fût pas submergé, et ils.h 
laissèrent dans cette torture jusqu'au moment de la sixième heure du jour 
Puis l'ange de Dieu descendit et rendit ses flancs sains et saufs, comm 
auparavant. L'empereur, à cette vue, s'émerveilla et dit au licteur : « Hâte-to 
de lui couper la tête » ; et aussitôt il lui trancha le cou et fit tomber s 

1. C'est l'araho -îj'^, pi- Je -.y", espèce de spécillum ou iiistrumcnl. urdinairemen 



le Christ », — (|u'il soit loué ! — « et demaio tu viendras vers moi. » Bifâmi 
courut outrager Aryànos et insulter ses dieux. Après lui avoir infligé u 
rude torture, U magistrat lui fit couper la tête au glaive, et il reçut la co 
ronne du martyre. Que sa bénédiction sainte demeure avec nous dans 1 
siècles des siècles. Amen.j 

[En ce jour aussi fut martyrisé saint Marqoréwos, Aflàg, Ablàwig 
Yeshaq, et eut lieu le martyre de saint Ablàryos. Que Dieu nous fas 
miséricorde par leurs prières. Amen.] 

En ce jour aussi saint Macaire fut martyr, ayant été noyé dans l'eau. Q 
Dieu nous fasse miséricorde par ses prières dans les siècles des siècles. Ame 

[Salut à toi -Macaire, l'élu, qui, pour le Christ, es mort noyé. Avant que 
lie descende moi-même à la vallée des larmes, viens, viens, médecin de te 
mat, car c'est de toi que je demande la santé, moi, homme maladeJ 

Au nom du Père et du Fils et do rE3prit->SaiHt, un seul Dieu. 



[Uj '■'*■* 6* BÀNÉ{8i MAI).' ^ -va;;:' . sso 

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1. A o/n. -^ 3. 0, P ojK. —3. A—:» 1 — 4. A — 1> • — 6- A^wr i 



LB 6 DE s&ni (31 mû). 

Eu ce jour est le glorieux saiat Téwodros (Théodore), moine, martyr de la 
ville d'Alexandrie. Ce saint fut croyant et pur; il servit Dieu et accomplit le 
divin combat. 11 demeurait dans un des couvents de la ville d'Alexandrie. 
Quand Constantin, Gis de Constantin le Grand, envoya à la ville d'Alexan- 
drie le patriarche nommé Gargeyos (Ceoryes), qui était arien, il envoya avec 
lui des troupes considérables qui chassèrent saint Abba Athanase, l'aposto- 
lique, de son siège, et établirent cet impie Gargeyos patriarche de la ville 
d'Alexandrie, après que de grandes luttes eurent eu Heu entre les habitants 
de la ville et les soldats du roi qui tuèrent un grand nombre des habitants 
d'Alexandrie. Après que Gargeyos l'impie se fut assis sur le siège de Marc 
l'évangélisto. lui à qui il ne convenait pas d'y siéger, on l'informa que ce 
saint père Téwodros contredisait les partisans d'Arius, en triomphait, les 
couvrait de confusion et leur faisait comprendre leur impiété. II ordonna de le 
saisir et de le torturer; on lui fit ce dont il avait donné l'ordre; mais il no 
lui en arriva pas le moindre mal. 

Ensuite cet impie, à qui ne convient pas l'appellation de patriarche. 



5(50 LR LIVRE DU SYXAXAIRE. [k 

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PfrA I hCA-f A « HW » A-;!-^ t fl-l: i **AA « W-A*<^ t aoVf^r'Çl o iDOT^f 
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MflA^A i dM-t « A^lh 1 iD^1-/.+ t aDfiiffiifiia- , n^-J-h « yjR^Tl- « Cl 
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Xirri^A • <.fl* t ÇA-A « ^^AA • M-A I: 
^y^'^OAh t +iw»-f:^. I AM+ 1 A^^'Th i ChA :•: 
}i'7lLK-n#li.C t ^A++RA I nMflA^A i ipAA ::] 

1. A om. 



ordonna de lier les mains et les pieds de ce saint et de Tattacher aux piet 
de chevaux fougueux et sans frein qui le traîneraient en courant sur un vas 
espace. Ouand on le lui eut fait, tous ses membres furent rompus, et sa tê 
fut coupée par morceaux. Et il remit son âme entre les mains de Dieu, poi 
qui il avait été martyrisé et reçut trois couronnes : une pour la foi en Notr 
Seigneur Jésus-Christ, dans laquelle il était le compagnon de tous les fidèle; 
— une seconde couronne, pour les combats de la vie monastique et Tadm 
rable culte dr Dieu qu'il accomplit: — et la troisième couronne, il la reçu 
pour le martyre et le dépeçagt» de ses membres pour la foi orthodoxe. Ensui 
les fidèles rassemblèrent les membres du corps du saint et les déposèrent ( 
grande pompe dans une chùsse. Ils lui firent une fête juste en ce jour et coii 
posèrent son éloge â lire au moment de la prière, dans la langue de Ru 
if/reaitir) comme pour tous les saints, et Tinscrivirent dans le livn^ des prière 
( Hie sa prière et sa bénédiction soient avec nous dans les siècles des siècle 
Amen. 

[Salul à tui, Tèwodros, moine, lié par h^s mains et les pieds au pied d\ 
cheval. La tète qui, détachée de ton corps, saula, par la violence de sa cours 
(Ifi chcvaL bouillante rapide comme le vent. Dieu la couronna de trois couronnes 



(!• SANÉ (si XI\Ï). ^ '■'''■■-■■ Ml 



lmMt»èêi^Mttmi^ir^**i'*%^^i^*iMfi^ '*]|^n^'hi^*^K- 
;h ■ Aine > «»»«4l«Ht ■ -flUt» ' • *AM * MTÏ t,«rMVV7 ' >^ fM f ^'l''*J^ > 

A.rA4l ■ IM^M^A ■ A-il ■ A4Wi^ * ^A • K-nU-fMi£ > MTt i NIHi * *0^ ■ 

h* I xrh-'K'f^» -•+<: » hChtHsf'^* iwp* » •*»*• • at/** « « 

[A^r t JMlAi •■HTM*' • (Hrt * : —MA ,!^; A 

ina4-*XA?i/«»iHicih^»iM:frAi«^ini« ■'•f^^■ 

nh-M- 1 hCAM* ■ IK» ■ jttrt. t ftrn i . ^- ? -, * • * 

1. P om. —2. 0(W".f >'Hn'i— 3. O*}" • MT" • — 4. P — ti —6.P*Af^^m 



[En ce jour, également il y a mémoire des quarante martyrs de Marynt , 
de quarante autres martyrs et de Gabra-Krestos, moine. Que Dieu noua 
fasse miséricorde par leur prière. Amen.] 

[En ce jour également furent martyrs quatre grands magistrats de la 
ville d'Esnâ; ce sont : Ausàfyoa, Tàmân, Harw&g et Bâkos; ils étaient les 
colonnes et les secrétaires de la ville et faisaient grande aumône aux infor- 
tunés et aux pauvres. Au second retour d'Aryànos le gouverneur dans cette 
ville, ces saints vinrent à sa rencontre et crièrent devant lui en disant : 
Noua sommes chrétiens ouvertement, croyant en Notre-Seigneur Jésus- 
Christ », — qu'il soit loué! — « Verbe primordial de Dieu, par qui furent éta- 
hlis les cieux et la terre. » Les ayant entendus, Aryilnos leur infligea toutes 
espèces de tortures. (^)uaiid il fut à bout de les tourmenter, il leur coupa 
In télé par le glaive et ils consommèrent leur martyre. Que leur bénédiction 
sainte soit avec nous dans les siècles des siècles. Amen. 

Salut, dirai-je, pour les quatre magistrats, qui rassasièrent l'afl'amé et 
donnèrent à boire à qui eut soif. Lorsque Aryônos vint désoler les habitants 
lie la cité d'IîsnA, ils furent les premiers à sortir de leur peuple pour être 



: tB LIVRE DDSYNAXAIRE. |i 

[MliH: I «M^i hM • iièlJ. • M'. lMA • h«nf il i A.* ■ «UH- • I 
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1. on. — >. P on. — 3. 0, P, ici et [Mi'iiis, «làr I — 4: 0,' P ont ■ m'^*I4 ■ «W 



[En ce jour également, monmt le saint père AmftnyOB, patriarche 
la ^'ille d'Alexandrie; dans le nombre des pères patriarches, il est le se 
tième. Au temps de ce père fut martyrisée sainte Sophie ainsi que ses tri 
filles. 11 garda bien son troupeau et fut agréable à Dieu, et il resta dans 
charge treize années, puis mourut dans la paix. Que Dieu nous fasse mif 
ricorde par leur prière dans les siècles des siècles. Anien.] 

Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dieu. 
i.K 7 DE s.v>K (l"juin). 

En ce jour c'est le saint et glorieux vainqueur abbA Eslciron (0, I 
Abaskirou ') martyr de la ville de Qaliu. Ce saint faisait partie des soldi 
'd'.\rvanos, gouverneur de la ville d'Andênàw (.Ih/iikJ**»). Quand arriva \'( 
dre do l'impie empereur DivoqeltvAnos (ViocU-tieii) d'adorer les idoles, 
saint se leva au milieu de ia foule et maudit l'empereur et ses dieux. Person 
n'osa le juger parce qu'il était soldat ; mais on l'emprisonna dans la démet 
du gouverneur. Quand le gouverneur de la ville d'Andénùvv se rendit à la vi 



LE MVRE OV SYNAXAIRE. 

R^fç^c t,rA«^ bfHfl)- *,mtm ! lif» ' f4^F fc'W^f 0,+ f •04 

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1. A — jtxii I ~ 2. wn. A. — 3. O, P tutd. ««jw • 



soleil ot à la lune, s'élever dam les aira et s'entretenir avee lea ét<Hlc8. 
soroer commanda de fermer la porté dé la maison de bfem, et d'iarrosér d'nr 
cette maison de bain. On fit selon son ordre. 11 prit un serpent, prononça 
lui des paroles et celui-ci fut brisé en deux tronçons ; il prit le venin et le 1 
f>t les déposa sur uo plateau d'airain, les 6t cuire, les apporta & saint al 
Eskiron ut le fît entrer dans la maison de bain; il lui donna ce venin cuit 
il le mangea. Alors ce magicien cria en disant : s O chef des princes < 
démons, exerce ta puissance sur ce chrétien l > Mais comme il n'eu urri^ 
pas le moindre mal au saint, ce magicien s'émerveilla; et saint abbil Eskii 
dit à ce sorcier : « Satan, à qui tu as demandé un secours ' qu'il ne t'a ] 
prêté, te tourmentera par la puissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 
Aussitôt un mauvais démon obséda ce sorcier et se mit à le faire touri 
jusqu'à ce qu'il confessât Notre-Seigneur Jésus-Christ. .Alors le gouv 
neur fit trancher la tête de ce sorcier et on la lui trancha (0, P : par 
glaive) et il reçut la couronne du martyre. 

Quant à saint abba Eskiron, le gouverneur, comme sa colère s'augmcnl 
contre lui, lui inflifïca une rude torture et lui coupa les teslicules. Durant ti 
ce tourment, ce saint glorifiait Notre-Seigneur Jésus-Christ. Après quoi 

1. 1,0 cunlextc el lorijrinal aiiilie qui emploio jj .^.Jc^-j, exigent ci^aicinent ce si 



5CC LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

A-*»*' » ii-ah » <iWi+ I K-fl^-fciffl»- 1 XÇA4 « ♦^^ t Afl.+ « hCA-fc/>. i hi 

fl*n > ^-njt I ah-afTih « -ïn » uié, » •«;«• « aa^a^ « n-ax » m^n « +•»/*■ 
A'fl t nie > flX'n;h • ^ch'O'p • a^x-i: t a.i' • hcA-i:^ • Mhf- • ^j^4-ft 

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C«nir-A « «"h-"»^ ::s XA-f <»»• « iDOilh-f fl«^ « fllA* » y"AA.V I A^Ao» i ^Al 
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X'»nA I H<o*A^ > A'flX t iDKinA • X^K > i*A^ :;: 

?iA I <txfl»- » ^'l'în. » Axc«rjp-A « nx* ♦ 



1.0,P >,«.". — 2.0 «If)!". 

et roinmena dans la ville de Beyûhu de la Haute-Eg}'pte. En se levant 
matin, les habitants de la ville trouvèrent cette église, éprouvèrent de grai 
sentiments d'admiration et glorifièrent Dieu. Depuis lors jusques aujourd'h 
il s'y fait une foule do miracles. Que la prière, la bénédiction et Tinterc 
sion do ce saint abbi\ Eskiron soient avec nous dans les siècles des siècl 
Amen. 

Salut à Abuskiron (jui a supporté répreuve jusqu'à ce que ses testicii 
ot sa tète l'ussont coupés au couteau. Aux cinq soldats tués de la m 
d'Arménios, mort, car il était étranger à la vie du Christ, qui furent couroni 
avec lui, S. Isrhi/ritm, à nn\ qui lurent couronnés du diadème, je dis sali 

En ce jour éLcalement lurent martyrisés les IG.OOO martvrs, que ju< 
Armàuvos. ()ue leur priôrc ol leur bénédiction soioni avec nous pour 
siècles des siècles. Amou. 

Salut aux soi/o mill<' (jui furent comptés, outre ceux (jui furoul brûlés 
outre ceux ([ui furent exilés à l'étranger, lùix qui consommèriMit la so 



r/,9] 7* SANÊ (1" JUIN). 567 

•j^A « icfr* » n«i»<!.i'n+ • hua « fliii^ » ^/ic • x^jtt^ « vfl^l* « àfh^ » 

flAA- » Kaï-^I » iDi#»AA « 9^ * 

hao I nAdA.f ' « f.tMah I 9»AA » X-JÇr* » AA»" ♦] 

i.p>.^v . 



France par la main d'Armânyos; puissent-ils se rendre avec moi aux lieux 
où je me rends, pour fouler aux pieds les têtes de mes ennemis.] 

En ce jour également [réjouverture de Téglise de Notre-Dame, la sainte 
ierge Marie, au quartier de Zawèlâ\ dans la ville de Miçr {le Caire) j après 
luelle fut restée fermée trois ans et sept mois, et cela en Tan 1020 de 
i ère des saints Martyrs. Que Dieu nous fasse miséricorde par l'intercession 
•le Notre-Danio la sainte Vierge Marie, et que sa bénédiction soit avec 
nous. Amen, amen. 

Salut, dis-je : ton église fut ouverte aujourd'hui. Comme Élie ouvrit la 
porte de la pluie, après six mois et trois ans, Marie, daigne ouvrir mon es- 
[)rit qui est scellé, pour (jue, sur moi, soit déversée la paix avec la justice.] 

Au nom du Père et du Fils et do TEsprit-Saint, un soûl Dieu. 



508 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 



^h I KIHJ^V I A.f A-A > tlCA-f A t rAA i «A^ii > fC^ i fllH. t i 
/M'O»' t Xr-flJw^: > «MUf a KA0" > r*&ç i JlXr^* > Ad i hiftCM < A-4: 
AXh * Mlih-ÙihX: I nAAf* * Mil > jMIA * -M/^ > iD7/*'Jk > A^n I 

h^ I iD<hC • -M • rjtr<: I T^MP « •+'>/»'X t iD>/»»K i AKimK^ i ne. 

athhrmjô t hCA'M I 0AAA-n i «Ai* I M-t I K«T i AKIll^^ i «TC; 

iDfUtrfh. I -M I •adtUi I n^Jtr • at-^a » Mil ■ t^^r 1 0-tfl 1 hAh^ 1 < 

1* a diAII i »IK- » «NW* i -flilb*: » •MMP I |î^«H" » a^O'i,'^ t an- 
XrA I hM'Chf' I «"AKh « X'MJh'fMu: i Af-A.^ i mhUV ■ h«B i ^^h«B 

-)n I Kf<AÊi,r • 0An 1 i-fl^j^m* 1 njCriH l 'tn ■ m^ 1 «iac^* i mhr 

Af "fl « 0^7^ I %*TO>ï > ;k.f A-A I hCA-f A t Hi* i ï4^ i «Vf. i Mil 1 1 
^AA I X«» t «TC^ • «J&K'I: I 4^C I hAh I IH: t àh^ n tof^tOf t 

1. 0, Pi»" 



LE 8 DE SAN'Ê (2 Jtiin). 

En ce jour a lieu la mémoire de la dédicace de Téglise de Notre-D( 
la sainte vierge Marie, connue sous le nom de « MehsAb » ', où est la so 
bénie que fit jaillir Xotre-Seigncur Jésus-Christ, avec sa mère, Marie 
tomps de leur retour du pays d'Egypte; car le juste Joseph, quand lui 
parut l'auge de Dieu dans nu songe eu disant : « Lève-toi, prends l'oB 
ot sa mère et va dans la terre d'Egypte », saint Joseph se leva et prit Ne 
Dame, Marie, Notrc-Seignenr Jésus-Christ, et Salomé, fille de la sœur d 
mère {vousinc) de Nolrc-Dame Marie, et ils vinrent au pays d'Egj'pte, au 
vont Quesquûm, et dans d'autres lieux. Ouand ils furent restés dans le j 
d'Egypte trois ans et sept mois, llérode mourut et l'ange de Dieu appar 
Joseph (»t lui ordonna de retourner à Jérusalem. En retournant ils vinrei 
la ville de MAliarqft, puis de là à la ville de Miçr (le Caire), de là à la ville 
Malaryà et do là à la ville de Meliçàb; alors Notre-Seigncur Jésus-CI 
lit jaillir celte source, étant avec sa mère la vierge Marie; et cette .v<^ 
demeure juscpi'à ce jour. Tout \v monde y vient de toutes los villes et 

1. « Lo Bassin » ou -« lo Lavoir »: ar. Os^Jr*' ^ Ainélinoau. Gvogr. de /7:/,'.. 23(5. 



[:,1] 8* SANft (2 JUIN). 509 

'Tuh^ • ♦JWI+ • Jcr7A I ncfr i iDj&^^in- • Krft+ • hcft-t/ç t whr 

* t JM-7A t •ÎC^r i XA*;!- • iDfl^h;!- t f HA- • rhM t A^A^» t ^Ar t h 

J&^hDtf^ > AHAAf I fltf-A- 1 A^ $ 

[iDflH-l: t AA^ I bAO I Ar^ ■ hlh t îKiA^AjH* ■ oifl'IA- • hhPthtn i 



1. A o/n. 



toutes les races, demandant Tintercession de Notre-Dame, la vierge Marie, 
eheroiiant les bénédictions par son église et par la source bénie. Que Dieu 
nous fasse miséricorde par Tintercession de la sainte Vierge Marie; que sa 
prière et sa bénédiction soient avec nous pour les siècles des siècles. Amen. 
I^Salam, dis-je, pour la consécration de ton église, bAtie là où ton fils fit 
jaillir Teau bénie; Marie, A qui prie par ton nom, nom profitable, est (ou 
(i soit ») accordé, à toute heure, un don admirable et un présent parfait.] 

[Eu ce jour aussi, furent martyrisés les 1.002 martyrs, et fêle de AtkA- 
ron et de Awlogis. Que Dieu nous fasse miséricorde par leur prière dans 
les siècles des siècles. Amen.j 

En ce jour aussi, mémoire des saints TcmAdA et ses enfants, et d*Ar- 
mAnos et de sa mère. Que Dieu nous fasse miséricorde par leurs prières, A eux 
tous. Amen, amen. 

Salut, salut à TemAdA et ses enfants, à Armànos et à sa mère, (jui se 
partagèrent sa gloire, dont le malke' ' et le martyre sont écrits dans le 
district de Jérusalem. Par le sang de leur martyre qu'ils se portent ma 

1. Prop. « eHij^ie »; ospèeo d'hymnes sacrées en l'honneur des saints. 



570 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 



« A r. S39b * nA«" I hil I 00AX' t 9«^^ I ^M^ I h«h4< ■ hlThln ■ 

MAHi t A'iifh^ I aPtù • 0IIQ i ^'nl>•0(iu: t mi* * >fl.r i ««MVf * «ni*! 

«• * ndh^* I KT^Xr*» I ^1^ I 0i*AKh t AJhiA. t llin < ^Ah i Ko» > 
M¥ « «)iV t IL^ t jwA. I K«YAV i «■AMl'H^ i «MflCptf^ i AJ^tH 
KA^JwA « 0A>0 I K^lUk-fiahC I *AJkA. t t0.r' ■ mf.tLtr » Ço- » M * Ml 

dCit* I Aii«4« > «tf-A* > ifCKh I hnmn^'^ « «M/^ ■ a.-!- i hiA t rx«i^ 

1. 0, P m4tt • — 2. A ^««M- • — 3. 0, P ««AXIit • MU • (0 •>" • ]rfl.r) • ■>• • Mt. • 
4. A — C41I (ar. sjJi,) 0, P MHuCCIiP*» • — 5. Xr> • n«V¥ P Xr» • «miV* • 

caution pour la dette, quand, pour le péché et la justice, se fera la réti 
bution.l 

Au nom du Père et du Fils et de T Esprit-Saint, un seul Dieu 

LE 9 DE SAXÉ (3 Juin). 

En ce jour mpurut le grand prophète Samuel. Le père de ce saint ; 
nommait Helqûnà, de la tribu de Lévi, de la race d'Aaron, le prêtre; \ 
mère s'appelait Anne et elle était stérile. A cause de sa prière et de son i 
sistance auprès de Dieu, — qu'il soit toujours loué! — Dieu lui donna ( 
prophète et elle Tcleva chez elle trois années, puis le présenta au sanctuai 
de Dieu comme elle en avait fait le vœu avant qu'elle ne Tcùt conç 
et il servit le prêtre Eli jusqu'à ce qu'il fût grand. Les fils d'Eli désh( 
noraient leur ministère et usaient de violence envers les enfants d'Isra^ 
Alors Dieu envoya un prophète à Eli, et il lui dit : « Voici, j'ai en ab< 
mination tes enfants et toute ta race; les rejetant du sacerdoce, je me susc 
terai un prêtre fidèle (|ui accomplira mon bon plaisir tous les jours de î 
vie. » Va Dieu suscita ce grand prophète Samuel. Lorscjue le prêtre Eli fi 



r..}; 9' SAXK ;3 JUIN). 571 

•>+ • >n,^ • •ïfl.li « Afl»'fc.A B Tkftflo f ^.A. • hU7 « ^n • AU* « %^f « Mtl. 
•n*li.C « AA<»»-fc.A • nhrh'f: » A.A.I* • KIH « ^AlfMl « fl»*îi'|î « d>««»AA- • AA*»* 
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aif.n>A- > X«Pdh%V > ^K'TlI.Xf * I iDjp.n>A- < h.A. • KAO > rhC ' oiAtl'fl « iDAfl < 
AA<n>-h.A I /hC I fliAti'fl i «DAfl t J^^OH^h i flA- • -f-ÇlCh i ^>i'7H>'' > XA 

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n» • j&n>A- 1 Ah.A. I hm * «onx'}'!* • ni^nf* > ^4!4>* > ornx'^i' i Hf.i,^f: • jb. 

'7nc I AAA ' f.*.* I h.A. • <DAAA t |14!4> > hltà-Kfii a a)X9"J^')<:'H < XHH i X 
'7H^'n«fi.C > tiTItit I vn.j^ I hoo I j&4"nA • AAXA • «dAJ^ t 4ÎA ' ll-w > AA 
A I f.4i* I X*A^X.A a iDAfl I •f-Of.ai t AhA • ^XHH • KIHji'flrh.C a XHH * X * 
'7tl.X'nrh.C I ATfï* « >fl.J& » ©♦•(Ih I Mli^ • <»AR t àtif. « * 'J'M»» » atiO, 

1. M"; P om. — 2. A — /»0»; 0, P om. avec le a suiv. — 3. 0, P — >ir" — 4. 0, 
P om. — 5. 0, P — r^n. — (». A o/H. — 7. 0, P >in ". — 8. 0, P add. >ifrr i 



'levcnu vieux, Dieu appela Samuel uue nuit, pendant qu'il était couche; il 
sembla à Samuel que c'était Éli qui l'avait appelé, car, î\ ce moment, il ne 
ronnaissait point encore la vision qui vient de Dieu; il se leva, vint près du 
prêtre Eli, et lui dit : « Tu m'as appelé, mon maître? » Et Eli lui dit : 
<^ Xoii, va l'étendre sur ta couche. » Ouand il s'en fut allé se coucher, Dieu 
l'appela une deuxième et une troisième fois et il se levait et venait près d'Eli. 
Eli comprit que Dieu avait appelé Samuel, et il dit à Samuel : « Va, 
couche-toi: et quand Ton t'aura appelé, dis : Parle, ô mon Seigneur; car voici 
que Ion serviteur /écoute. » Quand Sanmel fut allé se coucher, il vint 
vers lui, d'auprès de Dieu, une voix qui disait : a Samuel, Samuel! » Et il lui 
dit : <( Parle, ô mon Seigneur, car voici ([ue ton serviteur écoute ta voix. » 
Alors Dieu l'entretint de rr qu'il avait dit au prêtre l^lli, de ce ([ue ' faisaient 

* 

SOS cillants, de ce qu'il voulait faire envers les lils d'Eli et les enfants 
d'Israi'l. Ensuite Dieu ordonna à ce prophète d'oindre Saiil, fds de Kis, roi 
-^ur les enfants d'Israël. Lorsque Salil eut transgressé Tordre de Dieu, Dieu 
«'iijoigiiit à ce prophète d'oindre David, fils d'Isaï, roi et prophète, lit ce 



572 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [3 

/• » }i'7Hji'nfii.c « mhm I Hj^i-flc- r. al•^)nf • nfH: • *fl.jR 1 7i9»*jt«o » i^ 

Oit « y'ftAi* « ^'Tl'} a 
p f. 116 b [AA^ I A4<><»*A.A « M-t- « AII+ 1 X^^Kfr ♦ 

A^A I 4'>i<7i I An > Am'n > AA'flA- ::: 
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mf,^i*'^9o^ a iD}k9^ t cxp'ifv I A'Hir^l • A*7d:H* « anc?*»-' , -ït./»- , j 

CA^?A 1 ID-A+ I "M-h « XA1** « M+ « I^JS-A-" • fli^.Ahi«.-f«»- « ïxtfy • ^o 
^ » ^A « »»>• « f.taha»' I aifumah t ohii-t^ i loM'flA^ • AMlUi-flahC 
nh*» » »!>• • rR** « fl»*A+ I h-t-i • on.A-1 a (DhJhd • Tll* t ♦^A • ma 

1. A ■VT-/" • mitifi I — 2. 0, P finac » — ;^. A om. nm^ • — 4. Le second A ne se v( 
pas clairement : 0, 1* It-rtfVn 1 — 5. 0, P add. ♦^•l 1 — G. 0, P — cr«^ • — 7. 0, P 



Samuel fut juge pour les enfants d'Israël, vingt années, et il mourut ( 
paix. On lait encore sa fètc le 27 du mois de nahasé; mais ce jour est cel 
où Dieu l'appela et lui prescrivit ce qu'il ferait. Ce prophète exerça la pn 
phétie 1035' ans avant l'incarnation de Notre-Scigneur Jésus-Christ. Que i 
prière et sa bénédiction soient avec nous. Amen. 

[Salut à Samuel qui grandit, depuis son enfance, dans le sanctuaire ( 
Dieu. Lorsque jadis Saïil, le tenant, son habit, de sa main pour qu'il (SumiK 
ne s'cloignùt pas, déchira son habit". Dieu déchira son règne (de Saiil).] 

En ce jour également fut martyrisé saint LukilyAnos^(?), ainsi que quat: 
autres martyrs avec lui. Ce saint était (O P : d'abord) prêtre des idolei 
quand il vit les soull'rances des martyrs que l'on brûlait au fou, dont on coi 
pait les membres, que l'on llagellait; puis qu'il vit an sujet des nombrci 
martyrs <[ue l'eniperour Urlyànos (Aitirlien) jetait dans une fournaise dont 
feu était ardent, que le feu ne les touchait pas du tout mais qu'ils s 

1. A. 1000. — 2. Cf. 1 (Sam.i ilois. xv. 27. — .J. O, 1* Lukyàiios [Lucitiantis . 



[55! »• SAXE (3 JUIN). 573 

'^ I Oi+ I l^+A • ana/L • io-A** • -flMn* t «•TAA » dihrJM^ITI I h-flX-#k • 
iDTMtlh ■ ghCA*r»* I »• I tfM^Al* « iDjMUI-iii^ • Th/^ ■ iû-T<- 1 *^ ■ A 

C • AWlilfiii^^ I TIVii* I -nil^" • iDhTÇK;!- • AïkAI* t XrAAAOf^ » iPhHM • 
-M-/** I h«» > J&A^'^AF I Ain* i ♦^A i 4.n t d0 I ^A*A ■ *MM i JMA t 
AAm i dHhi: t hrAh I Hi-A^A'' « I9A4»AF t 4.0 i M i ^A+A i m^^^m^ i 



1. 0, P add. cm.» i — 2. 0, P add. %je^ i «n-/^ i — 3. O, P add. m*\H. — 4. 0, P 
hf^M^ I — 5. •K^>, P mhjM ■ — «. 0, P om. — 7, 0, P avant ^ifl^ i — 8. 0, P add. 
>UI. — IL O, P — >. — 10. O, P add. ïa^knfi 1 — 11.0 MM I fi'MA ■ *•■ ■ Kf^li- • «" P 

o/;/. (A o/ii. IblrN I /«HA, el donne hr*Alii>ourNf*Aii; ar. : ^^JLaI^ i-^) 



tenaient debout et y marchaient en glorifiant Dieu comme firent les .trois 
enfants dans la fournaise de Babylone, — alors ce saint fut frappé d'ad- 
miration et il comprit que les idoles qu'il servait ne pouvaient faire de 
même, mais qu'au contraire, si elles étaient jetées au feu, elles brûleraient, 
et que certes le Dieu qui faisait ces prodiges, était Dieu véritablement. Et 
aussitôt il cria, disant : « Je suis chrétien ouvertement. » On le fit avancer 
près de Tempereur qui le reprit sur son abandon du service des idoles et lui 
lit une foule de promesses s'il revenait au service des idoles; il ne se plia 
point t\ ses promesses, ni n'obéit à son ordre ; il n'eut aucune peur de sa tor- 
ture. L'empereur lui fit subir une rude torture : il lui brisa la mâchoire à 
coups de pierres, le flajîella très violemment et le suspendit la tête en bas. 
Puis il 1(» jeta im prison où il demeura uu grand nombre de jours. Après 
quoi, rrmperciir le fit venir et, avec lui, quatre chrétiens qui étaient empri- 
s(mnés et il leur dit : a Offrez de Tencens aux dieux, sinon vous subirez de 
•grands tourments. » Et ils ne lui obéireni pas dans sou impiété; alors il s'ir- 
rila contre eux et les précipita dans une founiais(î ardente. Mais Dieu 
lit tomber une pluie abondante (jui éteignit le feu de par-dessus eux. L'em- 
pereur ordonna de crucifier ce saint sur une croix, disant : Quil soit ainsi , 



574 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [36 

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AA « X^lU-fkhiC I f^rdtdi > nxft^^ii^ t A9AM i 9Ar « Kn'» ^*] 



1. 0, P add. XJW • A (ar. ,^^1 JJ^fi). — 2. 0, P Mlb^^'' i fh" i ^^ • licli" i — 3. P om 
— 4. O — w — 5. 0, F add. Jw^A ■ — 0. 0, P, id el plos bas, jt«" i 



puisqu'il a adoré le Crucifie. » On le crucifia 8ur la croix, et on enfonça, dans 
tout son corps, de longs clous, et il rendit son &mo en la main de Dieu. Oc 
coupa la tète à ces quatre hommes, et ils reçurent tous la couronne du mar 
tyre dans le royaume des cieux. Que Dieu nous fasse miséricorde, par leui 
prière. Amen. 

[Salut à LukyAnos qui a obtenu d'être loué en endurant les tourment! 
du martyre avec quatre hommes. Quand il ne sacrifia pas aux dieux, préfé- 
rant le sacrifice du Très-Haut, au moment où il fut cloué sur la croix /i 
rendit son âme, après qu'on eut brisé sa mâchoire à coups de pierres.] 

[En ce jour également, mémoire de Yohannes, évoque, et d'Arkolâ (0 
Arkalâ), métropolitain. Que Dieu nous fasse miséricorde par leurs prières 
dans les siècles des siècles. Amen.] 

Au nom du Père et du Fils et de T Esprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 10 DE SANÈ (4 juixi). 

En ce jour, ce sont les saintes vierges martyres DàbAmon et Bestàmon e 
Sophie, leur mère. Voici le fait. Un homme, du nom de Waresnof, qu'oi 



[57] 10* SAXE .4 JUIN). 575 

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1 . t»,0Hi^ P nA#»^ I — 2. 0, P Hf . — 3. MC A ; 0, P Olf • «KUMl • J(A» i — 4. 0, P 
«II** • AX" — 5. 0, P — •^. — 6. 0, P aW — 7. A om. (0 »IIA"). — 8. 0, P Itfk^AH^ • 
— 9. A — •► I — 10. 0, P •XfA^j-N I 



voulait sacrer évéquc, s'unfuit à la ville de Tàlimun ' du district de Banà, 
et demeura près de ces saintes. Cette nuit, lui apparut l'ange de Dieu qui 
lui dit : « Pourquoi dors-tu, quand il y a à combattre et que les couronnes 
sont prêtes? Lève-toi, va vers le gouverneur, et, devant lui, confesse Notre- 
Seigneur Jésus-Christ, pour que tu reçoives la couronne du martyre. » 
Dès son réveil, il apprit à ces saintes sa vision, et ils convinrent tous de 
recevoir la couronne du martvre. S'étant aussitôt levés, ils se mirent en 
marche, arrivèrent près du gouverneur et confessèrent, en sa présence, le 
nom de Xotre-Seigneur Jésus-Christ. 11 leur fît subir de grands tourments 
et les jeta en prison; puis les emmena avec lui de Balbal - à la ville de 
Senhur. Leur mère les suivait. Et le gouverneur leur dit : a Offrez de 
l'encens aux idoles » ; mais elles refusèrent. Après cela, il les tortura, et 
Dieu envoya son ange auprès d'elles; il les fortifia dans les tourments et 
guérit leurs blessures. Puis le gouverneur les emmena avec lui à la ville de 
Sa, et les prêtres des idoles dirent au gouverneur, de sainte Dâbî\môn, qu'elle 
maudissait les dieux. 

Or il y avait une femme, belle et très charitable, qui priait toujours sans 

1. () Gi'limus, 1^ Gelimun (Cf. Amélineau Gêogr, de VÉgypiCy 8'i. îHi). — 2. O ? 
Xabalbal. A omel ce nom. Ainrlineau. 00, . ULiJo Benschîl; ins. vat. ar. 63. JUb (?K 



Ô76 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [58] 

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A*je-Al-A « WP"} « A+A«P I *iD«A+ » «"Ih-^W-^^* • «nh-yn» » »rtk • 'Ml. 
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^n^ I iDf.i„ahtt I «f^AA-l:y a iD}i9^ I aij^j&<p i <d«A+ » 0.+ « T**A • mifl^ 
1* » «B-Ai.'xh" » A>îfli « fl«»«PdA « whOhbM • h^n.+ » T^Hi a aij&a>A • «"h«7 
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4- ' CXA a iDhahàhV « KçK > i/IC'" > <»«•*-•> i hIAI* « *fhfl»-JÇ,"P « ^•>H" « JE. 

1. monat^ I -AïtA.)- » «A.* (P dlfl;^ et oin. iwVjB* — h«ht). — 2. 0, P Nil i !!.>»«■ i — 
3. 0, P*^4. • — 4. (), P OOT. — 5. A — rft 1 — 6. A 7.A-" 0, P — m I — 7. 0, P — •• — I 
— 8. 0, P fla>-)li'^ti(: I — {». A ont. — 10. add. no» • jBf"** « C>iO, P oin. aha-" i >»ç" i 
o". — 11. 0, P Mn; n ta». 



cesser jamais: et elle avait uac fille nommée YônA. Elles tissaient de beaux 
vêtements de difi'érentes couleurs, et elles faisaient l'aumône de ce qui leur 
restait. Eu apprenant son histoire, le gouverneur envoya un licteur pour 
lui couper la tête; ce licteur se nommait Awlogi. En arrivant près d'elle et 
en voyant la beauté de son visage et son air augélique, il fut inspiré, par 
la gràec de Dieu, de ne la point tuer, mais il la conduisit avec lui vers le 
gouverneur. Elle salua donc les gens de sa maison et sortit de la ville de 
Denfa'. Quand elle arriva à la ville de Si\, elle se rencontra avec saint 
WavQsnoï et ses compagnes et ils se saluèrent entre eux. Le licteur Awlogi 
confessa Notre-Seigneur Jésus-Christ, et fut martyrisé : on lui coupa la tête 
au glaive. Comme lui, ces saintes confessèrent Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
et furent martyrisées. Sainte Dàbàmon fut suspendue à une roue ot on lui 
lit subir de grands tourments: elle resta à la torture de nond)reux jours; 
Dieu la fortifiait, lui donnait la patience et guérissait ses blessures. P^nsuite, 
un la jeta en prison où elle demeura (iuel(|ues jours: puis on la lit sortir de 
prison cl le gouverneur lui dit : « Oiïre de Tencens pour les dieux. » Comme 
elle n'écoula pas son ordre, il commanda de lui couper la tète: on remmena 



[501 10« SANÈ (4 JUIN}. 577 

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1. 0, PmMt" I — 2. 0, P — h* • — 3. 0, P owi. 



hors de la ville; toutes les femmes rcntouraicnt et pleuraient, mais elle, se 
rejouissait et exultait : on lui trancha la tête au glaive ; de même, à sa mère 
et à sa sœur on coupa la tôte: et elles reçurent la couronne du martyre, dans 
1c royaume des cieux. Que Dieu nous fasse miséricorde par leur prière. Amen. 
[Salut à Sophie, et à ses filles D:\bi\mon et Bestàmon qui s'unirent et 
s'entendirent pour le martyre avec Waresnofà, Yonà et sa mère, de la ville 
de Denfà; qu'elles m'enlacent de leurs mains, pour m'empéchcr do tomber, 
comme la poule couvre ses petits de son aile.] 

I^En ce jour également, mémoire d'Aqlimos, martyr, d'abbA Na'an et 
de Ycsak. Que Dieu nous fasse miséricorde par leur prière, dans les siècles 
des siècles. Amen.j 

En ce jour aussi, est la commémoration de la grande joie, qui parvint 
aux confins du monde et dont se réjouirent les anges célestes : en oe jour, en 
eifet. fut promulgué l'édit de l'oinpereur fidèle saint Constantin le juste, dans 
toutes les villes et les provinces de son empire. II décrétait la fermeture des 
temples d'idoles et l'ouvcrlure des églises chrétiennes. Ce message, rempli 
de joie, arriva à la ville d'Alexandrie, juste à ce jour; puis on expédia ce 



578 LE rJVRE DU SYNAXAIRE. 

«A f. ifiia «D^y^ : ^ïoHp i AH-fc 1 oofiMnt > -lin > if-A" I a*ihahc-t I «mx* B m- 

toi-ni. I n^A « (Ihoo I ifl: • dAl* B atOh'MiYy > hooJm&'iaDi- , aoyi/»» 
+'Î"W''* » "!.«»+ « AKn • }iAlllJ^*f?A I A.+ I W41- • Min<: » ^All^J^C 

nA0» I ^•n > «DIDAJ^ > œao'ti.n i 4»^/| i hth^ > h9"All 8 

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M-k « dAl- » m • ♦^.ft I 7AdH)Ç^A I fl«ïft1* I ÂCX/ » «"A* 

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1. O, P om. — 2. 0, P 4D;ti7 1 ti" — 3. A n — 4. Mf t tht i — 5. P >fl-h 
b. P H.". 

message dans toutes les provinces d'Egypte. Les fidèles se réjoiiire 
Télévation de Texaltation de la loi chrétienne et de la gloire de la 
vivifiante; ils fermèrent les temples des idoles, ouvrirent les églises 
tiennes, et firent une fête, juste en ce jour, et c'était durant la onzième 
de son règne à Constantin et dans la première ' constitution d'Alex 
comme patriarche de la ville d'Alexandrie. Que Dieu nous fasse miscri 
par leur prière. Amen, Amen. 

[Ce jour a été nommé la fête de la joie par les hommes rassasiés d 
de la sagesse comme le petit qui tette encore. Recevant le message ( 
juste, les anciens temples dédiés au culte des idoles furent fermés, car i 
les églises clirétiennes, en ce jour, furent ouvertes.; 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 11 hK s.vNK (5 juin). 

En ce j(»ur mourut saint Galàw yos, martyr, semblahle aux anges, d( 
royale, vaiiH[ueur dans le combat. Ce saint lutta d'une façon admira 

I. I/ar. ^/yj^; J»' sj, 'Uix premiers temps du patriarcal » : ce que le traducteur 



(ili 11* SANÊ (5 JUIN». 579 

.C'A- I wÇ? « «DV/^K « MIA.A » nh.f.'ntit ' a maon • IM1<: « Tf"»* « '}Ay» » f» 
M, 1 ID<D^A t A'dWii* I HA'JA^ • HA.f rfiA^» » fl»X^+* • rt'^^1î+ a ATI*»* » * 
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1. 0, P nft I MK." I n«01/^ • «-7/1- 1 — 2. 0, P w t (ar. ««Jl). — 3. h-HTA/fA, P 

}fnTA^<l • — 4. offi. A. — 5. 0, p — > I nV I — > — 6. 0, p />1MI I — 7. 0, p m^auf i — 
s. 0, p om. — ». (), P hc-r»/ • — 10. 0, p 901'fth 1 — 11. 0, p add. nmAJt. » — 12. 0, P fitt' • 



reçut la couronne incorruptible du martyre; il méprisa la gloire de ce monde 
'phémère et hérita la glorification éternelle qui ne cesse point et la grâce 
•éleste. Le père de ce saint était frère de Nomàryûnos [Numérien) empereur 
•le Kome, et sp nommait Ablelmàwos (0 : Abtelyânos, P : Abtelwos). Ce saint 
■ •tait fort beau d'aspect, comme Joseph, lils de Jacob-Israël; il était brave 
à la guerre et se distingua par-dessus tous les jeunes gens d'Antioche, cher 
à chacun à cause de sa beauté et de sa bravoure. A cause de la vive affection 
ijuou avait pour lui, on peignit son image à la porte de la ville d'Antioche 
l'i l'on peignit amsi l'image des ennemis vaincus devant lui et fuyant. Le 
saint avait lu beaucoup de livres des écrits ecclésiastiques. L'empereur de 
Rome entendit son histoire et désira le voir; il Tenvova demander à son 
père qui le lui envoya. Quand il y arriva, Tcmpereur de Rome sortit avec 
ses troupes à sa rencontre et fut très content de lui, ainsi ([ue tous les habi- 
tants de la ville. Kn ces jours, éclata la grande guerre des liabitants de Quez 
»'t des habitants d'Armàii (Arménie); saint Gah\wdyos marcha contre eux, 
les battit, prit leur roi * et les mit en déroute; après quoi il retourna à la 
ville d'Antioche et trouva ((ue Tempereur Diyoqellyûnos (Dior Ici ien) avait 
leniT' Xotre-Sei^rneur Jésus-Christ, (»t servait les idoles. 



:m LE LIVRE nu SYXAXAIRE. [i 

oi+AVhai- 1 nn)?.V*lf tf»- « hOT I ff,Wah i Rfl«*im- 1 nïi"»+ » A<»»- « AXIlLTi 
;^f rt-A » yiCA-f A » oihA+CM^iii^ • fif^^n I nh^^A « -AÎiA.' t ^iCP-B « ai, 

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>iAAf- « f-h^OH s f.aD\ia^ a airhi! i Ali^*» « 'Irfl • ^.f^AT^VA i aij&(kA 

1. O, P om. tD — 2. O, P om. — 3. O, P CT*^ i — ^. 0, P arf^f. lD#nf;l-fl:l^ i — 5. 0, 
MIM , — (5. 0, P — ^ • — 7. 0, P AV ' • — 8. 0, P iPtiD' • — 9. 0, P /ut" • «7" • 10 
10. 0, P après idj&4»)-a*Yi • 



Il avait un ami du nom de Fiqtôr, fils de Hermânos, et en tout tem 
ils s'entretenaient sur les paroles des saintes écritures co qui leur était 
sur utile pour le salut de leur ;\me. Ils convinrent entre eux de verser le 
sauî^: pour le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Or Satan leur appai 
sous la forme d'un vieillard et feignit d'être contristé à leur sujet en i 
saut : c( mes enfants, beaux jeunes gens, fils de rois, j'ai peur po 
vous et suis contristé pour vous, et je vous conseille de vous entend 
avec cet empereur impie afin d'oiïrir de Tencens à ses dieux, quand 
vous Taura ordonné. Ne transgressez pas son ordre; pour vous, vous ad 
rerez le Christ dans vos maisons, car cet empereur est énergique, puissant 
implacable. i> Mais Notre-Seigneur Jésus-Christ leur fit comprendre q 
celui qui parlait avec eux, c'était le diable. Alors les saints lui dirent 
(( O rtrr rempli de tout mal, et prre du mensonge, éloigne-loi de non 
car toi, tu t'opposes à la voie de Dieu, à tout instant. » Aussitôt s< 
aspect se changea et il d(»vint comme un esclave noir. 11 leur dit : « Voi 
(|uo je vous préviendrai auprès du roi, et je lui ferai verser votre sang. 
Satan alla vers Diyoqollyànos (»t lui dit : a Si tu ne mets à mort Gahh 
(lyos et Fiqtôr, ils se révolteront contre toi, ils te tueront et prendront t< 
empire, car ils sont de famille royah.». » C'est pounjuoi rempercur envo; 



C,:\] 11' SANft (5 JUIN). 581 

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lAflHJÇ-f-A « A.'l-7flC » H7+ « l-fl^ « fli;i.1^^Rfl»* » 'MiHH « •»!•/*' a œhah/»' 

1. sic A • O, P /•.•.•7r. I — 2. (), F hnf^-to- • — 3. 0, P ajî." i — 'i. 0, P ïi«» • — 5. 0, P 
oin. — (î. O, P îi«» I jR^ovrT I (A h.t«»' nr. «^ .,U). — 7. O, P /•.AjtJ»» i — 8. O, P Ai». 
Ht-fli I — i». O, P add. rDk'V-fchV i a»^"7'»»r i — 10. O, P mM i c" • hCfffl i — 11. 0, P 



appeler saint Gahiwtlyos qui vint vers lui; et il lui dcmamla (l'offrir de 
l'encens à ses dieux et lui promit de le mellrc à la place et dans la charge de 
son père. Mais il ne se rendit pas à sa promesse et ne lui obéit point. L'empe- 
reur n'osa point l'entretenir dans cette ville d'Anlioclie; mais saint Galàw- 
(lyos parlait audacieusement à l'empereur, sans crainte, et le maudissait. 
Alors llcrmànos conseilla à l'empereur Diyoqeltviïuos d'envoyer saint Ga- 
làwdyos au pays d'Kgypte et de l'y faire tuer, « car il est, dit-il, i-ebelle ainsi 
que mou fils Ficjlor ». L'empereur écrivit un message pour le gouverneur 
(le la ville d'Andènâw, disant : a GalAwdyos ne nous a pas obéi et n'a 
pas écouté notre parole et ne s'est pas soumis; toi donc, gague-le par tous 
tes efforts, s'il se rend à notre prcscriplion. c'est bien; sinon, tranclic-lni la 
li'te au glaive. » Quand saint Galùwdyos apprit (juo l'onqiereur le faisait 
(\\l>écli(T au i)ays d'I'^gypte, il appela Sadrikos', mari de sa sœur, lui lit ses 
rocoiumandalious lO, 1^ : sur celte dernière, la lui confia), lui dit adieu et partit 
au |)ays d'Ejj^yptc avec les envoyés de Tenipereur. A son arrivée chez Aryà- 
iu>s, gouverneur d(^ la ville dWndénàw, Arvànos, Tavanl vu, s»' leva vers lui. 



582 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [i 

h « **ft* I MA » ^.i-^VdMh » '^OM s h^w» i ;l-ftA+3i « fl^Ah • M « h^ • 

• o r. 9 a ÇK'-li* I nDfM I AR-> a œaogrh*^ » Xfl«»- « AA*/nc' i -ÏO i 111^ i MX 

Af. 202 a HD I /^pu* i A4»*A I lAlo-JC-f-A «*fAH. i J&>-flC ' » flin^ » hA*PT a MM 
•riA-C • fjràïih » flXA** • lon^hi: » e UA- » ^^AA.» • h^l a 

1. 0, P add. 7'ïtfHj^A • iDjfirkA* I — 2. 0, P A^ I hk" i — 3. 0, P A*Jï.ll • /. " i — 4. 0, 
/irfrf. n;ri* I — 5. 0, P jB> ' I jBîfc ' I 



baisa sa main, et le supplia par ces paroles : a O mon seigneur Galâwdyc 
ne fais pas cette chose, ne transgresse pas Tordre de l'empereur! » Sai 
Galàwdyos répondit en lui disant : « Pour moi, je n'ai pas été envo 
vers toi pour que tu me séduises par tes discours, mais pour que tu a 
complisses ce que t'a commandé l'empereur. » Et ils s'entretenaient e 
semble ainsi jusqu'à ce que Arvânos se fut irrité; il avait dans sa ma 
un javelot, et il en per(;a le saint qui rendit l'esprit aussitôt et reçut 
couronne du martyre dans le royaume des cieux. Il vint des personnes fidùl 
qui prirent le corps de saint Galàwdyos, l'enveloppèrent magnifiqueme 
des linceuls funèbres et le mirent avec le corps de saint Fiqlôr. Ils d 
meurèrent ainsi jusqu'à la fin des jours de persécution: alors la mère 
saint Fi([lor vint à la ville d'Andénàw, enveloppa leurs corps, et les a 
|)orta à la ville d'Antioclic; i)Ourtant, on dit que le corps de saint Galà^ 
dvos repose maintenant dans la ville d'Asyut. (^)ue Dieu nous lasse mis 
lii'orde par sa prière ot que sa bénédiction soit avec nous. Amen. 

Salut à GalAwdcwos qui, rovétu de la foi au Christ, u\i pas aimé 1 
vrtements royaux; pendant qu'il réprimandait le gouvenK^ir impie, du glai 
acéré de sa main il préféra être percé, plutôt que lui prêter roreille et r 



iG5] 11* SANÉ (5 JUIN). 583 

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nA<n> > X^n > tomfiiX: * atao-^Ui i ^•^A « ÂA-^ « Ây*Ah a 



1. 0, P NM<li^ I A" I — 2. Atl.<^<l«*/> • 



[Salut à vous, o centaines vingt et une, et encore soixante-sept com- 
pajjjnons sous le joujj; du martyre, compagnie de Mar GaliUvdéwos, de nais- 
sance royale; veuillez présenter ma prière sur l'autel du Père, pour que le 
désir de mon cœur soit accompli.] 

En ce jour également a lieu la commémoration de la dédicace de l'église 
des 40 (O, P : soldats) martyrs, dans l'église de notre Sauveur Jésus-Christ, 
dans la ville d'Alexandrie; [et la commémoration de Kirubyànu, patriarche]. 
<^ue Dieu nous fasse miséricorde par leur prière et que leur bénédiction soit 
avec nous. Amen. 

Salut à la dédicace de ton église, Jésus notre Sauveur, qui est à Alexan- 
drie: vers toi, ù Seigneur, j'élève mes yeux; que, de l'esclavage du péché, 
tu me donnes la liberté, je l'attends d'un instant à l'autre, toiijaur.s.] 



\u nom du Père et du Fils et de lEsprit-Suiiit, un seul Dieu. 



584 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 



J&+W1A » nW+ • m^f. I MA I hmàifah a Tf-|+ i H^Ai^CAP- > A\.^fr 
AA > >« I iD^n I étCy « îi^klh I Â^^fr I f^ÙBl^ • M I ahlii: » A.+ I A^l[ 

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Kti • K^ïoifl • AA « iDC-ï^ a aifl^A i MftX^ • ^•JC-AI- • JC-flA i ^C^ 
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^iDgAA • OICV a (DM • tcn I XH. i d^ç* « KHH • AH* • ♦JC'AI- 1 -flhA. 
hoD I tu^KCà « ^}î'fl»+ I HW » IO-X+ I f>n^C » iD^JC-^-Rfl I XA- » pfl^A 
oiA^A^ » A^;»- 1 ïiao i j&A«}A i A-fc » /^à^ » <w»AWfl i Ifin-C « 'TLhh.A i ( 
+ I ftjh I iDf,aDW » 10741^ i At i H1+ a mM i W^A « M-î- i H-fc i ♦ 

1. 0, P fHéi^ ■ Atnl)l^ I 0»'' I — 2. 0, P om. Dans et P, la légende de sainte 
phémie suit celle du temple de Saturne. — 3. A — r*r* (sic) ; 0, P, et A plus bas, > 
f I (Cf. Budge, St. Michael the arch., 70). — 4. A »)•". — 5. 0, P add. tUMJ: ■ 



LE 12 DE SANÈ (6 JUIN). 

En ce jour a lieu la commémoration de Tange glorieux Michel, chef 
anges, archaîuje, qui intercède pour le genre humain. C'est lui qui apparu 
Josué, fils de Nawô, et lorsque Josué eut peur de lui, il lui dit : « Je s 
le chef des milices de Dieu. » Il l'aida, il détruisit les Amalécites, il s'c 
para de Jéricho et pour lui, pour Josué, il arrêta le soleil. 

11 y avait une femme du nom d'Awfimyù ' ; cette sainte était la femme d 
homme qui craignait Dieu; il avait l'habitude de faire de nombreuses aumôn 
et de célébrer trois fêtes, chaque mois, à savoir : une fête de l'ange glorie 
Michel, le 12 de chaque mois; — une fête de Notre-Dame la sainte Vierge Mai 
le 21 de chaque mois; — et une fête de la nativité de Notre-Seigneur Jési 
Christ, le 29 de chaque mois. Quand approcha le jour de sa mort, il commar 
à cette sainte femme de ne point cesser les aumônes qu'il avait coutume 
faire, et principalement ces trois fêtes-là. Elle demanda à son mari de fa 
peindre pour elle Tiinage de Tange glorieux Michel dans sa maison et de 
lui remettre; et il le lui fit. Après la mort de cet homme, cette sainte av 



'671 



12» SANÊ (6 JUIN). 



585 



A-t I nX9^AA • ^nAl- « iw»JlfiA/&1- • œaoKh » 'ïfl.y « * iDM » |i1S"IC » ^ftA. * 

C « h^ « A./iAX'** I AhAîi • -OXA. a XA^ ■ AX^^ i lfi>- « ^lm.;H- • m* 
^1- • KfhTà* I ïlAX • »•+ a XC « j&hiD-V-' « A-nX « XA • +4tT^ i Afl^ i 
hCX^tf-* « AX'7lU^-fl#li.C « hiw^TI a aiAfl • X.A»*M- > 9^\lC » mAm « KCV 
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ïmjlAiiiC:*® « Ak » oiWiAfl-*^ • fll-O^ • 09 A • (Ùïao i A*^i8 a loXAf-ChP « A * 
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A.*** I iDh'\n I ^^X-X • A-fc • l-X^^CjH- • XWXAÇ+ • •AA.I- 1 Ahm» i X-iC 

1 . 0, P — n.. — 2 . A «^0-VA. I — 3. 0, P •" I ^ " I — 4. 0, P add. N> i — 5. 0, P hjBMil" 
(A KA '). — 6. 0, P om. — 7. 0, P )&YiflH-v ■ Xf . — 8. 0, P orfrf. «hfAA.tf- 1 — 0. 0, P om. 

<»n:J I — 10. O, P mmmh' (ar. Nj:^i>l) — 11. A Tl-V* ■ — 12. 0, P ^AU^ • 



•outume de faire ce que faisait son mari. Satan conçut de la jalousie contre 
"lie et se montra à elle sous Tapparence d'une veuve religieuse; il vint à elle 
jt se mit à Tentretenir et il lui disait : « J'éprouve de la tristesse à ton su- 
j<ît, et j'ai de la tendresse pour toi. Maintenant, je te conseille de te marier; 
lu auras des enfants avant que ta fortune ne disparaisse et qu'à la fin tu 
lie tombes dans la misère. » Puis il ajouta : « Ton mari a hérité le royaume 
les cieux et il ne désire point les aumônes. » Elle lui répondit en disant : 
H J\ii fait promesse à Dieu de ne point m'attacher à un second homme : car si 
les tourterelles et les corbeaux ne connaissent point de second mari, et com- 
ment en serait-il de la sorte chez les hommes qui ont été créés selon l'image 
Je Dieu? » Comme elle n'avait pas écouté son conseil, il changea son aspect et 
vociféra contre elle en disant : « Je reviendrai vers toi un autre jour. » Alors 
rllc prit l'image de l'ange glorieux Michel et, grâce à elle, le mit en fuite. 
Quand arriva le 12 de sané, elle songeait à célébrer la fête selon son usage, 
quand Satan lui apparut à nouveau sous l'apparence d'un ange, et il lui 
«lit : a Salut à toi. Je suis Michel arcliange ; Dieu m'a envoyé vers toi; il t'or- 
Jonne do suspendre ces aumônes que tu fais et d'épouser un homme 
croyant. » Et il ajouta : « Sache qu'une femme sans mari ressemble à un na- 



586 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

i-n^iu • XA^ « XM: « 1-AAfl. I x*"Tii+ t 9A*" I nn-t t Ml- « mçu- • 

+>5Aio I A»U » MllA-nilbC t *MA,^A+CA. • Mf^J ■ lo A. j&A^* « Min 
Kf'^ihAf' I aHA+ » An « A-nX* • lOiDiin I AA» » i»9C7 « oHii* • A^jt 

A » lO'ïn • huçl- 1 iDiTDjtrh.^^ l 'ïo,/ I maornoB^ • A-i»»- • ïtùr • 11*; • h 

1. 0, P — tiTif^ • — 2. A m)^" — 3. 0, P Xi«»ft • — 4. 0, P A i — 5. 0, P -^n i ••'' i 
C • — 0. 0, P mmmlf • — 7. 0, P arfrf. ^AXH i — 8. 0, P M VV • KCXf • •liTI'V « K.Ar^ 
At a AH I AUlfc • If K.t^Ar • (A 0Kj&Af*à). — 9. (P 0/lf . Il) A et 11. — 10. A mfiT^KK • 



vire sans capitaine * . » Et il se mit à lui apporter des témoignages des li^ 
de rAncion Testament, qu'Abraham, Isaac, Jacob, David et d'autres enc( 
ceux-là s'étaient mariés et avaient plu à Dieu. La sainte lui répondit 
disant : « Si tu es Tange de Dieu, où as-tu l'insigne de la croix? car 
soldats du roi ne vont nulle part sans avoir avec eux Tinsigne du roi. » 
lui entendant dire cela, Satan changea son aspect, puis la saisit et cl 
cha à l'étouffer; mais elle invoqua Tange, Michel; celui-ci, sur-le-chai 
arriva près d'elle et la délivra de Satan qu'il saisit et se mit à châtier 
Satan le suppliait en disant : a Puisque Dieu a patience avec nous jusq 
la fin du monde, aie pitié de moi et ne me torture pas maintenant. » Va 
le laissa, puis dit à sainte Afomyà : ce Va mettre ordre à tes affaires, cai 
sortiras de ce monde aujourd'hui. Voici que Dieu t'a préparé ce que 1 
ne voit pas ni l'oreille n'entend, ce qui, dans l'àme de Thomme, n'est 
pensé. » Et il la salua et monta au ciel. Après raccomplissemcnt de la ci 
bration de la fête de façon convenable, elle envoya un message' à Tévè 
et aux pnHres; ils vinrent vers elle et elle leur remit toute sa fortune p 
qu'ils la donnassent aux pauvres, aux malheureux et aux indigents. Ensu 



m] 12' SANÈ (6 JUIN). 587 

[AA*» • A^C*»/* • m'A* t A«»A*^ î:« 
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1. 0, P add. \t»-C 1 — 2. 0, P •. — 3. 0, P orfrf, ilMf • — 4. P KKKf i — 5. 0, P «f» 
»■>/*■• • M/^lÉA' ■ ni» • — 6. IIYA.1»il • p hTHjT» 1 — 7. 0, p fl" • *• " i — 8. A Hirc • (P 
M-") — 9. (ici et plus bas) i»»»" P Mt i XJl". — 10. 0, P t*Jl*tt • On^t • mvjUj(.9K • 
î»rTnM — 11.0. P»A"i 



olle se leva, pria, prit Timage de l'ange glorieux Michel qu'elle invoqua, la 
déposa sur sa poitrine et sur son visage, puis mourut. 

[Salam à Afomyà qui a vaincu le diable, quand il l'attaquait en un discours 
mensonger. En ce jour, comme il lui plut', en plaçant l'image de Michel sur 
son front, elle passa de la peine de ce monde au repos éternel.] 

Quant à la raison pour laquelle on célèbre en ce jour la fête de l'ange 
iifloricux Michel, la voici. Il y avait dans la ville d'Alexandrie un grand 
temple qu'avait construit la reine Akla'obatrû (Cléopdlrc) fdle de Batlemos 
{Pioléînée) roi d'Egypte sous le nom de la planète Zolial (Saturne) et on eu 
faisait la fête à Alexandrie le 12 du mois de sanô. Il se trouvait dans ce 
temple une grande idole d'airain, extrêmement imposante, du nom de Zohal. 
On avait coutume de lui immoler de nombreuses victimes au jour de sa 
fête. On demeura dans cette pratique de célébrer la fête de cette idole 
jusqu'aux jours où AbbA Alexandre fut ordonné patriarchcy c'est-à-dire plus 
de 300 ans-. Quand Abbâ Alexandre fut ordonné patriarche de la ville 
d'Alexandrie, que régna Constantin le juste, et que la foi chrétienne orthodoxe 

1. Ou a comme Dieu l'avait fixé ». — 2. O, P : à la fin de 300 an» et davantage. 



588 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [70j 

6iMng:Cti • ho» I Satine I iiOhM: I mf^ • aij&hAXP » -ti^-^i ■ A-nX i NU 

1^ » hMntxrcf • iD|&fl,Ap I •»*> • lioDjn , him ■ i-7nc I n^A- 1 ATr>* i m 

r^ • iDÇih • :JAf • X^^^Jt^** I XiO^li^^i • *AA1- I iD^^iDArib • AôM ■ A 
^W B miw%ao* I Kn ■ ïtAAtlIXrf^A » •flH-:> • iohiP+ i A-mn i iDj&|kA*in^ i 
ïihao I Tf-i-i: I m/'l- 1 mh^fthM^^ • iDA«J&n4^A « l»HA ■ ^-ndA • A-* • IP-M: i 
faoMiao- I AA^^Ç^ « iDfiAII i ^OUfin^* • XAAIl1A-C?A • AK<w • ànàlnao- 1 

*XAiHi I lA-oir^ • ATTj* • ^/'i- • *iD'î*jcA ■ »•»^^n^ • im- • mcntn ' flft 

int- 1 àimfiiMi I ton-C I '^flh.A • A.* • <»AMl1- • œtu^Cà • *»*»+ t fl'^A^ • A- 
♦ n iDuo/^fA^A ■ Ah*7lU^-fl#ibC i AlhA • ioKAlW*1- ■ iDKn«7A « nf!»mHihP 
t^ » j&'flAAPu»- 1 M^l I m/^AJuÇ*» • iDAy-A"» » h^ ■ ^i-MIA • ^Ahlfl • hfl- 
C • '^hh.A I fl^-HiMlii»* • ♦Jt^ I MtOA • A^f A-A • llCA^A • œh/^é^Ctf^'t 
TI1+ t nnC I ipÇ^ I iDi-^HH* • A-* a o^diil^ • ahhi* • ^if-^n I n.+ « llCA 
ilft • nAii»- 1 A^AMi I tliw; • -TLhfciA 1 A.* • «AKWh ■ i»Jirt- » *ionM-'« 

n.+ i ticMin » iMîAc^ I ma/:^ ■ XAh • wu^ ■ +jm^ i n-n#ib^ • nu 

X" r lO^miTincV 1 Aj^X-t • n,+ • hCA-fc^l « id+ipC^ ■ TII* t (I'JA i <Dlfi>. I 
•A-nX t W-A*aiH® f (IrhiD-C^ t )&rfl<. i H^ït • ll'^A i A^AMfl • Iflfl-C ■ nfl 

1. 0, P — *-Mi. — 2. 0, P om. • • — 3. 0, P add. m i — 4. A (ici et plus bas) 
•H-Vli I n^A I — 5. 0, P )!•• I TrM" I — 6. 0, p ••>♦" I r*' I •^^ftr i — 7. A mwt^Ca^ i — 
8. P — t (0 o/w.) — 9. 0, P \h'' I ft". 



se fut répandue, Abbà Alexandre voulut briser cette idole; mais il en fut 
empêché par la populace de la ville d'Alexandrie qui lui dit : « Nous sommes 
accoutumés à faire la fête de cette idole ; voici que 18 patriarches nous 
(0, P : t') ont précédés et ils ne nous ont pas modifié notre usage. » Abb& 
Alexandre les réprimanda beaucoup et leur déclara par ses paroles que c'était 
une idole qui ne faisait ni mal ni bien ; mais que celui qui en faisait la fête 
adorait les démons. Et Abbc^ Alexandre ajouta : a Si vous écoutez mon conseil, 
je vous organiserai cette fête de la façon dont elle a été jusqu'ici; voici 
comment : nous briserons cette idole, nous consacrerons le temple, en en 
faisant une église sous le vocable de l'ange glorieux, Michel l'archange, nous 
fixerons cette fête en son honneur, et le sacrifice sera pour le Dieu très-haut; 
les bœufs et les moutons que l'on sacrifie, que les pauvres, les besogneux 
et les indigents les mangent pour que l'ange glorieux, Michel, intercède 
pour vous auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Ce sage avis leur plut; ils 
lui obéirent, et arrangèrent le temple en église sous le vocable de Tange 
glorieux, Michel l'archange; ce fut l'église connue sous le nom d'église de 
Qaysâriyyà [Césaréé)\ elle subsista jusqu'au règne des musulmans dans le 
pays d'Egypte, qui ruinèrent cette église. Cette fête ayant été instituée, les 



71J 12* SANft (6 JUIN). 589 

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JP 8 œaahlii: I XH, I hAX4»^ » 'fl^A.i: • AiDA«£- ■ iOh^H t A^>« i œWt i 

1. add. /V,* I tf^Mi^ I — 2. om. 



habitants de toutes les provinces la célébraient en l'honneur de l'ange 
irlorieux, Tarchange Michel, jusques aujourd'hui. Que Dieu nous fasse misé- 
ricorde à nous tous, par l'intercession de l'ange glorieux Michel, et que sa 
prière et sa bénédiction soient avec nous. Amen. 

[En ce jour. Dieu, — qu'il soit loué! — plaça Michel, Tarchange, à son 
rang, au-dessus de tous les anges, par la grandeur et les nombreux miracles 
(le cet ange glorieux, Michel. Entre autres miracles est le suivant. Il y avait 
un homme qui craignait Dieu et célébrait la mémoire du glorieux Michel, 
le 12 de chaque mois, et faisait plus grande fête en hedî\r et en sané. Dans 
son voisinage vivait un homme riche, dépourvu de pitié, détestant cet homme 
qui craignait Dieu, quand il faisait la fête de Tange glorieux, Michel, et il 
se moquait de lui. Lorsque furent terminés les jours de cet homme qui 
craignait Dieu, et que s'approcha le moment de sa mort où il devait se reposer 
(le la peine de ce monde éphémijre, il commanda à sa femme d'être miséri- 
cordieuse et de célébrer la mémoire de l'ange glorieux, Michel, et plus 
spécialement la commémoration qui tombe le 12 de hodAr et le 12 de sané. 
Or, au temps de la mort de cet homme, sa femme était enceinte. Après 
(|uoi cet liomme mourut et on rensevelit. Dans ce temps, sa femme était 
pn's (racoouclier; les douleurs la saisirent; elle passa par de grands tour- 



590 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [72] 

• p r. 119 b éiùM :•: atùhDr t hMlA* h-dâu: • fOxii:hX i ho» • ffmx* ' 7i^'»'!n> ' HUA 

<D*ih I n-i: > atmt:*hx* * r-9" > htiao • *Ah • T^A • oflj&^ I n-^n > wvaji-ajh, 

Uy ' fr^Vt > ^/*7^fl>y I a>(DAA^ > AY> > Hi>'?j& > hChfO' :•: idid^A > o»Ah 

h > lllW: I «^}|h.A I ^9^A«7^ > «on^ti I AMt I <DA^ ::: af^Ù» i ho»!! > J&0> 
MlOi-flthJ: • XAm» < nfH: t ;hf 1 i )S.i»CA i Iff* ' Alfli: i '«flliA. • QdA '^ 
HhAfli: • ^A<H* I tf-A- • TiJ-f » tD'Ii.ah'XO' « fflflivM: i XIL > M • OhMt 
QAA • ^UrC • ^0BAll■^ • ai: I AM ' fl>;l- > Aj&h'l: > -ÛhA/t • 0A9^ ' ;^A- 
Ao»AMl I iHbC I <l.>lhiA I Ad > )B.fl> > 'H'}i:'' < Ml > f^CH • '»<Pr- •IA'U'H: 
•flAA.^ I flAA ::: tofitt > Ùf"i ' H'I'h • (IXT^h i AdA.»* > ')H'> • OflJS. • Oitiï i f :^ 
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AO^Xi: • àï'i'i I fl^l'OAÇU' i Ao^AMl • llfhC * «^hJwA ! atfitt • M • «XPAA. 
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ments et elle dit : a O ange de Dieu, Michel! aie pitié de moi! et intercède 
auprès de Dieu pour la délivrance des tourments où je me trouve et qui me 
sont arrivés aujourd'hui; car ta faveur est grande auprès de Dieu. » PendanI 
qu'elle disait ces paroles, il se fit une lumière dans la maison où elle était, 
et à rinstant même, elle fut délivrée de ses souffrances et mit au monde un 
enfant de bel aspect. Alors l'ange glorieux, Michel, descendit du ciel et bénit 
le nouveau-no, enfant de cette femme, et dit : « Ainsi a parlé Dieu : cet enfant 
héritera les biens de cet homme riche qui est sans pitié, toutes ses richesses 
et ses terres. » En ce moment, ce riche portait les yeux, d'une fenêtre de sa 
maison, sur la maison de cette femme, et il entendit la voix de Tango glorieux 
Michel quand celui-ci disait : « Cet enfant héritera les biens do ce riche. » 
Quand il eut entendu cela, une grande tristesse vint sur lui, et il clierchail 
un prétexte pour tuer cet enfant. Mais Dieu protégeait cet enfant, grâce ^ 
rintercossion de l'ange glorieux, Michel. L'enfant ayant atteint l'Age d( 
dix ans, les ressources do sa mère vinrent à manquer. Alors ce riche qui avai 
peu de pitié, imagina un expédient contre cette femme; il lui dit : a Que tor 
fils me serve et je le nourrirai, le vêtirai et je te donnerai, à toi, 20 denierî 
d'or. » En entendant ces paroles de la part de ce riche, la femme se réjouil 
à cause de sa pauvreté. Le riche lui donna 20 deniers d'or et elle lui donna 



[731 12* SANft (G JUIN). 591 

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i. om. — 2. P •». — 3. sic et P. 



son enfant. Quand il le prit, il ressentit une grande joie et il dit en lui-même : 
« Voici accompli pour moi ce que je désirais. » Ensuite il confectionna un 
roffre de bois à la taille de Tenfant et fît entrer Tenfant dans le coffre qu'il 
referma sur lui. 11 le porta jusqu'à la mer et y jeta le coffre; et aussi la 
clef du coffre, il la jeta à la mer; mais, par la volonté de Dieu, ce coffre 
flottait à la surface de Teau; enfin il parvint au port d'une ville éloignée de 
la mer. Il y avait un berger de moutons qui gardait et paissait ses moutons 
tout près do la mer. Ayant vu ce coffre sur la mer, il le prit, et le porta 
à sa maison; et il réfléchissait comment il ouvrirait le coffre; pendant cette 
réflexion. Dieu lui jeta dans l'Ame la pensée d'aller à la mer; aussitôt il y 
alla et rencontra un homme qui prenait des poissons. Le gardeur de moutons 
(lit à ce pêcheur : « Jette le filet dans la mer à mon intention, et ce (jui se 
prendra de poisson, je t'en donnerai le prix. » Le pêcheur fit comme il lui 
avait dit: un grand poisson ayant pénétré dans le filet, le berger le lui paya 
(»t, le prenant, alla chez lui; puis il le découpa pour le faire cuire au feu 
ot en manger, lui et les gens de sa maison. Mais, pendant qu'il fendait 
le ventre de ce poisson, il y trouva une clef, et il se dit en lui-même : a Peut- 
être cette clef est-elle celle de ce coffre » ; et quand il introduisit la clef 
dans le trou du coffre, celui-ci s'ouvrit subitement. Le berger fut extrêmement 



592 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [74 

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♦jt « xrfch^ t +iini • H-J+ t IDA Ah • tïi^ • Ï1AIP » li^MiHn^ I -ïn > ri 

1. x" I r" • — 2. om. — 3. dh" I — 4. 0/n. m • — 5. — n* I — ^ I — 6. msÉ 
(0, P) 19^0. — 7. n ' idJ't—S.O om. — 9. ae/rf. >i0» 1 



surpris, et dans le cotîre trouva cet enfant que le riche avait voulu tuei 
L'ayant vu, il en ressentit une grande joie et le nomma BAhrân, parce qu': 
Tavait trouvé dans la mer. L'enfant vécut près de lui comme son fils. Quar 
il la longueur du chemin de la ville où était né Tenfant jusqu'à la ville o 
demeurait le berger de moutons, elle était de dix journées. Après de nombreu 
jours, le riche sans pitié voulut partir en voyage. Dans son voyage il arriv 
chez le berger de moutons au moment du coucher du soleil. Et il dit a 
berger : « Peut-être as-tu une place où nous pourrions rester jusqu'à demain 
je t'en donnerai le prix. » Le berger introduisit le riche dans sa demeure 
Le berger appelait le jeune garçon par son nom, disant : « o BAlirAn » lorsqu 
celui-ci le servait. Le riche, en entendant ce nom, fit des questions au berge 
et lui dit : « Est-ce ton fils? » 11 lui dil : « Sans doute; car j'ai trouvé c 
jeune garçon, alors qu'il était petit enfant, dans un cofi're, en mer. Je l'ai pris 
et l'ai élevé pour moi comme un fils. » En entendant ces paroles, ce rich 
sans pitié s'attrista profondément en lui-même, et reconnut que c'était Tenfar 
qu'il avait jeté à la mer pour le faire mourir. Le lendemain, ce riche voulu 
partir; il imagina un prétexte satanique et dit au berger : « Je te demand 
de nie donner cet enfant, le tien, afin que je l'envoie pour un message, eho 



:75] 



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12« SAXE (G JUIN). 



593 



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A « Wih t ID-A+ I hC;^A » (Of.rùii « Vf-A^* 1 HX-/h«9 « ohA** « aiiii>AWflA « 

1. om. — 2. add. r^nyï 1 — 3. laissé en blanc. — 4. — /tif^»* 1 les deux mots 
suivants sont identiques dans les deux mss. : la leçon parait douteuse. — 5. ^"1 f" i 



moi, à la ville qui se nomme une telle; voici son salaire, vingt deniers d'or 
que je te donne: car j'ai oublié quelque chose chez moi. » Le berger fut très 
heureux à cause de Tor; il appela ce jeune garçon et lui dit : « Mon fils 
Bâhràn, ici, que cet homme illustre t'envoie chez lui au sujet d'une affaire 
domestique; puis tu reviendras en paix dans ma demeure. » Et il dit : a Oui, 
mon père; ce que tu m'ordonnes, je Ip ferai. » Aussitôt le riche écrivit une 
lettre pour son intendant en ces termes : ce A Tinstant où sera lue cette lettre, 
tue celui qui l'apportera; il se nomme Bâlirân; puis jette-le dans une fosse 
pour que personne ne le sache, jusqu'à mon heureux retour. » Il inscrivit sur 
sa lettre le signe convenu entre eux deux, scella sa lettre, la remit àBûhràu 
et lui donna des provisions pour sa route. Bâhran partit. Pendant qu'il che- 
minait sur la route, et qu'il restait un jour encore avant qu'il n'atteignît 
la ville, voici que l'ange glorieux, Michel l'archange, arriva vers lui, monté 
sur un cheval, semblable à un soldat de l'empereur, et il lui dit : ce Qu'est- 
ce que tu as avec toi? » Il dit : a J'ai avec moi une lettre d'un homme riche 
qui m'a envoyé chez lui, dans telle ville. » L'ange glorieux, Michel, lui dit : 
« Fais-moi voir cette lettre. » BAlirau eut peur de lui et lui donna la lettre. 
L'ango souilla sur le papier et effaça tout ce (jui s'y trouvait écrit; puis 



594 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [76] 

tin-C • ^ll^A f Kdid. I nX5l.U- « "Wt-Al- » aHA+ I OHh* I hC;hA i MH i J& 
-flA ::t M > OHM: i MA» > OAA i ^^OH)!- i '^fLlfliio- > X^P^ i HJi: i iniAlill 

1- • HAm»- • nA^*» I anji • w->imi t n-t t i^AXhi- • hA+i^A-ni» • aidais • 

M « oiii-nn- » i^A^V • AdA I tf-A- 1 IVJ&f • œm: • 1-7k/"Cl- f ^ïiliA^f * I iD-Wih 

A»h ::s **^;ini I d^^ • ^ii»;'n> • vlm « ma» » oiAt^ • ^aMi • hrhc* i ^ 

}|h»A 1 OUDIin t Màïi^l :;: Olj^lkA* i rh-C i *)(! i tk-f: i Afl^A i IDII'fl < H74* i 

^AMfi+ I A»*?ni> • (Dh/ttnc I h» • M • ^h-fllbh I nio-A+ « çffl- 1 ai 
oiATll- • H7+ • ^AWi+ I tïi^ I A.J&*1-Ah * mf^tUir t hMiOif * i W-A- i 
nhntltïX « M > M-flC I iD^^ I QAt^l I Mh I nx-#fi i -m > J&K-f: i II7C t m-t 

AXA I nX'^l* > (kl: I AOAA i 7k7A» :!: iD^'flX'/lfi^ > 'tO.lh i OUDCin i A^PlkU- t 
^Mih't^ ::5 aiAfl I fc'inn • AfliD « ohMs • ttohiti:^ i id^Xiid^ i ^-^y-C* ••:: 
hao I KifD.^ , ohhis I oiniiH^i: I XH. I ini. I A-* • AO^^I • h-OhA i 91Lf i 
T'hli I *IDA+ • n*A^ • flMflA«A • HA-nA-n I aahM- I tL+ • Yichun • n**" 
oD I n>i* I iid4>i;,a- i KMHh^iduC a oiVlK- • nio-A+ » ç/*** t h-Aïi-fl i ^m 

V I gnD^Al- » iDn+ç*^+ 1 nHîi* I h-nïi-n ■ i^ah i a^A* • n*A i -ïn • in 

1. H-rr " > — 2. 0//I. — 3. p om. — 4. X^M." i n.ff. — 5. — * i AO". 



l'ange glorieux, Mkhel, écrivit de sa main pure sur ce papier en ces termes : 
tt Moi, le riche un tel, je vous envoie le porteur de cette lettre; il s'appelle 
BâlirAn; une fois cette lettre lue, donnez-lui en mariage ma fille une telle; 
car je lui donne toutes mes richesses, ma maison et mes terres; ne m'at- 
tendez pas, car je demeurerai longtemps en voyage. Qu'il fasse dans ma 
maison ce qu'il veut, car je lui ai donné pouvoir sur toute ma fortune. Et 
voici le signe convenu entre moi et toi, intendant de ma maison, mon 
intendant un tel. x) L'ange glorieux Michel la scella, la donna à Bâhrùn et lui 
dit : ce Va à la maison du riche et donne cette lettre à son intendant; mais ne lui 
dis pas que je t'ai rencontré dans ce chemin ni que j'ai changé cette lettre, 
de peur qu'il ne te tue. » Et Bàljrân lui dit : a O mon Seigneur, tout ce que 
tu m'ordonnes, je le ferai. » Et Bâhrûn marcha jusqu'à ce qu'il parvint à cette 
ville et il prit des informations sur la maison du riche un tel; on l'y mena, 
ot il donna sa lettre à l'intendant. L'ayant lue, celui-ci en comprit le con- 
tenu et reconnut que le signe du riche était vrai, authentique. Aussitôt, on 
célébra les noces grandioses de Bùhrùn avec la fille du riche, avec le rite 
de la couronne nuptiale dans l'église, en face du sanctuaire de Dieu. On 
demeura dans la joie des noces l'espace de 40 jours, et à la fin de ces noces, 
le riche revint à sa ville. En entendant le bruit des réjouissances et de la joie, 



[77J 12* SANÊ (6 JUIN). 595 

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A • AdA > ft.'M: ' flii- > llCA'l:/'} 1 a»M > ^Ahtl • "htùi > AAi- • r**!: • a>*K 
+ I fliXin»* I (DaHA*^ 1 «DiD^A* • A^fl»+ » HA^A^ i (W^-nAÇU- « AoBAMfl « 

1. P •>(! I î» '. — 2. P j»ll I H " • > " . «' • ••" I — 3. ••*"*•• •*' , — 4. n-Vft- • — 
ô. om. — G. add. irti. — 7. — •> • — 8. «-«t • 



il questionna en disant : a Qu'est-ce que j'entends? » Il y eut des gens qui 
lui dirent : « Ta lettre est parvenue par Tintermédiaire d'un jeune homme du 
nom de Bâhrân; tu as ordonné qu'on lui donne en mariage ta fille une telle 
et on la lui a donnée. Voici quarante jours qu'on est en réjouissances nuit et 
jour pour ces noces. Et on lui a donné toute ta fortune, ta maison, tes es- 
claves, tes servantes et tous tes biens, comme tu l'avais commandé dans ta 
lettre. » En entendant ces paroles, le riche poussa un grand cri, s'aiTaissa et 
mourut. Aussitôt les démons emportèrent son âme au séol inférieur, à l'enfer. 
Alors ce jeune garçon hérita toute sa fortune selon l'ordre de Dieu, — qu'il soit 
loué ! Ce jeune Bâhràn avait coutume de faire la mémoire de l'ange glorieux, 
Micliel l'archange, le 12 de chaque mois. Le jeune Bârhân reconnut que c'était 
l'ange glorieux, Michel l'archange qui lui était apparu, avait souillé sur sa 
lettre, elTacé ce qui y était écrit et écrit pour lui ce (jui avait été mis à la place. 
Dans la suite, il édifia une belle église sous le vocable de l'ange glorieux, 
Michel l'archange, et y peignit son image en l'ace du sanctuaire; elle fut la 
cause de miracles, de prodiges et de guérison pour les malheureux. BâhrAn, 
ordonné prêtre de (^ette église, s'occupa du service divin jusqu'au jour de sa 



59G LE LIVRK DU SYNAXAIRE. [78] 

Ïfin-C I -TL»lh.A • *A.+ « i^Mîh^* l toaùM- « ^t'^K « j6fl1JC- i i^oAMn i II 

AïiAh I (BW>rP' « A?*ï' « -^UAh a ^K/^Aluf i M i 7-nch • loAïilnh I h 

ao I ^ih9«AC I A.+ itf-A- 1 XA t *iny- « )M-n<.* i +Ti»icp i fl^d i r?:c • nx-j 

♦ V f. 121 a A%X: « * A** I A-n#h^ a lO^rU* f X'^flh.A I A.+ I i^fA^ I A^^Ç^l « rÏMOo 
Ç7 ::• Vlh « ïi^lfHh i hin» « ^%X: % ^fl i llVith i HM^- • Iff-A- • HJ&^hflAh 
XÇC* » CXtt f fl'An • A/"» I ^»lh.A I ao^hXï • M1+ > '^U^ài • iD+:i/*'f 

f I j^^AiDï I hOT » 'i^Pf.ài I iDi-inc I +TfhC « Ai^AMn f hrhC I ^ïlh.A 

A.* « OTAXhl- I aXiOD I h%/Hht t œhïtao i m i HJ^iMI f JfV^ i ^/i i t^^ 
OAinH^ , nhi^D » ^(L « MHA>* I A*is i A-dAl- î * niD-»lA i *^A' i oïlAh 
A > 9";h^-f I A^'7H.h-n#li.C I n^'HlA?lh I Ai^AMi • hfl«C t'nMKài I hi^ 

1. om. — 2. jb" I ny- 1 — 3. P it^l'VYi. — 4. P nn". — 5. 0/71. — 6. arfrf. K.fA.|l i 
MCii^n 1 — 7.0 o/w. p add. lr;h>. — 8. — #nv^ ■ Cïi^'i. — 9. Mss. «/fl ' i — 10. Mss. 



mort, lui, sa mère et ses enfants, et ils héritèrent la vie éternelle par Tinter- 
cession de Tange glorieux, Michel Tarchange. Et au jour de la résurrection 
Tange glorieux Michel se prosternera devant le trône de Dieu et lui adressera 
sa demande ainsi : a Je te supplie et je demande de ta clémence, ô mon Dieu, 
moi, ton serviteur et ton ministre, que tu fasses miséricorde, pour moi, à tous 
ceux qui faisaient ma mémoire sur terre, à cause de ta véritable promesse; 
car tu es miséricordieux et clément. » Et Dieu, — qu'il soit loué! — lui ré- 
pondra et lui dira : « Michel, chef des milices célestes fidèles, voici, je 
t'ordonne de porter sur ton aile de feu tout ce qu'il te sera possible de porter, 
trois fois. » En entendant cela, Tange Michel se réjouira et exultera et portera 
sur son aile, trois fois, la partie des hommes qui faisaient sa mémoire sur terre 
et les fera passer sur la mer du feu : ils seront dix mille milliers et des myriades 
de milliers; personne ne les compterait sinon Dieu seul. Et par conséquent, 
nos bien-ainiés, il nous faut nous adonner à l'ascétisme et faire la mémoire de 
l'ange glorieux, Michel l'archange, selon notre pouvoir, et même en donnant 
un verre d'eau fraîche en son nom, comme dit Notre-Seigneur, — qu'il soit 
loué! — dans le saint évangile. Nous implorons la miséricorde de Dieu par 
rintercession de l'ange glorieux, Michel, pour qu'il nous sauve des filets du 



[70] 12« SANÊ (6 JUIN). 597 

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I? I ^AA « A^T*;H- 1 ♦^Al • œii/^^ • *«•/»»-» i K^-| :•: ai-AM-ril- « +K/" 
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oinH-t: > dA^ I hdfl > hàdi. > h-n * 4»^ > P-A^A i A«4* I ^M^ > Hfl7^ > 
îiAlfl'I/e-C^ « œohhis I îi/^-r A*m»- • A^noH t Aj»»* t AAA1- f % » TI1* » h<l « 

1. 0/w. — 2. P espace en blanc suivi do : A5A^ i 5A^ « K-^lr i — 3. *" i V i — 
4. dinj^:)^^ ■ «ff»^dA. — 5. Mss. fjLIL • 



Satan maudit, et éloigne de nous toute souffrance et peste, qu'il multiplie 
les fruits de notre terre, et nous aide à accomplir sa volonté; qu'il nous 
pardonne nos péchés; qu'il donne le repos à Tûme de ceux qui meurent 
d'entre nous; qu'il fasse revenir nos pères et nos frères qui sont en voyage, 
dans leurs demeures, en santé et en paix; qu'il mette l'affection entre nous; 
<|u'il nous affermisse dans la foi orthodoxe jusqu'au dernier souffle, qu'il 

fortifie le roi * dans son règne, pour de nombreuses années et de 

longues années, qu'il taille vite en pièces ses ennemis devant lui, et qu'à la 
lin il place son séjour près des saints martyrs et des rois justes. Amen! Les 
nombreux prodiges de cet ange glorieux, Michel l'archange, sont incalcu- 
lables. Que son intercession soit accordée à nous dans les siècles des siècles. 
Amen ! 

Salut à Michel, il est miséricordieux et préposé au bonheur des hommes. 
Au son du souille de la trompette de cet ange, comme fut jadis son ascen- 
sion aux cieux, ainsi sera la seconde venue de Dieu. 

l'^ii ce jour aussi, mourut le saint père Juste, patriarche de la ville 
«TAlexandrie; il est dans le nombre des pères patriarches, le sixième. Ce père 



598 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [» 

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OCy"» • p 04*"* I V). — 4. 0, P om. avec le H suiv. — ô. HNAP i V** » OjÇ'ir i **•• • •( 

était un homme savant et illustre parmi les habitants de la ville d'Alexandrie 
Il fut baptisé du baptême chrétien par saint Marc évangéliste ainsi qu( 
son père et sa mère et un grand nombre d'autres personnes. Puis i 
l'ordonna lecteur, et Anyânos l'ordonna diacre parfait, puis prêtre dans 
un autre temps, siiccessivetneiit. 11 grandit dans les préceptes de l'Eglis» 
et sut toutes les Ecritures. Il demeurait constamment près de saint Abb^ 
Anyànos, enseignait le peuple et le fortifiait dans la foi orthodoxe. A h 
mort du père abbâ Berimyu \ on prit ce père contre son gré et on rinstitu( 
patriarche de la ville d'Alexandrie. Il garda de belle manière Téglise d( 
Dieu dans tout le pays d'Egypte et fit paître comme il faut son troupeau 
Après qu'il eut demeuré sur le trône de Marc Tévangéliste douze années, i 
mourut paisiblement dans une belle vieillesse et plut à notre Dieu. La 
prière et la bénédiction de ce saint soient avec nous! Amen. 

[Salut à Juste ([uo Marc baptisa avec son père et sa mère toul 
ensemble. Ayant vieilli dans la pureté, et gagné en âge dans la sainteté, 
en ce jour où Taccident commun, la mort, lui arriva, à son créateur il rcniil 
son or (ju'il avait fait fructifier.] 



^81] 



12» SANÊ (6 JUIN). 



599 



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1. 0, P add. ^Jt-n — 2. 0, P add. «HA**» i — 3. 0, P add. fil; i — it. AayùkRù ■ (0 om. 
avec tout ce qui suit jusqu'à ■>a p. 600. — 2. et a</</. «AA4t ■ ttUAU, • Kl'ffff ■ 0t<h*> • 

«B-nt ■ it* i n). — 5. 0, P — »•. 



En ce jour, également mourut Abbâ Cyrille, patriarche de la ville 
«TAlexandrie; dans le nombre des Pères patriarches, il est le 67". A la 
mort du Père Abba Gabra Krestos, le patriarche son prédécesseur, les 
• vêcjues et les anciens du peuple s'entendirent pour monter au monastère 
de saint Abbù Macaire, au désert d'Asqêtes [Scété)^ et passèrent deux mois 
à chercher qui conviendrait pour cette honorable fonction. Or il y avait dans 
le monastère de saint Abbà Yohannes Kamù, un homme juste, nommé 
Gabra lyasus, qui était voyant par TEsprit-Saint. Il lui apparut un ange 
de Dieu qui lui dit : a Parle aux évêques et dis-leur : <r Ne vous ailligcz 
pas, car, voici, au milieu de vous, dans le monastère de saint Abbû 
Macairo, est celui qui convient h cette honorable fonction; son nom est 
Gà'argi [Geor;/r), » A Tinstant saint Gabra lyasus leur tint ce langage et 
ils prirent ce père, malgré lui, et Tinstiluèrent patriarche de la ville 
d'Alexandrie. L'église eu fut éclairée. Ce fut, à son sujet, une joie générale 
chez le peuple chrétien du pays d'Egypte pour son institution, car il était 
fort instruit; il ordonna des évécpies, des prêtres et des diacres, et renou- 
vela de nombreuses églises. Durant sa charge, il ordonna un métropolitain 
pour le pays crÉthiopit»; celui-ci se nonmiait Sàwiros et était frère du mé- 



000 LK LIVRE DU SYNAXAIRE. [82] 

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1. A o/w. — 2. A mMM • — 3. A Mi;h-Ha- («ic). — 4. A o/n. — 5. 0, P m'hr'j^é: • t" • 
y" . *' • hù^ . fl^ '. — 6. p •:►". — 7.0 hàlA. 



tropolitain du pays d'Ethiopie; il y avait été élevé, chez lui. A Tarrivée de 
Abbà Sàwiros dans le pays d'Ethiopie, on en éprouva une grande joie, et, par 
sa science et sa sainteté, il ramena un grand nombre d'habitants du pays 
d'une conduite mauvaise et les introduisit dans la pénitence et dans la 
crainte de Dieu. Le roi possédait beaucoup de femmes et, comme lui, ses 
officiers; grâce aux instructions que le saint leur donna, ils quittèrent 
tous leurs femmes, firent chacun sa pénitence, et restèrent avec une 
seule femme. Quand il (Cyrille) fut parvenu, dans sa charge, à 1 1 ans et 
3 mois et demi, après avoir reçu les saints mystères, il mourut paisible- 
ment. On porta son corps au monastère de saint Abbû Macaire et on le 
mit avec les corps des Patriarches. Que sa prière et sa bénédiction soient 
avec nous. Amen. 

[Salut, dis-je, à Cyrille, patriarche; son patriarcat eut lieu par la 
prophétie d'un homme juste. Par le fleuve de la parole de ce maître 
dépouillé de la louange du monde, bourgeonnèrent des rameaux, et dans 
son enseignement restèrent ses enfants. 

[En ce jour également, c'est* le bienheureux, le pur, le voyant du 



83' 



12« SANÈ (0 JUIN). 



COI 



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iDAfl « Cîif I Mn.hHilyC I 'ïn 1 X^9* « ç*<. • KA+C^f • A-+ « i^Ahh « >i 
ntl.hHih.C t n;hA9*' » amoiP/n i •ïfl.o- i lO^CKf- 1 Ifh^ i f^lUCl » AîK-d^ 

+ « hcA-fc^ç^ » HHit^if 1 • i-flir-» « lom^ • nh^' » hch?- » Mti.h-nrii.c i 

i!0'\>i\ï • iD^yp • i^' {sic). — 2. jB^/-". — 3. WVt, P o/w. ft ' (Cf. Sapeto, Viaggio 
e miss, cattol.y 427). — 4. Sapeto; 0, P n' — 5. Ha» (= Sapet.). 



mystère des cieux Làlibalà, roi d'Ethiopie. Ce saint, dès sa naissance, fut 
élevé par ses parents dans la crainte de Dieu. Quand il fut grand et par- 
venu à Tûge mûr, le roi, son frère aîné, entendant que celui-ci hériterait son 
royaume et s'assiérait sur son trône, fut assailli par Tenvie et l'envoya ap- 
peler; celui-ci étant venu et se tenant devant lui, il imagina une accusation 
contre lui et, sur son ordre, on lui infligea de nombreux coups de verges de- 
puis la 3* heure du jour jusqu'à la 9* heure du jour. Après quoi, il le fit se 
tenir en sa présence; quand il fut devant lui, le roi et tous ses généraux 
lurent stupéfaits en voyant qu'il ne lui était point arrivé de mal : il avait été 
protégé par un auge de Dieu. Ensuite il lui dit : a Pardonne-moi, mon frère, 
ce que je t'ai fait. » Puis ils se réconcilièrent et firent la paix entre eux. 
Di(»u eut égard à ses tourments de ce jour et il lui fit hériler et lui donna ce 
royaume. Durant son régne, il rélléchit comment il plairait à Dieu et lit de 
nombreuses aumônes aux indigents et aux pauvres. Quand Dieu vit la 
fermeté de son amour, l'ange de Dieu lui apparut en songe et l'emporta 
auprès de Dieu; celui-ci lui montra comment il ferait 10 églises différentes. 
11 fit comme Dieu lui avait indiqué. Avant achevé la construction de ces 
églises, il transmit le royaume au lils de son frère, puis mourut paisiblement. 



602 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [84 

A-+ » ATI*»* • *^ I AA.nA » MAao i <}A^ « h«l1 :•:] 
[AA^ ''AAA.nA • HiÇ*. « oi»*Wé « nTfHl * 
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nUflrt-hooC • HA-* • fl"AÇÇ » fl»^*»-!! :•: 
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A.f <.AA.»" 1 117+ » ♦•^A I «B-^h-A t ^y•'}^A• • a»-A+ i j^^i^i i ^^ft i ^n • 
K^Cf-t > Hfîfl. I »"AA « ^-n » h.K.i'tf'it » fl»+R»'ft » tD-tPM I +;jJtA- « 

1. Ici P ajoute le « salàm » suivant en Thonneur de Kresios Kebrâ, sœur de Basalota 
P 123 a Mikà'êl :. •ft^r* • Alt • %->♦ i mh^'i :•: >iA • IIA/I^ • 'IMKA • tiO-V :•: MCtUKl t H-fl^ i M/»^ • 

•V ::: — 2. 0, P H. 



()ue Dieu nous fasse miséricorde par la prière de ce saint Lâlibalà dans les 
siècles des siècles. Amen.] 

[Salut à Lâlibalù, constructeur habile de sanctuaires en pierre sèche sans 
poussière humide, sans mortier. Pour montrer que le règne et l'administra- 
tion, le (jouvernement devaient revenir à lui, qui, semblable au miel, était 
la joie des rois et du peuple, au jour de sa naissance, il fut entouré par 
les abeilles.] 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 13 DE SANÉ (7 juill . 

Va\ ce jour mourut le Père saint Abbâ Yohanncs, évoque de la ville de 
Jérusalem. Ce saint mena la vie monastique depuis son enfance, au monastère 
(lo saint Abbà llûryon le Grand, avec le Père EpifAnyos; il servit Dieu et 
pratiqua un ascétisme extrêmement rigoureux. On apprit Thistoire de sa 



[85] 



13« SANÈ (7 JUIN). 



603 



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i&lh-fl t AMii* • lO^^AJ'AtUl'' » fDK.hihi' i *;!•+ « ^l-nA^ a wAr^'i « ItÇ 
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•J/^^ » h.iL4-'»P-A • K^*-fll?A • ainx-#fi t -ïfl i «7^ « ^.f 4.AA»>* • nîi7+ i 
Tl"»* « K-n • Wl « f'A'JA a ai^Ai-C\. « AA-nîi • hi»» i id-X* • i^Kh • flK 
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^liR « *iD^n,y • hao^'M:'' « «AAl- i H-fK-C » i^Çf^ • iDiP-A*-ftf«^" • X-n 
A a iD^9»lf I Ch? • h^ I hAO I lO-A** i ^A^^ « A*A i W^*»" « idWi« i 
^.A,4-'»P-A** I flAfl- 1 A*A.ih a 

1. PdiV I (0 om.)—2. 0, P f;iiA. — 3. 0, F nu**. — 4. 0, P — rv. — 5. 0, P — ç^. — 
6. 0, P aÊ0m'i' I H-yt > -vAo» I H+^-t I •taf*' • mtpr:n^ • — 7. 0, P orfrf. ^«. — 8. 0, P 
<»rjt^r • n->n->i. — 9. o, P — t^ i — lo. 0, P add. m. — ii. 0, P niiTH:. — 12. 0, p H 

oh" I — 13. 0, p add. m'iàiï ■ f^Ulnjnf. — 14. 0, P ¥^(i i >Ut." • •#fi^. 



science et de ses vertus, on le choisit et on le sacra évêque de la ville 
do Jérusalem après l'élévation de Epifânyos comme évéque de Qopros 
[Chf/pre), Et quand ce Père fut installé dans sa charge, Satan le fit tomber 
par Tamour de l'argent et des richesses : il assembla de grandes richesses 
id en fit des plats d'argent pour sa table. Il avait coutume de manger dedans 
et il ne donnait à un indigent ou k un pauvre quelconque pas même un mor- 
ceau de pain. Saint ÈpifAnyos apprit son histoire et se rappela son ancien 
ascétisme et son mépris de ce monde, ses observances, sa religion, sa miséri- 
corde; il gémit sur lui du fond de son Ame et se souvint de son affection, 
car il était son frère dans Tesprit et son ami depuis longtemps. Epifânyos 
quitta Qopros (Chypre) et vint à la ville de Jérusalem, à cause de ce Père xVbbA 
Yohannes. Apparemment, pour lo monde, il était venu adorer dans le sanc- 
tuaire de Jérusalem, mais au fond c'était pour délivrer AbbA Yohannes 
de son péché. A Tarrivéc de Abbâ Epifânyos dans la ville de Jérusalem, 
ce père AbbA Yohannes Tinvita h venir chez lui, et il dressa, devant lui, la 
table avec ces plats magnifiques d'argent où étaient les mots. Saint Abbî\ 
Epifânyos vit qu'il n'avait pas pitié des pauvres, et il fut contristé dans 



[87] 13' SANÈ ^7 JUIN). 605 

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f-h. ". — 4. 0, P «to I — 5. 0, p a<W. -VW I •. — 6. 0, p ll>**. — 7. 0, P MW • fr-*. — 
8. 0, p tacr I Ti^^-. — 9. 0, P add. SAA. — 10. 0, P «c^ • •h.HjB'VftA i >.fi»«. — 
11. 0, P. add. ijm-n • «VIUB • m. — 12. tidd. 'iOfi^ • P a</(/. -OM^. — 13. 0, P Wfit (P t»f^ • 

M/» ♦*« 1 N«*^^<(tf< 1 A)i^H.>i> I •••jtnw • wfri» > ncii-m > (P >i." • »" • ••* ") > a-» » n-o* 

> I «r^pa* I ■tAt»'. — 14. 0, p ont. — 15. 0, P add. mk-f^to- 1 hf^^X » (0 ••Al>;Mî). — 
16. 0, P add. nii-nc I «. 

un (le ses yeux. Èpiphane lui dit : « Voici donc que Notre -Seigneur Jésus^ 
Christ t'a laissé un œil aveuglé, pour que tu te souviennes de ton âme. j> 
Il le reprit par ces paroles : a Rappelle-toi comme tu as bien soutenu tes 
combats et ton ascétisme d'autrefois, et apprends que j'ai vendu ton ser- 
vice de table et Tai donné en aumônes aux indigents et aux pauvres, en 
ton nom. Pour moi, je ne suis venu à Jérusalem qu'à cause de toi, et 
parce que j'avais ouï dire que tu aimais les richesses. » A dater de ce 
moment, saint AbbA Yohannes s'éveilla du sommeil de la négligence, comme 
Ton se réveille du sommeil. Et il marcha dans la voie de la piété avec plus 
d'ardeur que qui que ce soit ; il distribua en aumônes tous les biens et les 
vêtements qu'il possédait; il dédaigna d'acquérir les richesses et tous ces 
biens de ce monde au point qu'on ne lui trouva, au moment de sa mort, 
pas même un dirhem d'argent. Aussi Dieu lui donna-t-il la grâce d'accom- 
plir des miracles ; il guérissait tous ceux qui avaient maladie ou douleur, en 
les oignant de l'huile', en les signant du signe de la croix rédemptrice. 
Ayant parfait son combat spirituel, et ayant accompli le bon plaisir de 
Dieu, il mourut paisiblement. Que Dieu nous fasse miséricorde par sa 
prière. Amen. 

1. O et P ajoutent : huile! sainte du tombeau de Xotre-Seigneur Jésus-Christ, notre 



606 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [« 

[AA»" • h-ttfii I Af-thth « ÇX.^ î 

}i/ltl < flA^Çi: • A.i-^lin ' jliA'CUT" :::] 

©nn-t I dAl* I hdfl 1 »i> 1 fii'nf'ao' I a;!!!»!.! hCA-fc^l I MïàU, » 1' 
X* « hfl» » f.ini.* « n*}A « AoBAhlfl I hfl-C I *7'flCA.A « A.+ i o"AXh1- s « 
fiihYl > H«fi>!A I ifAflh I ni: ' 'l'-l'"** > atihfih* * «f'-^ovA • <v*M: < IfAflh i 

at^fii î ids^ I An • ii>' I f.fjL « «D^A+n*^* » -ïn • h'^H.K-n^h.c • nM+ 

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7iA^h.A I hr'tV'B I na,tin > «oA^Ri: » An.i* • eo^M * nA.f f-AA»?" » <DH 
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•t t H^adX^ I liCA-f A I tt'tV^'^'t-ao' a iDhmf* > oofiiKh'^ > ho» * llCA- 
A • )&1-M«A a <DX»"«"l<tih I faott-aCV • *All'l<: • ^,f <.AA.?"* « <oA.J&«i»Jt)k 

1. A /.TU*. — 2. 0, P A," I «•" 1 1" I «A,* I vi-Ct • tklfa-r^ (P «"T/*) Mftflïl • H,ï « A 

il. — 3. 0, P o/«. — 4. 0, P •jçrt>". — 5. A — M, — ^r 1 A-i» I — 6. 0, P nji-ït • ^". ■ 

7. 0, p ont. H. — 8. 0, P AJ>." • o". 

m 



[Salut, dis-je, à Yohannes, le parfait, évéque de Jérusalem; rejetant 
grandeur et la gloire de ce monde, il fit l'aumône aux indigents sans mesui 
et sans retenue, au point qu'à sa mort on ne trouva pas un dirhem.] 

En ce jour également, c'est la coutume du peuple chrétien du pa; 
d'Kgypte, de célébrer la fête du glorieux ange Gabriel, archange, qui est l'anj 
du Nouveau Testament, qu'il annonça anciennement et dans le temps du No 
veau Testament (?) * ; anciennement, car c'est lui qui prédit au prophète Dani 
quand il priait et implorait l'assistance de Dieu pour le retour des enfan 
d'Israël de la captivité et leur délivrance de la main de Satan. Ce grand ani 
lui apparut et lui annonça la délivrance des enfants d'Israël de la captivi 
de Babylone et la construction du temple de Jérusalem ; il lui apprit aussi 
venue de Notrc-Seigneur Jr.si(À-Christ, après lui avoir fixé les années au terr 
desquelles viendrait le Christ, et il lui fit connaître que le Christ serait n 
à mort. Après lui, arriverait la destruction de la ville de Jérusalem, et apr 
lui il ne viendrait pas d'autre Messie, excepté le faux Messie, VAntechri 



1. L ar. porte : '^^J^^^^j ^^.^-^'^ 1^ traducteur parait avoir confondu '-^-^^ avec 



j-:-3 



Dans la rédaction postérieure ((), P) loule la phrase a été corrigée, mais «*lle ne reprod 



[89] - 13 SANÈ (7 JUIN). 607 

n/**;» » iDn>i'i+ • Wfwi(r+ » MH.h-nA.c* • ao-a • atii* > i^iaMi • ^vp » 
*nxA- • i^AWfi;H- 1 ^n/M- a hHtw i httvi « ^^o^v « 0.+ « inch±n » h 

^ l 'JinC » /!•+ • n^*A « AA « 9^1- n tO-JA^A- i h^ » li+mA « flMtM « 

1^7A « n+AS-^ « h^Altt » amo/c-rîpy » Â.f A-A « hCA-f A • MA-* « * A-flA^ t M 
A^^ I ^7-nA?ih • ATI-J* • ^AMl I hft-C » 1-nCh.A t f UA- « ^AA»» « h^l « 
[AA^ « Al-nCh>A I flïiIlCih I H+hA<- ï 

^AWi+ » A^/i « 2Pf I nh'PAji I A-nîi « in^K- * 

1. 0, P M\tC (0 o/w.) A,* I •^Ml^ I fl»iM^i»t ■ :JjBAt « «•7JB 1 — 20,? arfrf. iO'ïA.t « K 

/•-^ti. — 3. 0, P add. hifm-. — 4. Sic A, P; aV. — 5. 0, P arfrf. 9^f:yo • — 6. 0, P 

>%fnxX. • H '. — 7. 0, P add, 9AkJ¥ i — 8. add. AX'VH.h-fl^iu:, P add. KhnHiM • K.f ft-ft • 

Yicn4^fl I Urii I n-n^^. — O. O, P o/;i. et add. ju^ù i 0JKJ(A- 1 MéK i 0:SiKA i m^^ i i»1i%A i 

A rachèvement des années qu'il lui avait fixées et au temps où* allait venir 
le Sauveur, cet ange vint d'auprès de Dieu et apprit à Notre-Dame, la sainte 
vierge Marie, la venue à elle du Fils du Dieu vivant, qu'il prendrait chair 
d'elle, et apparaîtrait dans la chair. En raison de Thonneur que le Dieu très- 
haut lit à cet ange en Tenvoyant pour ces deux importants messages, nous 
avons reru Tordre de nos pères, les docteurs de l'Eglise, de lui faire une fête 
chaque année et de le prier d'intercéder pour nous auprès de Notre-Seigneur 
Jésus-Christ, pour qu'il nous délivre de nos ennemis; car ce saint est proche 
de lui et se tient en face de son trône, — pour que, par son intercession, 
nous trouvions grAce devant notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, à qui ap- 
partient louange en tout temps. Que l'intercession de cet ange glorieux Ga- 
briel soit avec nous. Amen. 

^Salut à Gabriel, par les mains de qui furent enchaînés les anges du 
ciel (jui, avec les filles d(*s hommes, commirent Tiniquilé '. Pour sa grandeur 

« 

ot sa gloire, dans le j)ays d'Egypte, les maîtres des institutions ont fixé qu'iMi 



I 



I 



608 LE LIVRE DU SYXAXAIRE. [» 

^ • Bï^ï'^^1- • iDhîi^ét • a/LOrà » *A1- « Mtt.h'ttdyC i |1/*A^> i ARA-* 
[ainH-t I ôA^ « hftn « +Tfh<. • *AÀ-n i AT' i A^*1- • iDtï*A^A;H- • i 

flJlA-^iii^ • A^A^ « 9Ar • h^7 :•:] 

[lonn-t « àH^ « hAfl I ïiVt I ♦JS'AI- • ^i»TRAÇl- I A^ft+ i IfiCA-f A t 

hrnch • 'ïT-/^ » hn-c i Af.^ i ^c^js- * loh-wv • t-jOAi- • ah^i» • -7^55 

•nH-ri I nUH « n.hih • *«* • 9fl.f * lo^iml- 1 A^9 • flA4»A^ • ai+Aai-f I 
hCA-f A • XTiLh. * aUi^fcl- • MUUi • A9** 1 n^'>T/*'+ • A^^l- « llA-;h 

1. AMM"? I — 2. «X I — 3. — ft. — 4. Celte commémoration de Magdalàwit i 
lit seulement dans P. 



[En ce jour également, mémoire de Caïnan, fils d'Enoch * ; après une v 
de 910 ans il mourut un mercredi. Que Dieu nous fasse miséricorde, par s 
prière, dans les siècles des siècles.] Amen. 

[Dans ce jour il y a encore mémoire de Ab Lâg (0 : AbulAg) martyr et c 
200 (O : 2) martyrs, — puis mémoire de Abuna MAtyàn (0 : MatyAs), exi 
pour la justice. Que Dieu nous fasse miséricorde, par leur prière, dans l 
siècles des siècles.] Amen. 

[En ce jour également c'est sainte Magdalàwit, martyre du Christ, mère < 
Phanucl, de la famille des princes de DawAro, de la race royale; elle éta 
israélite salomonienne, descendante du roi glorieux Sayfa Ar*ad^; les musu 
mans la torturèrent violemment au temps de Gràn' et par diverses rudes to 
tures. Elle termina le martyre par la crucifixion et ainsi marcha sur les trac< 
du Christ son Seigneur; elle reçut la couronne du martyre dans le royaun 
des cieux. Que sa prière, sa bénédiction et le don de son assistance noi 
soient accordés dans les siècles des siècles. j Amen. 

1. Ainsi dans les 2 mss. — 2. 1344-1372. — 3. Muhammad ou Ahmad Gràn, le co 
quérant de lAbyssinie (m. 1544). 



[01 1 14* SANÊ (8 JUIN). 609 

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1. 0, P n" I ♦" I — 2. 0, P /.AAii; arab. LL» ou IJL», UL»- — 3. 0, P om. • i — 5. 0, 
P — ft (ar. U-i»,»). — 6. 0, P — «^ I 



Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, ua seul Dieu. 

LE 14 DE SANÈ (18 jUÛl). 

En ce jour ce sont les saints martyrs Abbà AkrA, Yohannes, Abtelmà 
et Filpà'. Ce saint AbbA Akrâ faisait partie des habitants de la ville de Da- 
manhur, du canton de Busir, dans T Egypte septentrionale et au couchant de 
la mer, (hi fleuve d'Egypte. Il avait un frère nommé Filpà; il était fort riche. 
Ils s'entendirent avec deux prêtres dont Tun se nommait Yohannes et l'autre 
Abtelmà, et ils vinrent tous quatre à la ville de Qartcsà, et confessèrent 
Notre-Seigneur Jésus-Christ en présence du gouverneur. Celui-ci ordonna 
de leur décocher des (lèches; on le leur fit, mais les flèches ne les atteigni- 
rent point du tout. Après cela, il ordonna de les précipiter dans une fournaise 
ardente et enflammée; on le leur fit et Ton alluma du feu par-dessus eux; 
mais Dieu envoya son ange et les délivra du feu. Ensuite il ordonna de les 
attacher à la queue de chevaux et de les traîner depuis la ville de Qartesà 



610 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. { 

tDOD-tin I ^C>iA-(:lf<nN , nA)&Ç I ID>/*')^ I Milieu I ft^ft » tti^in/^+ i 

> » ^rfc^^ « -thr"^^ 1 -flfrril- i toh^ih « AîiA- • r**A1 i •f-A'lA ■ 
OAI-* « wÇf^ I iDAïx. I trao. i n,+ , IfiCA'f:^'» i ipÇ/i+ i loMAf- i / 

[AA^ I AX-flTA^ I ID|{.A^A « h-n^X- * 

f-#hiA » iDi^h^ I hrM'a » i-nx- * 

1. 0, P ^AAH • 9h" ••r ' • — 2. 0. P lINAnn • — 3. 0, P add, i^n^^H' ■ MKjB^t^.At^ • 



jusqu'à la ville de Damanhur; on leur fit tout cela, mais il ne leur en ad\ 
pas le moindre mal. 

Alors il commanda de leur trancher la tête; on les fit sortir hors de 
ville de Damanhur, on leur trancha la tête au glaive et ils reçurent la c< 
ronne du martyre dans le royaume des cieux. Il vint de la ville de SA i 
gens qui prirent le corps do saint AbbA Akrâ et lui élevèrent une belle égl 
où ils déposèrent son corps; il fut la cause de miracles nombreux. De mé 
pour les trois saints Yohannes, Abtelmâ et FilpA; les habitants de DamanI 
les prirent, les enveloppèrent dans de magnifiques vêtements, linceuls funebi 
et leur élevèrenl une belle église où ils déposèrent leurs corps. Ils lur 
la cause de miracles et de prodiges signalés. Que Dieu nous fasse mise 
corde, par leur prière. Amen. 

[^Salut à Ablelmâ et à Filpos, les compagnons: à Yohannes et Akrû, 
nord (le TEgypte; quand ils se tinrent, pour le martyre, devant le tribu 
du gouverneur féroce, Dieu les sauva des flèches qui volaient, et les déli 



[93] 15* SANÊ (9 JUIN). 611 

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•e" « mV/^h" » Alf-A-fl"»- • Km* » XA" • jB-IUiHfr I hrohU-t 1 hO^«V.ii- • lOth 
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"ÎC » m-l-ijDth I Afl.y a 011) I ohMi I TAÇ » ^mC « H7+ • ^•AA « tf-A- 




Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 15 DE SANÊ (9 juin). 

En ce jour, tombe la fête de la consécration de l'église de saint Minas ', raar- 
Ivr, dans la ville de Maryut, des miracles qui s'y produisirent, et de la décou- 
verte du corps du saint. Voici comment : Le corps du saint ayant été caché en 
terre. Dieu voulut le montrer. En ce temps-là, il y avait un homme berger de 
moutons qui gardait ses moutons précisément près de la colline où le corps du 
saint était caché cnfuui. Or ce berger vit un de ses moutons qui était malade 
et qui, s'étant plongé dans l'eau d'une citerne située en ce lieu et roulé dans 



lu poussière de cette colline, fut guéri sur-le-champ. Etoiinenient de ce 
gardeur de moutons qui prit tous ceux de ses moutons atteints de maladie, 
les lava dans cette eau et les roula dans la poussière de la colline : ils 
furent immédiatement guéris. Le berger en agissait de la sorte avec tout 
le monde; cliaijue malade venait à lui, et lui, mélangeait de la poussière 

1. (), P : du bienheureux et saint athlète. le victorieux, le soldat céleste Abu M. 



612 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. (j 

<D+Ay^ « ILÇU- I AivXi: I TA^e > 'W « IT-i»' « C«Tl i iDfiAiD-f i idA^ 

p 125 a ^çy I (iHiao t i.aHta^ i *A^a'W.U' » ©An • i-AiDAI* » A+A1* • h<» i ;» 
^C « T'inrifir I <D«X+ f «Bh*» « mhh-f'CM « A-fc • ♦^A « «TLÇA « fl^Xf 
(D^fl.A » XA«» » */*'Pf « IIA-* 1 in*X • <D*A+ • 'M'** I aoWi a IDÇ||. i }^ 

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1. 0, p •j6*" . — 2. p — « I — j» I — 3, 0, p •!•> I h," I — 4. 0, p 0/w. M I — 5. 
om. — 6. 0, p o" I /-" I — 7. 0, p — K*^ I — 8. 0, p — tiM — 9. 0, P add. ^Xt • »n 

— 10. 0, p ATI-VH I V I WI » "tVft • th" I •«•TrUi.t • •Olf" (0 «tlUBt) t HKjB>Mkt« • " 
11. 0, P fllA I Jw" I — 12. 0, P — CJj. • — 13. 0, P add. ttm-Itt (0 M ") i /sXt • Jtt • HCM 
•> I — 14. 0, P add. «SO-MIt^fl» (0 •!!") i 



de la colline avec de IVau et l'en oignait, et ils guérissaient aussitôt. Il igno 
rait la cause de ce fait. 

L'histoire de ce berger parvint aux oreilles de l'empereur de Rome qj 
avait une fdle malade d'un ulcère. 11 l'envoya près du berger qui la guér 
de sa maladie comme il avait guéri ses moutons. Ayant été guérie, elle vouli 
savoir la cause, ce qu'il y avait en ce lieu. Saint Minas lui apparut dans un 
vision et lui dit : o Mon corps est caché en ce lieu. Voici, Dieu t'ordonn 
do creuser et de le retirer. » A son réveil, elle fit conmie le saint lui aval 
commandé et retira son corps glorieux, construisit sur cet endroit une bell 

• 

église et on y déposa sou corps glorieux. L'eiupcM-eur ordouua à ses magis 
Irats et à ses fonetiouuaires de bâtir leurs maisons en ce lieu; et il s'élev 
une grande ville, qui fut nommée Maryut. Dieu fit apparaître par le coqi 
du saint beaucoup de miracles. Le patriarche vint avec ses évéques et il 
consacrèrent Téglise juste en ce jour, lit la nouvelle se répandit des nn 

• 

racles et des prodiges qui avaient lieu là, dans cette valise, par rintercessio 



10' SANÊ flO JUIN). 6i; 

h'TH.h'nrfu: 1 f.ràtù't ■ nu/M: > a>n^h-t: > ruA* 

h0» • ÎSAAX » 
« h-n « îf <»*Jt ' (OoBft+PJÇ-A • HlrtK- i hfrC « d 
HAo- I t^A I flÇT^hf-fl 1» Nflfl" I At*fl • fl** 

i-nrfbC i iDi+iD I hoo I ^cxf-fli»- > AXT^ic^ * : 

1. il ■ — 3. 0, P toujours VBC . — 4. 0, P V > -fl " • 



Que Dieu nous fasse miséricorde par sa prière < 
vec nous dans les siècles. Âmen. 

;e de ton église qui fut bûtie à Marj'ut, par l'ordi 
ù Minas, tu as réveillé de la tranquillité, /ii as ressu. 
que des hommes, en dépensant chacun deux qird 
iide à toi, achetée par ve prix '.] 

u Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dion. 

LE 16 DE SA>'K (10 juinj. 

^.. ^^ j^^. — — V. père, le dévot et i"ascète à la glorieuse mémoire et à 

elle vieillesse, saint Abbà Nafr (Onuplire) le solitaire au désert de la Haut 
Egypte. Voici ce que nous a raconte à son sujet saint Bafnotyos (Puphnuce 
Mû par la grâce de Dieu, saint Bafnotyos voulut voir les serviteurs de Die 
les ermites ; il en vit uii grand nombre et écrivit leur vie ; de leur nombre t 

1. Ce sal&in parait se rapporter à une légende qui ne li^^urc pas dans le Synaxaire. 



614 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

MU > JB.abX'^ > •^0,0- < iDonKi: i 4^4 < at/*'àC't > C3kA< * ailf/hai»- > tiA' 
^' a athfTiP « 4»^^» • An « WC « «DA+n « 1"îi?»C+' I 0bA4>A I ♦JÎ'«ïi 

A 266 b iDXAf I «D^fl, 1 MW t unA«7^'> a «DJk^^TI « J&fl.A- » *^^ « XO » WC » *i 
/i « r'Kh^h* « ikllçTI^A I iDAn « •xiD'/' » nfto^ « «drap » 4»J5"'l«. 
fl»+h++ ' • hT'fiàlM' • ÇClrt* a ID}|9"H i XAfr « tlAK^I/'o»' • llh*: • «DirH 

MU > ^^i<* i nAfl^'tu**' * àhiiLh-adhC a iDAhA- • ¥fUi I nvr^A • 

iohahi*'h I ♦^ I vçc « <D^n.A- • KAoi» I X»' I >nch- 1 ahh't » g'i^'flC 
MaHA-bi: • «»V»iA1* » îl^;»"» « m-i^*» a mh'nà'M'a»' » MH « J&IS'I*. « Ittl 

tu. I ipç^ a iDji'^A « An>A-0v I n>- < i;a- < nuf > nfj\fUi > ^9*kh0v a m 

1. 0, P o/n. • I — 2. 0, P add. o» • — 3. 0, P «*• " ■ (P •>,t(i). — 4. 0, P arfrf. •>«.( 

— 5. 0, P AA" • ♦ " I •» ' • « " • — 6. 0, P — n • — 7. 0, P o»i, • — 8. O, P a«ar«^ i 



ce saint Abbà Nafr, Ce dernier, en entrant dans le désert, trouva une souk 
et un palmier et demeura dans ce désert soixante ans. 

Un jour saint Bafnotyos vit ce saint Abbù Nafr qui venait à lui, nu, le corp 
recouvert de sa chevelure et de sa barbe. En le voyant, Bafnotyos eut peur d 
lui, et il lui sembla que c'était un esprit ' ; alors saint Abbi\ Nafr le saisit et £ 
le signe de la croix devant lui, et pria en disant le « Pater noster ». Apre 
quoi, saint Abbà Nafr lui dit : « C'est bien à loi de venir vers moi, ô Bafnc 
lyos. » Après qu'il l'eut appelé par son nom, et qu'il eut prié devant lui, l 
crainte se retira de Bafnotyos. Ayant prié tous deux ensemble, ils restèrent i 
s'entretenir des grandeurs de Dieu. Saint Bafuotvos pria saint Abbâ Nafrd( 
lui dire comment il était venu dans ce désert et comment il v demeurait. 

Saint Abbà Nafr lui répondit en ces tonnes : 

« Jo demeurais dans un monastère où se trouvaient des moines justes cl 
bons; je les entendis s'entretenir de la grandeur des ermites qui demeuraienl 
au désert et b^s louer pour toute leur belle conduite; et moi, je leur dis : 
<v V en a-t-il ici de meilleur que vous? » Us me dirent : a Oui, ceux qui de- 



:97] 



16« SANÊ (10 JUIN). 



615 



Mi^ » fr^^^- « a^A+ « M^ » aiKoo-i+A « fr^Th* « H*»* i if-A- « mAfl « Arr 

dïl- « Jirfcif <»«^ • M1+ » M^ » o^ftf « A-flf « h^ « M^ « iDAn I M I A»A« 
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^MtOl*i » hCA-f A I h^ I fJTCàiX » iû-ft+* » ^hl i HKHIC i la-A** « ^ 
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iDïncin- » n-iin.u- 1 KAh • h^ • f^r^LX « *^+ « iH^nnin « lo^^^I > n* 

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1. 0, P •>4lill • — 2. A 0//I. 0, P •>«ll I — 3. 5/c A; 0, P o/ii. A I — 4. 0, P — 1 1 — 
5. 0, P add. ^r> I •>!! I — 6. 0, P ont. • — 7. A — t » 



meurent au désert sont illustres auprès de Dieu; car nous, nous sommes 

près du monde et des hommes; si nous ressentons de l'ennui et de la 

triâtesse, nous trouvons qui nous console; si nous sommes malades, nous 

trouvons qui nous visite; si nous sommes nus, nous trouvons qui nous 

habille, et quels que soient nos désirs, nous trouvons à les satisfaire. Mais 

' ceux qui demeurent au désert sont dépourvus de tout cela ». Quand je leur 

rus entendu tenir ce langage, mon âme brûla comme du feu, et, la nuit venue, 

je pris un peu de pain et sortis du monastère. Je priai Notre-Seigneur Jésus- 

('.hrist de me conduire à un lieu où je pusse demeurer. Puis je marchai, et, Dieu 

ayant disposé pour moi un homme juste, je le trouvai et m'arrêtai auprès 

• le lui jusqu'à ce qu'il m'eut appris le chemin des ermites. Je parvins ensuite 

tu ce lieu et trouvai ce palmier : il produit 12 grappes cliaque année; une 

grappe, chaque mois, me sulTit pour ma nourriture et je bois de l'eau de 

vette source; voici que j'ai demeuré dans ce désert, jusqu'aujourd'hui, 

<>0 années, et je n'ai vu absolument aucun visage humain, si ce n'est toi ». 

Pendant leur entretien, près d'eux descendit l'ange de Dieu qui leur remit 
les saints mystères, le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
puis ils mangèrent quelque nourriture. Ensuite, l'aspect de saint abbà 



<iir> r.K rJVRE du syxaxaire. 

W I ♦^.ft « nç^l^ft « HA-nA » XT^^' I xy*C » HM « M-flA i m+fli? i oh/ 

J6X-/: « nul- a iDAAf « aw^tv-ti i nAn- » h»» « ^.^jnc i iiha+ « mihy- 1 1 

•tl^ a œfia « +flir » iojç:+-> i )iVI: « n+A-Th » mf -nAI- « i&M: » >*9 « •? 

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XA-+ t iD^^-flAVO- « am^hl: » AH^* « t^il » Ml » WC » f IIA- « ^A/l 
X-J+ » '^lDAm » 7X. » hr'iïh « XA1- * 

ii"!^ « tncr » n-nw « aah^noL 1 nirt- ::• 

1.0, P ûc/^. ^J^.(i (P A^- ) « — 2. 0, P — c « H. - 3. O, P add, liV t ^-^ft (P TT 
4- ) î — ^1. O, p v.iî'A- et mox iDdAt I I — 5. 0, P o/??. — G. P v^-d i 



Xafr fut transformé et il devint comme du feu, puis il tomba à genoux et 
prosterna en présence de Dieu; saint Bafnotvos le baisa, et il rendit son â 
dans la main de Dieu. SainI Bafnotvos Tenveloppa dans le vêtement de poils 
laine dont il était revêtu, s^en servant comme linceul funèbre, et Tenterra Ai 
cette grotte. VA Bafnotyos pensa en lui-même à demeurer dans ce lieu, à 
place ; mais quand il Tout enterré, le palmier tomba et la source se tarit. Ceci ( 
lieu par la volonté do Dieu, pour <jue saint Bafnolyos ailh\t dans le monde e 
publiât riiistoiredes saints ermites qu'il avait vus et surtout d'abbâ Nafr. Al< 
saint Bafnotyos vint dans le monde et fit connaître la vie de ce saint ab 
Xafr (^t le jour où il mourut, (^)ue Dieu nous fasse miséricorde par sa prière 
i^ou intercession, cl que la bénédiction de ce saint abbà Xafr soit avec noi 
Amen! amen! 

Salut à Abunàfr! au temps où le surprit la mort, quand fut transfori 
son visage comme du l'eu, après ipie Babnudà Teul enterré dans rinléric 
(le la caverne, personne «l'autre ne reçut en héritage la nourriture «pii lui rvî 
élé donnée : la source sc^ larit et le palmier tomba . 



001 



17** SAXK (11 JUIN). 



01 



T'en « x-jt+hi»»- » n^A » ^n « aaa- i f.'M * 

+h++ « hrbVÇC « MUT" I X^71l :•: 

[lonH-f: • AA^ > hdn i XA1*CKr- > ^AXh • X'7tLh-n#fi.C * Ar-A.ç i IUiA 
ïh-l » rtîM I A^A^ » ^^ « h^l «] 

nH-fc I àh^ » h*^^ « K-n » **A « xn « Al-*i' « tii* « h-n « m « îi»*A 

1. P ajoute le « salàni » suivant, HMT • HM « Hh.rA*li t it'i.M :•: 'U'it • trWIi: • h*T.> « r*ftA t 

A'I"^ I ft-t t ymc « *^ « •TTfclflA I OflU :•: — 2. 0, P toujours — K.1r t 



Salut à vous, justes plus uombreux on vertu que lo sable, groupe des 
-aints frères qui avez demeuré au pays do Fésà. Quand rontrainement de 
votre justice cnmme un fer aigu piqua son coeur, Abunâfr se retira de la sur- 
ace du monde, pour que son Amo devînt compagne de Tâme des humbles]*. 

Kn 10 jour également, Tange de Dieu apparut à Joseph en songe, pour 
'|ue celui-ci prît TEnfant ot sa Mère et revînt au pays d'Israël. Quo sa 
i)énédiction soit av(M' nous dans les siècles des siècles. Amenîj 

An nom du Père ot du Fils ot do TEsprit-Saint, un seul Dieu. 



LK 17 l»K SANK 11 juin . 

Vax qo jour mourut le saint pèro al)hà Latson. Ce père était de la villo 

l. I( i suit dans V un « salàni •• dont voici la traduction : 

< Salnl à loi. o /a-lyasus béni! parlapeant la foi avec* Yrkuno Anilàk. Lorsque pour 
' liassn* de 1 âme des frères la pensée de (rouble, lu as jelé le ciero^e, accomplissant le 
^eivice divin, la coupe de la boisson de bière resta seule au milieu ». 

La léj^ende àlaqufdle il est fait allusion ici nous élant inconnue, ce '< salAm » est quelque 
l'eu obscur. Dans le calendrier de Ludolf Comm. '•!*» on ne lil (jue «« /a-lyasus «-um 
l'Ivuno Ainlàk »>. (lelui-ci n'*gna de 1270 à 1280. 



C18 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [lOOJ 

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XAlii*7° » y^W-AÇ « 9««»1A+ I loXAflA « ll^lffl^ • mœùM » +X^^'f t ©+ 
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fl I AXn » 9*%1r « <D«V|ï' I MH 1 ^Ri; i IDAAX4' « A«>»^î1* « auf-A-*"^ « «i»>li 
AI- • 9oahf:f» I MH I linhP a <»X>»Tf « Cht » t^A « M I A+J17 « idA^C 
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*>+ • HW • -nh « Mva a mKtfHflv « hn « rïrt » A«i»*ïiA1' » h«» I liïh. I Xf 

1. A, P — A ■ — 2. 0, P add. tiWWM ■ — 3. 0, P add, »!•• i M* ■ — 4. A om, i — 
5. 0, P add, ♦iWi • — 6. 0, P arfd. tf*AMi^ i • i — 7. P noi-' • jç^ic (0 o/îi.). — 8. 0, P tA" 



de Behnesà. Encore tout jeune, il entendit la parole du saint Évangile : et Qui 
veut sauver son âme, qu'il la perde; et qui perd son âme, trouvera la vie 
éternelle ». Quand il eut entendu cette paro/c, son cœur s'enflamma pour l'amour 
de Dieu. Après avoir reçu les saints mystères, il alla au monastère d'Aswâ- 
het et y mena une admirable vie d'ascète dans les jeûnes et les prières, sans 
interruption; il jeûnait chaque semaine constamment. L'ange de Dieu lui 
apparut, et lui ordonna d'aller vers saint abbâ Isderos {Isidore) pour qu'il le 
revêtit des habits monastiques. Abbà Latson alla donc vers saint abbà Isderos 
qui resta à prier sur les vêtements et l'habit (cxr.fiLa) des moines quarante jours, 
puis il Yen revêtit; et il augmenta sa dévotion et son ascétisme. 

Étant sorti sur le conseil de son maître, il demeura seul et passait ses 
veilles dans la prière et le jeûne ininterrompus. Dans son voisinage, il y avait 
un couvent, et il avait coutume de visiter les moines de ce monastère. Un 
jour, il vint au couvent et y trouva l'abbé du monastère, malade et tout près 
de mourir. Tous les moines l'entouraient en pleurant. Après qu'abbâ 
Latson eut vu les troupes de démous qui l'entouraient , ce saint fit à l'abbé du 
monastère une' demande eu ces termes : « Quelle chose t'est arrivée, A Père? » 



101] 



l?*- SAiNÊ (11 JUIN). 



619 



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h'n#h»C a iDKAhAh « *MW • aihtnf: « Ah i 0X1+ • WmjtiiiAyC i h^ i + 

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aiw+ « JPAW+ a mX^jC"»/. • -rnip I iD+flCP i +Hh^ « ♦^A « AT*1 » :* 

1. 0, P om. I» I — 2. 0, P ai/rf. h> • — 3. 0, P Nh.«»>% • >if ' t 7' • — 4. A o/w. — 
». A /^jJU- I — 6. O, P — »!•••-- 7. 0, P add. rJ^A • — 8. 0, P arfrf. *jçli^ • — 9. 0, 
P ow.— 10. 0, Pnhn,! 



i£t Tabbé du monastère fit sortir les moines d'auprès de lui, puis se mit à lui 
î aconter tous ses péchés et ce qu'il avait fait dans sa jeunesse. Ses péchés 
taient extrêmement graves, et terrifié parleur nombre, il dit : « Pardonne- 
noi. ô mon père, car j'ai fait une foule de choses mauvaises, et avant moi 
j personne du tout n'en avait fait de semblables. Les voici : ayant voulu être 
Tdonné prêtre, et comme on ne m'ordonnait pas, j'allai en un autre lieu et 
jo dis qu'un évéque m'avait ordonné prêtre et je célébrais le Sacrifice de la 
Messe sans crainte; je prenais le corps sacré et j'en faisais un philtre; je 
' ouchai avec ma mère, qui m'avait mis au monde, dix fois, et elle conçut de 
mon fait; quand elle fut sur le point d'accoucher, je lui donnai à boire un 
iîiédicament pour tuer l'enfant. Oui, mon crime est tout à fait énorme, et 
voici venue IMieurr de ma mort et do ma sortie de ce monde, et je n'ai rien 
dv bien à présenter à Dieu. Je te prie, mon père, je me prosterne devant toi, 
«u nom de Dieu, pour que tu te souviennes de moi dans ta sainte prière ». 
Saint abbâ Latson pleura et vit l'ûme de ce pauvre malheureux prise par 
les démons qui la tourmentèrent à coups de fouets enflammés, et elle était 
toute noire. Après l'ensevelissement et l'enterrement de cet homme, saint 
Latson se souvint de «la parole de ce malheureux quand il lui avait dit : u Au 



«20 LK LIVRE DU SYNAXAIRE. jlO 

AV9A* > flHH > H.Xu< < \m I atf.Uhà' > AA'THJi) < hCA-f /i i n^-li- 1 Wii^ 

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i> 125 >■" b, ^RA. I tiao I fi^thC ' * Afl»-\+ I :iTX » mK.f:'»)!^' 1 a-* 1 hMlh « XAm 
A1ll.A'n<li.C * h9'Mt * X*J^ > 0in<& I \m > oiç^/h 1 Kf-MOh* 1 AdA t 

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JÇ-ïiJÇ: » 9flJR • <»«B<:51 I X'7H.M « A.f A-A • tlCA-f A « X7*A«ÏJ& • «Difl^: i 
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mhHifP • >i9«»1- a iDj&a>A- t X«7iUV I KfMl « tlCA-f A a AA9" • Ah « M* 

9 * M t ATX*» « h9n^ » t+Ah • >çAh t -an^ I nja. » flM+ • «hm» • 

1. 0, P •" t ♦" I — 2. A ont. I — 3. 0, 1* »Kj5*:JjtT • — 4. sic A; 0, P fiKh cf. pi 
haut p. 528. n. — 5. A om.; ■ iVIt i «•" i 



nom de Dieu, souviens-toi de moi dans ta prière! » Et il se rappela aussi 
parole du saint Evangile qui dit : « Quelle plus grande charité que celle 
riionime qui se livre lui-même pour son compagnon? » Alors ce saint s'c 
cupa à se faire souffrir de toutes les façons (pi'il pouvait et à prier Noti 
Seigneur Jésus-Christ pour Tâme de ce pécheur, afin qu'il en eût pitié. 11 
tortura lui-mémo et voulut cinq fois mourir. L'archange Michel lui apparaiss 
et lui disait : « Ne te tue pas, car il ne convient pas que Dieu fasse misé 
corde à ce pécheur et il Jie lui pardonnera pas. Dieu, en effet, Dieu juste 
qui opère la condamnation et la justification, ne donnera pas la grâce à ( 
elle ne convient pas et ne punira pas qui ne mérite pas la punition ». 

Quand ce saint voulait cinq fois se tuer en priant Dieu pour TAme de ce ] 
cheur, Michel, archange, venait à lui cIhkiuc fois et lui disait : « Ne te tue [ 
toi-nième, car Dieu ne fera pas miséricorde à ce pécheur ». Mais après qi 
sV'tant noyé lui-même dans la mer, le /lrun% il fut mort, aussitôt il y eut 
grand coup de tonnerre et Nutre-Seigneur Jésus-Christ descendit du ciel, re 
sur le bord de la nier, ordonna à Michel de retirer hî saint de la mer et 
ramena de la mort à la vie. Puis Noire-Seigneur Jésus-Christ lui dit : « Sa 
à toi. mon élu, abbà Lalson, pourquoi as-tu voulu te tuer toi-même à main 
reprises pour ec pécheur, puisqu'il ne mérite pas miséricorde; car ses pécl 



103] \i' s\nP. (11 jrix). H21 

•KlC » flao- a athah/^h » t-Wi » M « AT**} • mf.fU» » XAKAh « ^îk«7H. 
M « Â.f A*A » llCA-^A « hao » I^^C « Aat-h-P « I^T?! » îir»«k a fl»A}i 

athïtooi. I X'iii.M « hfl» » ♦^ft I ^+1*A « Wô » «nfr:* « 7.11. » (iM-t •• 

a»«îi+ » i^Th s oiAHH I MnjM « * «n^-fl» *h « Aii»*ïi* » :'"?ïi « «nV/^X « h1 
Hji>* » onM^ ' mifLIHh ' atdùf* « ho» » «"«tl- » <d|MI. » K-t-ùKAi « H-ft » V 
ÇA . ahM- » tf-Vi » îirMit'' » toh^^ti-a « ^A<:+ « Mh « A*}Ay» » h A » 
'>*►•> « ho» » W-A" « o»<i-> « fl»+^Afl » M « Al-îl1> « fl'0#h » AX*7ll.}i> « hC 
A* A » nA'»+ » •nthri" • «^UA* » «or**:* « Hoom: , nah-M; I rAh.*» » mh 
ohàh * Ïi9'ahii't » *rtk « 

fl»>irjM<:TI » f.(Uir « }i'7lUi) « A+^A » M » Al-**» • h'^'i « îi-flAh » 
^•ï<-J&f « AT**» « JiAo» I W-A* « nf.'l'ttC « +Tlh<:h » hOh « ^Ih-fl' « d«l> « X 

nf.9:âiV « 7Jïi-Ah' « M « h^rinv » hA^-tir^n»- » id-a+ « tfox-rh^e. « ajmdI-^ « 

1. — /i-iio., p — /Kv I — 2. 0, p om, — :j. 0, r — ^ • — '1. 0, P — f I — 3. 0, P 

ndd. t\nao*à, » — (>. O, P -mi;! 1 — 7. 0, P iijr" • — 8. 0, P tf»»-/liA i 7jÇ:An 1 — 0. O, P 



^oiit tout à fait nombreux, honteux, et plus grands que tous les péchés, et il 
ne faut pas même que les hommes s'en entretiennent )). Saint abbà Latson 
répondit »*n disant : a Je te prie, ô mon Seigneur Jésus-Christ, d'avoir pitié 
de ce pécheur et de le saucer des tourments; si tu n'en as pas pitié, jette- 
moi moi-même avec lui dans les tourments ». 

Alors Notre-Seigneur comprit que le saint se tuerait lui-même bien des 
lois pour ce pécheur, et Notre-Seigneur ordonna de faire venir ce pécheur; 
Noire-Seigneur le prit, le toucha de la main et le rendit comme de la pous- 
sière, puis il dit : a Que cette ûme ne subisse plus de tourments, depuis 
maintenant à jamais, et qu'elle ne trouve pas de miséricorde pour réternité. 
mais qu'elle soit comme toute poussière »>. Alors saint abbà Latson glorilia 
Xoirc-Seigneur Jésus-Christ pour la grandeur de sa clém<Mice et d(î sa misé- 
licorde, lui (jui avait eu pitié de ce pauvre et l'avait retiré des tourments. 

l'iusuite Notre-Seigneur dit à saint abbà Latson : « l*]n vérité, je le le dis. 
o mou élu Latson : f[uicun([ue fera la mémoire ou (|ui donnera de Teucens, 
ou une olIVaude pour reucliarislie, ou de Thuile, ou un cierge, ou (|ui ras- 
sasiera TafTanu' ou cpii donnera à boire à qui a soif, ou qui vêtira celui qui 
esi lin, en Ion nom, an jour de ta mémoire, ou qui écrira ta vie. moi, j'écri- 



622 [.E LIVRE DU SYNAXAIUE. [10 

io>if.^HH « ittir i ^mahhjTtio^ « ioh7+ i Httir » hmOA^ « firi: i A-flA^ 
9C7 » IO-A+ I A^f^ t n'MU& • Ailrfi^ « id4'<9«AA « Kfl i A1-J17 1 +é«y*'#»i 

i»*A a loAn « étx^ I +PJC'A** « tohi^nDC I àhntt.h'ttih.c I lo^d^^ I ai 
r « X'itLh-nfh.c I f^rdia » axa** i mn^hi: « eiiA* i ^aa»> t hrk'i • a 

\h^r • AKn t a^-jw i fihvî « »•? t nlnvn :•: 

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[nmn-t « *A1- 1 hdfi » +TIII*. « Mid » k^'n * ma. « orui • a^nih^^ 

p 126 a noçi I ^A^ I HfrJjtC I IO-A+ I imc^ « a^f^t^oof. I AK*7tLh*-fl#lbC « fl+;3 
A- 1 •flM-l i XAh f llh» I Ai&^l t îif»+pjtA** I Tfl+A I **A « >n^ • ! 

:* I oùVàh » n^C^f* I m+nA*^ ■ iD\,j&A;h4* • ^^^^-^ » mt^f^^tc • y 

1. 0, P add. K.f A*<i > ncA-f^fi i — 2. A/Ml > — 3. Ainsi les 2 ms. ; à lire n^;hcy*fi ■ — 
— jçA» I — 5. n;iiC I — (>. P ont. 



rai leurs noms dans le livre de vie et j'effacerai tous leurs péchés ». Ayfi 
dit cela, Notre -Seigneur Jésus-Christ — qu'il soit loué! — monta a 
cieux avec une grande gloire. Alors saint abbA Latson ressentit une vive jo; 
il retourna à sa caverne et passa de nombreux jours dans les exercices spi 
tuels. A la fin de ses combats et ayant accompli le bon plaisir de Dieu, 
mourut en paix. Que Dieu nous fasse miséricorde par sa prière, et que 
bénédiction soit avec nous. Amen! amen! 

[Salut à abbà Latsun qui, par la prolongation de la souffrance, put fa 
sortir de la damnation un homme perdu. Tous les trois jours il ne mange 
nue du feuillage; par suite de la vie d'ascète, à cause de la grande lutte spi 
tuelle qu'il soutint, son corps était devenu léger comme un souffle\ 

En re jour égaloment, tombe la mémoire dabbA PalAmon, grand solitai 
anachorète, contempteur du monde; il demeurait dans une montagne' 
servait Dieu dans un ascétisme rigoureux au point que Satan fut lassé ] 
son ascétisme. Ce saint dcmfeura de longs jours dans le silence et la solitu( 
il ne riait point du tout ni ne s'entretenait avec qui que ce fût, mais au c( 

1. Ou bien : un couvent: « mer » ou « le fleuve ^Nil) » (?1. 



105] 17" SANÈ (il JUIN). 623 

/L^-a t «DJW^d « ©«DJM» » <D'A+* I y^JÇ-C 1 «DX'Tti.h'flA.C » «•»*♦& i AiXh » 
A.:iA* » A-MK. » AAT»! i j6l^>A » AAj&«Il' i M • A)i^ • AootdM i ClfrA i 

+ f A^f « ©lie » W-A- « MlflCh I 2i9*'}hAh i iDMho" i Kovh^h • Aj6«l'ï • 

(v^i: > js.x^ ' AAA.h > hhh • ^A^f. > :^m.h^h' « 0Aa>y > l-'^/^X > •nih'» 

1. O om. — 2. "hf. — 3. «»}k.:»x1 • — 4. 4.n. — 5. («k^t • *". — 6. P ont. — 
7. Sic mss. — 8. P — th. 



traire, il pleurait à cause de ses péchés, nuit et jour. Souvent Satan lui 
procurait des agréments et des choses qui faisaient rire et il ne souriait abso- 
lument pas, mais était triste et affligé, au nom de Notre-Seigneur Jésus- 
Christ; et, à cause de cela, Satan se fâcha contre lui. Un jour abbà Palàmon se 
leva et alla dans une ville d'Egypte {le Caire?) pour vendre le travail de ses 
mains; pendant qu'il cheminait sur la route et pleurait sur ses péchés au 
point qu'il était près d'avoir les yeux arrachés à force de larmes, Satan le fit se 
tromper de chemin et ne le laissa point s'apercevoir de la direction qu'il sui- 
vait; au bout de sept jours, le vieillard, près de mourir de faim et de soif, 
lomba à terre; Dieu, ami des hommes, ne laissa pas son serviteur PalAmon 
devenir la victime de Satan, mais il chassa l'esprit impur et l'écarta de lui. 
Le vieillard, comprenant tout ce qui lui était arrivé, s'écria en disant : 
(( O mon Seigneur Jésus-Christ, secours-moi! » Et aussitôt il entendit une voix 
qui lui disait : « Ne crains point, car l'Ennemi n'a aucun pouvoir sur toi; 
seulement, lève- toi et marche urt peu vers le nord, car tu y rencontreras un 
moine, juste et ùgé, qui demeure dans le sein d'une montagne; il se nomme 
Latsun; il a enduré beaucoup de peines pour mon nom; dis-lui tout ce que tu 
as fait depuis ton enfance et la façon dont Satan t'a tenté. Il priera pour toi 



«24 LK LIVIIK l)i: SYNAXAIHK. io6| 

•>H • ^MMl « aonMio-C « ^IÇl* « HjP.fl. « MlUX » flA^h « hJtlii « XAh » M 

C « ohM^ 1 liMt » ho» « K"tv I "ï-fl^: » >kftfl»*f » «»JtX « -^rif • Af-flll • a»h 
Arll;^ > AA-flf : a>A.:l'|l7]r I Xj^oHd ' A<"> ' X'^il.hr ' A.f A*A > tiCA-f A i 09 

•ç. » xcxr^ « me » *•>«:+ « h*» « oit • it-/*' « ha* f «v^i- 1 a»'»;h-i' • 

^A » -flhO « fM» « MVi* « r^ » 0:i>i7 « A-fc « "H»? I •flfrri • 0i^a>Aï I 

1. om. — 2. m-JH- i — 3. add. "nao i 



ju3(|u'au |)ardou «le tes fautes ». Sur-lc-chainp le bienheureux Palâmon se 
leva, emporta un [)eu de l'ouvrage de ses mains et marcha vers le nord de 
la montagne, en récitant le psaume de David qui dit : « O Seigneur, en ton 
nom. sauve-moi », jusqu'à la Un; et aussi le psaume lx", jusqu'à cç que Dieu 
l'eut conduit à l'endroit o» rinil le vieillarrl Latsun. A sa vue, le vieillard 
Latsiiii éprouva une grande joie, le haisa et le lit monter sur une pierre. 

Après leur prière, ils s'assirent, et saint Palùmon se mit à pleurer amè- 
rement et à lui raconter toutes les fautes qu'il avait commises depuis sou 
enrance, en demandant souvent son pardon. Il lui explicjua encore comment 
Satan l'avait lente. Et il lui dit : « Un jour entre autres que j'allais en Kgypte 
{nu (lairc?) pour vendre le travail de mes mains, Satan vint à moi, troubla 
mon esprit, et ne me laissa pas invoquer le nom de mon Seij4:neur Jésu^- 
Clirist: i! me montra aussi une ville bâtie comme la ville du roi, la capitale, 
où il y avait des eaux, des jardins oi des arbres, lît pendant que je pensais 
à Ncndrc le travail de mes mains, le diable m'apparut sous ras|)ect d'une 
fcnirue Iriste, doul le mari était mort en lui laissant de grands biens. Elle 
me dit : u Je l'achète ////r/r/z/r chose », et me lil entrer dans uiu» chambre de sa 
maison, déposji les corbeilles de ma tète, me lit ass(»oir, lava mes pieds, com- 
manda à ses seivantes d'apporter une table et du vin, et nie lit beaucoup 
d'instances pour (pie je mangeasse avi^c elle. Nous mangeâmes, nous bûmes 
et nous nous enivrâmes. Tandis (|ue nous nous entretenions, toutes les ser- 



107: 17' SAN^, Il JUIN!. 025 

Ah » AAT"* « MA, « AMI* » M+AAIih » «dAHi'I» « f*AA.f i VU- 1 >Oi0*1lhh « h 

A- i AKn « AAI^l « A^I^^U » K-^A » h-Vh^'J i fl7k'7H>-flrfi>C » hiwi i f^hù 
fst Util '>ai.h'1rXi tt iDhmn I '^'^/*'h. t ©xaP i r*A+ » lorA^AP :•: (Dook 

1. mn \ — 2. — -fcV I — 3. o/;i. — 4. — ^o- • 



vantes sortirent, et nous restâmes tous deux. Aussitôt mes yeux brûlèrent 
comme du feu de la passion de l'impureté; je ne me souvins plus de Dieu 
qui est au ciel, ni de ses anges qui Tentourent, et il me paraissait évident 
que je couchais avec elle. Puis, à mon réveil, je regarde et ne trouve plus 
rien, ni femme, ni maison, ni table, ni homme, ni bêtes, ni eaux, ni jardins. 
Mais je me trouvai roulé au pied de la montagne où je demeurais et j'étais 
tomme qui n'a ni mangé ni bu. Alors je pleurai très fort et je vis Satan 
debout loin de moi qui riait de moi et me disait : « Malheur à toi, PalAmon 
(( solitaire, parce que tu t'es égayé et que tu as ri avec moi : voici (jue je t'ai 
c( pris comme un oiseau ». I^]n entendant ses paroles, je fis sur moi le signe 
de croix, et il s'enfuit loin de moi. 

•« l^t maintenant, ô mon père Latsun, j'ai recours à ta sainteté: prie Dieu 
de nie pardonner mon péché et mon crime! » Ahbà Latsun répondit en disant 
à abl)à Pah\inon : « Xe crains point; j'ai conliance en Dieu (ju'il te pnrthin- 
iiera ta faute ». Alors ils se levèrent et prièreni trois jours et frois nuits, et 
une voix parvint jusqu'à eux qui'disait : « Ne craignez point, mes fidèles ser- 
viteurs! Désormais fr^niiemi n aura plus pouvoir sur vous; quant au péché 



<<2»i LK LIVRE DV SYNAXAIRK. [108J ' 

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rKn > A^X.*} > <DWi<: > 'tn i «7tl^{. « MH • jS.A.-n«h > Ali'THji'fMbC < tDhhi 
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A^^'în.X'flA.C • ooWmJ • a»oi»A+'7UA* -îs 

A<S.fr » i;»P t +^ja» t ^fii ::: 

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«11;!* 1 111+ t a»A5i I *<Dl*Af"f- » AI»* t J&AWi^ * a»Afl » AU* » aoOCf » «• 

1. om. — 2.0 AHH":) I «^UA I — 3. ida" i — 4. >iç '. — 5. mik^^fiiT (sic). — 6. 
i»-nt 1 — 7.0 ntf»V?^t I 



commis par Palâmon, je Tai mis sur la tête de Satan; et non seulement le 
péché de Palâmon, mais encore je reporterai sur lui les péchés de tous ceux 
qu'il a tentés ». Ensuite abbA Palàmon reçut la bénédiction d'abbà Latsun 
et alla à sa demeure en louant Dieu. Puis il mourut en paix. Que sa prière 
et sa bénédiction soient avec nous, dans les siècles des siècles. Amen! 

Salàm à abbâ Palàmon qui, après avoir été séduit par celui qui aime la 
perdition, Satan, en produisant des fantômes de différentes formes, de Dieu, 
miséricordieux et compatissant, pardonnant sa faute, fut envoyée une voix 
qui disait : a J'ai reporté cela, son péché, sur la tête de Satan »]*. 

En ce jour également, mémoire du saint et bienheureux abbà Garimà. 
Le père de ce saint était empereur de Rom et s'appelait Masfeyânos; sa 
mère, nommée Sfengyà, était stérile. Ayant prié Notre-Dame, la sainte Vierge 
Marie, celle-ci lui donna cet enfant et elle l'appela du nom d'isaac. Quand 
il eut grandi, on lui apprit les saintes Ecritures de l'Eglise, puis il fut ordonné 
rliacre. A la mort de son père, les gens de Rom le firent régner sur le trône 
de son père. Il passa sept années à gouverner avec justice et avec droiture. 
Lorsque abbà Pantaléwon de la cellule apprit cette nouvelle, il lui envoya dire : 



[109] 17' SANÊ [11 JUIN). 627 

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1. après a<WA.4- 1 — 2. P "Kfjt- i — 3. •*" • — 4. Sic, ff^c • dans l'Homélie de 
Yohannes év. d'Aksûm, éd. Conti Rossini, et ailleurs ^tM • — ». 1 • — 6. om. « i — 
7. 0»A>i — 8. jbV • 



« O mon fils Isaac, laisse les morts enterrer leurs cadavres; pour toi, viens 
vers moi pour chercher le royaume du Christ ». Ayant entendu ce message, 
abbà Garimâ laissa son royaume et sortit pendant la nuit. Alors lui apparut 
Tange Gabriel qui le porta sur son aile étincclante et l'amena, à la troisième 
heure, au seuil de la maison d'abbâ Pantalêwon : or la longueur de son chemin 
est de dix mois et quatre jours. Alors vivait le roi d'Ethiopie Al-Amêdâ. 
A la vue d'abbâ Isaac, abbû Pantalêwon Tembrassa et le baisa, puis le revêtit 
des habits monastiques. Il vécut dans le jeûne et la prière à tel point que sa 
peau était collée à ses os. 

Ensuite, il alla au lieu de Badarâ*, et y demeura vingt-trois^ ans, faisant 
d'innombrables prodiges : il chassait les démons et guérissait les malades. Un 
jour, il sema, de bon matin, du blé et fit la récolte le soir; on en fit le pain 
pour Toffrande eucharistique. Le lendemain, il fit monter les bœufs pour la 
trituration sur un arbre d'acacia, et leur fit fouler les gerbes de blé, et il y 
en eut une quantité do 77 mesures. Il planta aussi des ceps de vigne sur de la 
pierre : elle poussa et donna des fruits à l'heure même. Il écrivait un livre et le 
soleil était près de se coucher; il l'adjura de s'arrêter, et il s'arrêta jusqu'à 
ce qu'il eut achevé son livre. Là où il a craché sa salive, elle est demeurée 



028 r.R LIVRE DU SYNAXAIRE. [U 

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jusqu'aujourd'hui, guérissant les infirmes. Quand un roseau tombait de i 
main, il poussait ce jour-là. 

Un jour, des gens vinrent auprès d'abbâ Pantaléwon pour le caloir 
nier et ils lui dirent : u Le prêtre Isaac, après qu'il a pris de la nourritun 
célèbre les saints mystères ». Abbâ Pantaléwon étant allé chez lui, il 1 
I H'çut, allant à sa re;?ro;/^;r jusqu'à la route; il lui dit : <c mon enfant, écarl 

! les gens pour que je te dise un secret ». Saint Isaac dit : « Ecarter les gens!. 

I mais que les arbres aussi et les pierres s'éloignent de nous! » Kl il arriv 

selon qu'il avait dit; ils se retirrront à cinq slades. Et abbî\ Pantaléwo 
dit : « Tu m'as effrayé, mon enfant Isaac ». Depuis lors, il fut appelé abl 
Garimà. Puis, quand il eut achevé sa marche vers le bien, notre Sauveur h 
apparut et lui donna le « kidan » en faveur de qui invoquerait son nom i 
forail sa commémoration. Aussitùl, il fut enlevé sur un char lumineux ( 
(lisparul. i)\u) Dieu nous fasse misériconU» par sa prière dans les siècles d« 
siècles. Amen! 

Salut à abbii Garimà f[ui, pour montrer sa grande puissance, fit que I 
semence fiit en même temps pourvue de son épi; du lieu où était ce juste, 
l'aspect de sa grandeur et à l'éclat terrifiant de sa voix, h^s pierres se son 



fllJl 18" SANK fl2 JUIXi. 029 



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1. om. P •A^ (msn ' ^' r). — 2. 0^A • ^ . — "i. o •tr-fc* i — 4. o, P a"-»»»» i — 

"i. o. P jR*- ' 1 ai^.« ' 1 — fi. 0, p H»-)t1: I 11" I — 7. O, P mUi > 



En co jour égulenient, iiuMiioire dos justes Ella-Akoron, abbà Palàmon, 
Martàlomèwos (liarthélemt/), Eskendervàot Eskendros (Alexandra el Alexandre), 
martyrs: de Yosi- o\ do Arsinià la juste. Que Dieu nous fasse miséricorde 
par leur pri<'*re dans les siècles des siècles. Amen!' 

Au nom du Père H du Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dieu. 

r,F. 18 DE SANK (12 juin . 

Kn co jour mourut le père saint abhà Dimyànos (Damien), patriarche do 
la ville d'Aloxandrio; dans le uombn> des pères patriarches, il est le :15°. Ce 
saint fut moino dès son onfamo, dans le désert do Scété: il passa dans l'ascé- 
lismo cl la dévotion dix-sept annôos, et i'ut ordonné diaoro au couvent do 
sailli al>l)A ^ Oliamics. 

Après quoi, il alla au monaslère do Batàron*, c'ost-à-dirc inonastèro 
dos Pôros, (|ni se Irouvcî au concliant de la villo d'Alexandrie. Il sV dô- 
vona au sorvioe do Dieu el moua une vie do pénitence send)lable à collo 
d(»s erniiles. A la nominalion d'abbà P(Mros au palriaroat de la villo d'A- 



C30 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [Uj 

p 127 b h-a * M * ^TCft I A.* t A*A1- > +Açhii»' » h.K.ii « ♦**«• I mfhr^-'i 

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1. 0, p m/n-h' . — 2. 0, p H • — 3. «hCA.-) • P hCM"» • — 4. 0, P ««A. ' i — 5. I 
— t : 0, P add. *At i t^cnï**^ i — 6. 0, P om. i — 7. 0, P hf-IA i — 8. 0, P — > • 



lexandrie, celui-ci demanda un homme de science pour vivre près de lui dani 
sa demeure afin d'être assisté dans les travaux du patriarcat et de prendre 
son conseil dans les affaires de TEglise. On lui fit l'éloge de ce père; il le 
fit venir vers lui et le pria de demeurer avec lui ; celui-ci l'accepta et demeura 
dans la maison du patriarche. Il tint une conduite irréprochable et eut l'affec- 
tion de tout le monde. A la mort du père abbâ Pô^ros, le patriarche, Icï 
évèques et les docteurs, d'un accord unanime, nommèrent ce père abbâ Di- 
, inyànos, malgré lui, patriarche de la ville d'Alexandrie. Sa conduite fut irré- 
prochable en tout. Il était toujours à écrire des lettres et des homélies qu'il 
envoyait dans toutes les villes. 

a. 

Il y avait au désert de Scété, au monastère de saint abbâ Macaire, des 
hérétiques impies partisans de Malétes [Mélélius) Thérésiarque. Ils buvaient 
du vin dans la nuit à plusieurs reprises, et le lendemain recevaient les mys- 
tères sacrés : ils prétextaient que Notre-Seigneur — qu'il soit loué! — avait 

• 

donné à ses disciples deux coupes; la première coupe d'abord, il la leur avait 
donnée sans dire : « Ceci est mon sang »; il donna une seconde coupe après, 
i'I leur dit : « Ceci est mon sang'». Mais saint Dimyànos leur découvrit leur 
erreur et dit : « La première coupe était avec' la Pûque de l'Ancien les- 

1. L'arabe : aussi pmle : ^^^'' 3^^: O el I* »< rst semhlaijle à -. 



[113] 18* SANÈ (12 JUIN). 631 

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Aîi^ « W 1 HMflA 1 M.* t m^àh* » ^CXfr a ^A i Oh^isA t frMf « *ih 
hA 1 iDg^OAt « (DOhïti:''' I HUA* * HA'^A^ t \.^^Alfl « X^TT»* « -TA*^ t 
«DA,|f--WX' a iDKWi^ « A*+ I A^9 « -nM-:* I }|»*/*'A+ t ^^lAÇl- 1 t^A*»" t i 

1. 0, P add. MhjB I — 2. P HK." • — 3. A o/w. i — 4. 0, P -tPj^CH (ar. ^^^l>). — 5. A 
0///. P add. j^f^fTîi (0 o/;i. ip^^n — .eT*') ■ — G. 0, P ^^A. i ♦jçrll^ i — 7. 0, P hn»^ (ar. 
y y) I — 8. 0, p ndd. fl^Mi I — 9. A om. i — 10. 0, P ow. • i — 11. 0, P — A*- 1 



iament, qui était le sacrifice de la Loi ancienne; mais quant à la nouvelle 
Loi évangélique, les canons des Apôtres excommunient quiconque goûte 
juelque chose avant le Sacrifice. » Il y en eut parmi eux qui se convertirent de 
riuiquité de leur pratique et lui obéirent; mais il y en eut aussi parmi eux 
jui ne lui obéirent pas et ne quittèrent pas leur pratique mauvaise : il les 
• 'xcommunia et les bannit. 

Au temps de ce père, mourut Towofilos [Théophile^)^ patriarche de la ville 
<l'Antioche, et à sa place fut nommé un hérétique qui ne croyait pas en la 
rrinité Sainte, mais disait que Dieu est un seulement, non trine, et il ne men- 
lioimait nullement la Trinité. Il envoya une lettre sur sa foi perverse à abbà 
Domyànos. Ce Père Tayant lue, éprouva, à son sujet, une vive tristesse, parce 
que dans la lettre de cet homme il n'avait pas trouvé le nom de la Trinité 
Sainte, mais il avait montré son hérésie^ par sa lettre, en disant qu'il ne con- 
vient pas de nnMitionner le nom de la Trinité, mais que Dieu est un seule- 
ment. Ainsi disait-il dans sa sottise; ce père s'en affligea grandement et lui 
••<Tivit une lettre où il lui découvrait, moittrait la véritc et disait : « Dieu, s'il 
*'st sans doute un dans sa divinité et en lui-même, pourtant il est trois per- 
sonnes et trois hvpostascs, mais il y a une seule essence qui est éternelle, et 



(532 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. | 

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1. 0, p M' I — 2. 0, p — iM — 3. 0, p — ^ I — 4. 0, p Jt>t • — 5. 0, p •AiM I 
0. 0, p A-H-Vf: I — 7. 0, p 0/W. K. • — 8. 0, p >:S I — 9. 0, P O/ît. Tl i — 10. P 0/lt. M 



ne reçoit ni augmentation de ce nombre, ni diminution, d II lui écrivit 
nombreux témoignages tirés des paroles des saintes Écritures ou basés i 
les démonstrations du raisonnement; et il démontrait en lui disant : c Di 
n'est pas sans la Vie et la Parole éternelles. » Quand sa lettre, pleine de 
jjcràce de TEsprit-Saint et de sa foi droite, parvint à cet hérétique, le | 
triarche de la ville d'Antioehe, les ténèbres de son âme ni la pauvreté de 
science ne lui permirent pas d'en comprendre le sens; mais il demei 
dans sou hérésie, et alors ce père abbà Dimyi\nos se sépara de la comna 
nion avec cet hérétique. 11 ne laissa personne de son troupeau en faire me 
tion, au temps de la prière ou à celui de la messe, durant vingt ans, ji 
qu'à sa mort. Ensuite, ce père abbà Dimyûuos passa à garder son troupefi 
par ses lettres et ses monitions, l'espace de trente-trois années. Il parvint 
une belle vieillesse et plut à Dieu, puis mourut en paix. 

Que Dieu nous fasse miséricorde par sa prière, et que sa bénédiction 
sou intercession soient avec nous dans les siècles. Amen. 

^Salut au patriarche Dimyùnos, notre père. Pour le service du saint Sac; 
lice il fut rempli de souci et de zèle; ceux qui prétextaient ce qui avait 
lieu au jeudi de la Pûque juive, au jeudi saint, il les reprit et les excommur 



[115] 



19* SANÊ (13 JUIN). 



633 



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f Aok: I 9*AA t XniN l 'tn • n»i- > llCA-t^ • œi.-HD i h^i» i ^ïl-l • tiCA 
-fc^Ç* a IDA^A^ I Khi^ « h^ « fi^^oomOh I r/^OLi-'t » 4»^A1- « iDl*n»A- I 

1. P ajoute le salàm suivant : )i^ • h-n ■ à0 > 0X-n> ■ )i«» • i»A4. :î: nikli i -ntA i X'7H>'n^ 

K.fh^^ • HjB»^ :!; — 2. 0, P arfrf. Nfl^C^^tU- i tAh* i — 3. 0, P — A i 



pour qu'ils ne reçussent pas reucharistic, après avoir bu le vin pendant 
toute la nuit précédente], 

;^En ce jour également, mémoire d'Esderos {Isidore) y martyr. Que Dieu nous 
fasse miséricorde par sa prière dans les siècles des siècles. Amen]. 



Au nom du Père et du Fils et TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 19 DE SANK (13 juill). 

En ce jour, c'est saint Giyorgis, le jeune, martyr. C'est Giijorgis Ma- 
zàhem', au temps des Musulmans. Le père de ce saint était un musulman des 
Balaw; il avait épousé une femme chrétienne de la ville de Demérû, au nord 
de TEgypte; il (»n eut trois enfants; ce ^aint était l'un d'eux. On le nomma 
Mazàhem. 11 allait av(îc sa mère à l'église et désira rire chrétien. Il demanda 
à sa mère de rorevoir les mystères sucrés, mais elle lui dit : « Personne ne 
peut recevoir des mystères sacrés sans avoir rcru le baptême chrétien, et 



G34 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [a 

♦ I T»*++ » ticn^ « (Dfihoh'i I '}^di a iPhr^ti • iDiin* I c++* I n^hi 

OfthAt I flAfl* > iDj&n> I Ali^ I liï+ I H-l: > c++* t Td^;f- > h^ i m^C 

aHft+ I ^f f 1 1DJ&I1+ I i-nft+ » n-W I hCft+^'J I Xc « j^haH*» 1 Td^+ 1 

iD/kn « AU+ I ^ID-An I -0X4.+ « ïlChilfWt » fl^MiJt^ « hmi I ♦|ii-)i+ 
o 16 a |i^+j^ , * j^nimi+ I T9^++ I hCft+Ç* a lDh»ni^-f • lio^ > hn» t f.ihC • -ïh 
hAîi I UlC t œf^Oiao^ I T^++ I hCft+V « Oirh^ • '^d t 07^ i -OCa^* i 

hCft+Ç « nof I iDiDAm • ft1«^ t Xf-C^ft I œhh^cy • +'ïnA;»^-* I iDX'IrMf 
mh-n?» I Irrtk j «Jrif a iDli^TI • JC-*» I I0>f • -ïn • 07^ i *AÇT t h(h+^4l' 

ai>n^ « a+ I r9»+ s m^n I +h/*'+ • tiçu- 1 #h^ • -ïn « 01^ I +nw: I iD 
AKh » An+ I hCA+^l I H+*A I Xf-CXA • A^*+ « (PhT'H » +«|&m i '%ti 
vnù i /Ç:^^ t (Ddrth i ttvo- 1 +'>nA;Hh^ • iDh'VttfP I œaomohp i A^h- 
-I « IDM+ » ilh/Li; • A^h--»! t hCA+^Vi;+ • oi+flui* i A^h-'»'» » Â.+h- 
T » Alf^J* « +^.A a iDfl«»+rh 1 ^h-*»! « aHA+ i n,+ • 1«»+A a ID+P'a}|. f • 

1. 0, P ^t^t I — 2. j&iKV I ificnt/vu I •jBm' I P om. oi^n — jU.^x: et Tf*" i nc 

— 3. ne/, P ncn/ • — 4. 0, P tvi^^ i ho74 i .«-tu. i — 5. P n^f ka-" (?) 1 w-tmM'' 

— G. 0, P t-vnA^ I 



ry(m/{(/ il est pur. i> Puis elle lui donna des morceaux bénits d'culogiesc 
quand il les eut mangés, ce fut dans sa bouche comme le goût du miel, i 
réfléchit en lui-môme et dit : a Si ces morceaux ont le goût du miel dans m 
bouche, et pourtant ce n'est que du pain pour les chrétiens, quel sera le go( 
{la douceur) de TEucharistie? » Et il désira devenir chrétien. 

Quand il eut grandi, il épousa une femme chrétienne, à laquelle il Ji 
connaître son désir de recevoir le baptême chrétien. xVlors sa mère lui con 
scilla d'aller dans un autre pays pour recevoir le baptême chrétien. Il ail 
dans le pays de BcrbayA * ; mais son affaire fut découverte, il eut peur et s'en 
fuit dans la ville de DemyAt [Damielte) où il re(,*ut le baptême chrétien, et chan 
gea son nom en crlui dr Giyorgis. Mais les musulmans rapprirent, Tarrêtèreii 
ot lui intligèrent de grands tourments. Puis il se sauva à Saft Abutrab^,où 
demeura trois ans. Son histoire s'étant découverte, il alla à la ville de Qclu 
et servit dans Téglise de saint tieorges, le martyr. Après quoi il retourna à 1 
ville de Demèrfi. Les Musulmans^ apprirent son histoire; ils le saisirent et 1 
livrèrent au préfet. C(^ préfet avait pour fenmie une chrétienne, et elle lui dit 

1. O : Bai yi\, V : Barhayà (ar. hj: duscrth — 2. O : Abutarâb, P : Alulràb. Cf. Aîné 
lineau, Gêogr., A 12. — ',). O, P ajoutent : « do la ville de Demerà ». 



ril7] 19« SANÊ (13 JUIN). 033 

©•l+l-Ah a iDf.niA-«^ » ♦^A • iX^Xh • «»HA^ « 1IK- « Hl-A** » K^ïA « 
\.^tlA^ « AMHAf ' « Â.f A-A • llCA-f A » fl»AR • h'TVOvUàtJC « A^fl>- « A'H 
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— >i> I — ^1. 0, P — jB I — 5. 0, P n* I nïi«* I — 6. 0, p — ^ • — 7. A tntV i — 8. A jb 

« Ne torture pas ce saint. » Alors le gouverneur renchaina en prison; mais 
les Musulmans se réunirent, forcèrent la porte de la prison et fouettèrent du- 
rement le saint, lui fendirent la tête et le laissèrent tout près de mourir. Les 
Chrétiens étant venus le matin pour l'enterrer, car ils le pensaient mort, ils 
le trouvèrent vivant. 

A la suite de cela, les Musulmans se réunirent et, ayant tenu un conseil, 
ils lui dirent : a Si tu n'abandonnes pas ton dessein, nous te ferons subir une 
rude torture et te mettrons à mort, y) Saint Giyorgis MazAhem leur dit : 
« Faites ce que vous voulez; pour moi je n'apostasierai pas mon Seigneur 
Jésus-Christ, fils du Dieu vivant, créateur du ciel et de la terre. » Ils s'irri- 
tèrent contre lui, le suspendirent à mort à un màt de vaisseau et le torturèrent 
d'une manière violente. Après quoi le gouverneur ordonna de le descendre 
de ce crucifiement et de l'emprisonner ; ils lui firent selon ces ordres. Sa femme 
l'exhortait à la patience, le fortifiait, lui apprenait à penser en lui-même 
que cette torture qui lui arrivait, était pour ses péchés, afin que Satan nu le 
tentât pas et ne gûlàt point sa soufl'rance s'il s'était enorgueilli et avait 
pensé en lui-même qu'il était comme les martyrs. Puis, l'ange de Dieu lui 
apparut, une nuit, le consola, le fortifia et lui promit qu'il serait mis au nom- 
bre des martyrs. Il l'assura aussi que, le lendemain, il aurait la tête tranchée. 



630 LE LIVRE DU SYNAXAIRE, [llj 

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hft+c^f * « x^y I ^cyr" « ir7n t ia.a m: 

AA^ t A'flTiA.-t » afliaD^9^C'P « flAPA' * 
fluDON I IJtA- « Tlh*" I M* Arh I IJÇ-A I:] 

1. 0, P fVnA^ I — 2. 0, P 0//I. 1 — 3. A — -t I — 4. 0, P Ti-Vt i — 5. nilj&^ i 

Le matin venu, les Musulmans se réunirent auprès du gouverneur et h 
demandèrent de couper la tête du Saint. Le gouverneur ordonna de s'e 
saisir pour qu'ils le traitassent à leur guise. On le sortit de la prison et on h 
trancha la tête au glaive, près de l'église de l'ange glorieux Michel, dans 1 
ville de DemêrA, et il reçut la couronne du martyre dans le royaume des cieui 
Ensuite, on alluma du feu sur son corps, et celui-ci resta dans le feu qui brûl 
ce jour-là puis la nuit entière, mais il ne fut pas consumé et le feu ne Tatteign 
pas du tout. Après quoi les Musulmans le prirent, le placèrent dans un panie 
et le jetèrent à la mer; mais, par la volonté de Dieu, il arriva dans un poi 
du littoral d'une île; sa mère l'attendit, le prit, l'enveloppa du linceul funèbr 
et le cacha chez elle quelques jours. Puis on lui éleva une église où To 
déposa son corps; il fut la cause de miracles et de prodiges nombreux. Qu 
Dieu nous fasse miséricorde par sa prière et que sa bénédiction soit ave 
nous dans les siècles des siècles. Amen. 

[Salut à Giyorgis qui a supporté toutes les épreuves; tandis qu'on dister 
dait ses reins et qu'on lui meurtrissait le crAne, aussitôt lui apparut Marie 
colombe de Galilée. Salut à son épouse et compagne BasyulA' dont le combf 
se mêla au parfum agréable du combat de l'autre]. 



[119] 19« SANÊ (13 JUIN). 637 

)W"^T « hr'ahi^f. « Ait^> I i&x-t I inc i lD•ol^Aiy « idw « a^ « hr^di 

^0- t A+frC^ft 1 ooY^'n 1 M-A-n^ iD+h^> t ahtn^ i ax^h» > \.PfrA • 

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♦<i» 1 n+Jt^ « KC^TA « i^Y^ti 1 111^ « Mfc*Vai- 1 +tT^ i AdA»u- « iof^ 
(Ulr t OHIC • ù^ t Ah^Aln^ a iD\.i-KHH • ùrts • œh^iJCV • X^^lfrtkU- « 

A-^1 » nAvAA t AX.1 • iDCx « jShnira^ 1 lon+h t AÇAA • iDnxr#fi • -ïn • 
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h t WfiA.A t hrà I aaot^/^'t I A^^i- a }i'7it.h-n#ii.c t *f»ràiCi t ara** i 

1. P hr-fl, om. I — 2. 0, P n" I — 3. 0, P K^rf-n I (après P iDtK«»>, o/w.). — 4. 0, P 
i»>iy^ I — 5. 0, p add, nftjBç I — 6. 0, p Hh' ■ 

Dans ce jour également, c'est saint Besoy Anub, martyr, dont la signi- 
ficatron est : or dont on couvre ' . Ce saint était de la ville nommée Banos 
dans le canton de DemyAt, et appartenait aux fils des notables et des riches 
de cette ville. Il fut soldat dans l'armée de Qopryànos (Cyprien) gouverneur 
d'Atrèb et confessa le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la ville 
d'Alréb. On le conduisit à la ville d'Andônâw et quand il fut en présence 
d'AryAnos, gouverneur de la ville d'Andônâw, celui-ci s'impatienta contre lui 
et lui dit ; « Offre de Tencens aux dieux. » Mais il ne lui obéit pas et n'eut 
aucune crainte de ses tortures. Alors le gouverneur lui infligea de nombreux 
tourments; ensuite il ordonna de lui trancher la tête; on le fit sortir; pen- 
dant que beaucoup de personnes de la population de la ville le suivaient. 
Parmi elles se trouvait le gardien des lions du gouverneur AryAnos, et, avec 
lui, deux lions attachés avec des chaînes de fer; l'un d'eux se mit à courir, brisa 
la chaîne et vint près du saint; alors l'ange de Dieu fit monter le saint sur 
le lion qui s'élança avec lui jusqu'à ce qu'il l'eut amené A la ville de Ayna 
Sahày (llcliopolis). Le saint, ayant les yeux couverts, ne sut pas où il était. 
Ce fut là qu'on lui trancha la tête au glaive, et il reçut la couronne du mar- 
tyre dans le royaume des cieux. Que Dieu nous fasse miséricorde par sa prière 
ot que sa bénédiction soit avec nous. Amen, amen. 



038 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. fiW 

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iD^nA^op- I KCl^ïA « Ah:i«ih I h-lA I M1^1flii«^ • X-fr* • hA«» i A^iïl- • 

1. P A»i I — 2. O '^^.fi I — 3. AS ' I C ' I . 



[Salut à abbà Nob Besoy, ce qui signifie « or purifié » ; là où il acheva 
son martyre, à 'Ayna Sahây, un lion enchaîné, fuyant son gardien, y vînt 
vers lui pour qu'il le montât comme sur un beau coursier]. 

En ce jour aussi, furent martyrs cinq soldats; ce sont Arsanofls, Pôlros 
Askiryon [Ischyrion)^ Argénes et Belfyos qui demeuraient dans le château de 
Deyospelyos {Diospolis). Quand le gouverneur les força à sacrifier aux dieux, 
ces saints lui dirent : « Nous, nous accomplissons le commandement de notre 
Roi, Jésus-Christ, et c'est à lui que nous sacrifions. » En entendant cela, le 
gouverneur s'irrita et ordonna de les jeter dans une maison et de ne leur donner 
ni pain, ni eau, jusqu'au second jour; puis il les fit venir, et quand ils furent 
en sa présence, il leur dit : « Sacrifiez aux dieux. » Les saints lui dirent d'une 
seule voix : « Nous sommes chrétiens ; nous ne sacrifierons pas â d'immondes 
démons. » Alors il commanda de les lier par le cou, et on les conduisit à un 
autre gouverneur. Et Argénes dit à ses frères : « Je vous dis la vérité : 
j'ai entendu l'ange de Dieu qui nommait nos noms à tous cinq. » Quand on 
les eut amenés devant le gouverneur Dukes (ô Soj^), il prit Arsanofîs le premier, 
et lui dit : « Sacrifie aux dieux. » Sur son refus, il ordonna de le garrotter 
et le lier à la queue d'un cheval et de le faire circuler dans la ville; " 



[121] 19« SANÊ (13 JUIN). 639 

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P> ' AXAh.cr-1 :•: <DjB.(kA- i 4.)IA ' o»«fill I Chah • oiiP-d'' i «o^fl i Wt > hH 

1. Cf. dans le SawAs a** « hiuy ■ — 2. ^hPXrf» i — 3. P om. i — 4, ip^imc:^ i a» 
•^rt « — 5.^0 ow. — 6. Sic P; #i>^ i (1. S#m: i) — 7. P add. wvn « 



ordonna aussi de brûler son visage dans la fournaise d'un bain. On le lia 
encore à un char, pendant qu'il était en proie à la souffrance, et on le suspendit 
la tête en bas. Puis, en gardant sa foi, il rendit Tesprit. On fit de même 
approcher Pêtros et Dukes lui dit : ce Sacrifie. » Sur son refus, il ordonna de 
le lier et le garrotter, puis de planter un pieu, de le suspendre la tête en bas 
et de rattacher; puis encore ils creusèrent la terre et l'enfouirent, et des 
mulets marchèrent dessus; en cela encore, il fut plein de patience. Dieu lui 
donnant son assistance. Quand on le retira, son corps était alangui par tant 
de tourments qu'il ne pouvait parler. Ensuite on le lia à un cep, sans nourri- 
ture ni eau. 

On fit approcher Argônes et Dukes lui dit : a Sacrifie. » Sur son refus, 
il ordonna de le lier et de le garrotter, de le déchirer et de le suspendre la tête 
(Ml bas. Comme il montrait de la patience, on l'attacha dans le creux d'un 
cep, sans nourriture ni boisson. Également, on fit avancer Askiryon et 
Dukes lui dit : a Epargne toi-même et sacrifie. » Sur son refus, il ordonna de 
le lier et le garrotter et de h* déchirer; on le livra encore aux bourreaux 
cruels pour le torturer rudement. Ceux-ci plantèrent une pièce de bois et le 
suspendirent la tête on bas. Quand il les eut vaincus par sa patience, ils le 



040 LE LIVRE DU SYNAXAIRE, [ij 

JW» « fl»-A+ » inc * tohàd « i-hA- » «o;HiA » mA+Aî»» « t^A+^A.* i mti 
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x<7H.X'a«ii.c t f.r'iha « njiA-f «»• » a'^aa» • «ja^ i k*tl7 *] 

1. om. — 2. P mfhc!¥f • — 3. Ti^m-VC i V " • — 4. 04" i «n " • H " i /&" i — 5. 

/^♦.o- 1 — G. o^n, P o*n i 



dirent au gouverneur, qui ordonna de l'attacher à un cep et de l'enfermi 
dans une maison pour qu'il périt de faim et de soif. Également, on \ 
approcher Bêlfyos diacre, et Dukes lui dit : « Sacrifie, pour ne pas mourir. 
Sur son refus, il ordonna de le lier et le garrotter, de le déchirer et de 
faire circuler dans la ville. Puis ils plantèrent encore un pieu, le suspendire: 
In tôte en bas et attachèrent une pierre à son cou. Comme il ne vacillait poi: 
dans sa foi, ils le lièrent aux ceps pour qu'il mourût de faim et de soif; i 
murèrent la porte de la maison. Chaque jour, les frères les épiaient du dehor 
le .30 du mois de Pakuem', Pôtros rendit l'esprit. L'ayant retiré, on mura< 
nouveau la porte. Le bienheureux Argônes fut tout près de sortir de 8( 
(uirps et il trépassa au mois de Pâliîn^, — le cinquième jour de la lune c 
mois. L'ayant retiré, on referma la porte sur les deux qui restaient; pu 
mourut lo l)ienheureux .\skiryon en jj;ardant sa foi, le 18 du mois de Pàhli 
l'avant retiré, on mura la porte sur le bienheureux Bèlfyos; quand les frèr 

• 

visiteront le bienheureux, il leur dit : a Attendez-moi, mes frères; cette nui 
moi aussi je sortirai. » Puis il rendit Tesprit, le 19 du mois de PAliîn. Qi 
Dieu nous fasse miséricorde par leurs prières dans les siècles des siècle 
Amen. 

l. Le mois de 7ra/wv, Genbol des Alnssins (mai-juin). — 2. Le mois de TtaOvi = Sa 



[123] 20« SANÊ (14 JUIN). 641 

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* « %Jt « 'Ur'VtAMr > hhâ^Kfii I Îk1+ » A^ « 9Am>-1-' « aiA<*«^ « Ahfl-O- 1 
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ùrP I AJM-ll a aiTiJ^+JC-mi i ^,^^-7 , ♦fc.A^A • A^f " > #h^ » ^AA^O- 1 -^fl 1 

1. Mttr I — 2. >iA> I — 3. P ajoute le salàm suivant en Thonneur de Tasfft Mikâ*èl : 

X7H I TiVU^O- I 6<i* :•: tHIUfl • >l1ll.^ ■ M^iJ'^^ 1 rtUrjÇ* :•: Atft*. • •l^lîwA 1 IHJ^ • SAHA 1 
HiDC* :•: — 4. om. — 5. SAi»^^, P SA" 1 — 6. P }w'' 1 >flJR 1 -lO • A-7j6; >" 1 >w" • > ' 1 



Salut à Arsanofis et à Pétros, son semblable, à Askèrc^won, à Argônes 
et à Bêlfyos, tous coinpagnons. Lorsqu'ils combattaient pour Jésus-Christ, 
ils furent tués par la faim et par la soif, sans manger de nourriture ni se 
rafraîchir avec de Teau]. 

[En ce jour, également, est la mémoire des pères saints du couvent de 
(^)ua'At. Que Dieu nous fasse miséricorde par leur prière, dans les siècles des 
siècles\ 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 20 HE SANÊ (14 juill). 

En ce jour mourut lo grand prophète Elisée. Ce juste était de Time des 
terres d'Israël nommée Alamut; son père s'appelait Yosàft; il était né à 
Galgalà; puis il servit le prophète Elie et lui fut très docile. Avant qu'Elie 
le prophète ne montât au ciel, il alla avec lui au Jourdain. Quand Elie lui 



642 LE LIVRE DU SYNAXAIRE.. [ijM 

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X « M/^K t Ag9°aH- » iD>i.AAd « M/^Xa'h , Ag9"a»•;^1 b aih^^^i^^if i A 

m4> > n;h<: < <d:^a^ • onA'bi: B iDAfl > «h^ l 'in ^ 1 111^: i ;^^<:}i i «dakap* * 

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**9 I «îie, I «DW I «T^ I Tlh^" « AJ^-4.A B iD<t+A I ho» « ;^A^•CA,' I 911 

1. 0, p o/;j. (P n* ' I «•■>" • A") I — 2. »h.Vl.h (P o/«. i). — 3. 0, p add. ««A • — 
4. 0, p 0/w. 1 — 5. p mKf." et mox HC>. « — 0. 0, P — i» • — 7. 0, P jr " i 



dit : a Demande-moi ce que tu veux », il ne lui demanda rien des biens de ce 
monde, ni de ses trésors, mais Elisée dit à Elie : « Qu'il y ait sur moi le 
double de TEsprit-Saint qui est sur toi. » Elie lui dit : a C'est une chose 
difficile que tu demandes; pourtant, si tu me vois tandis que je m'élèverai 
d'auprès de toi, que cela soit ainsi! » Et tandis qu'ils allaient tous deux de 
compagnie, il vint un char de feu et des chevaux de feu, et ainsi Elie monta 
au ciel; et Elisée le vit et lui dit : a Père, Père, force et puissance d'Is- 
raël! » Puis il ne le revit plus; alors il déchira ses vêtements et en fît deux; 
et Elie fit descendre sur lui son manteau de peau ; et il descendit sur la télé 
d'Elisée. 

L'esprit d'Elie fut doublé sur Elisée, car Elie partagea le fleuve du 
Jourdain une fois, mais Elisée partagea le fleuve du Jourdain deux fois; de 
mémo, Elie avait ressuscité un mort et Elisée ressuscita deux morts. 
Ensuite, il partagea le fleuve et le traversa. Quand il fut arrivé à la ville de 
Jéricho, les habitants de la ville lui firent une prière en disant : « Lcau 
que nous avons est amère, et elle est cause que les semences ne germent 
pas. )) 11 prit un vase, y mit du sel et le jeta dans cette source et 1 eau 
en devint très douce; il avait voulu montrer un grand prodige en jetant du 



[125] 20» SANÊ (14 JUIN). 043 

C • "ï^ » niflH » (DM t -^AA » ii»'A+ t Wt" « n^Wii: • ùAt » l-'iA* « A* 

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•>/.A I ^^fl t HH" « dlf « A^jç-h. I ©W » A^X • fl»-K* « mft** » «otf- 

1. 0, P dHft** 1 — 2. 0, P >i7H i A' (0 flV) • — 3. P mMf (ar. ^^L^^; cf. IV Rois, iv, 
34). — 4. 0, P om. — 5. A om. (ar. U^). 



sel dans l'eau : car il changea Teau amère avec du sel. Comme il passait dans 
un chemin, un jour, il fut tourné en dérision par de jeunes Israélites et il 
les maudit, et un loup en déchira 42, de ces enfants, en un moment. Une 
d'entre les femmes des prophètes vint à lui et lui dit : « Mon mari est 
mort, en a3'ant une dette; et voici qu'on m'a saisie et qu'on a saisi mes 
enfants à cause de lui. » Elisée lui donna un ordre en disant : « Va rem- 
plir d'eau tous les vases qui sont chez toi, et emprunte d'autres vases à 
tes voisins et emplis-les tous d'eau. » Il les transforma tous en vases 
d'huile douce, par sa prière. Cette femme vendit cette huile et acquitta la 
dette qu'avait son mari. Il bénit une femme stérile et elle mit au monde 
un lils. Cet enfant, ayant grandi, fut malade et mourut; Elisée s'étendit sur 
lui ot il fut ramené à la vie. 

Naaman, le Syrien, étant venu à lui, il le guérit de la lèpre : alors 
Xaaman le Syrien lui amena de grandes richesses et des vêtements dorés, 
mais Elisée n'en reçut pas la moindre chose. Son disciple Giyàz osa accep- 
ter de Naaman quelque chose de ces biens, en secret, sans l'avis d'Elisée; 
mais le prophète l'apprit par T Esprit-Saint et il maudit son disciple qui fut 
h^proiix, ainsi que ses enfants et toute leur race. Il vint une grande famine 



«44 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [12j 

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XïUt— 7. t«A • — 8. «iHr I — 9. P om. i — 10. "T/t • 

en ces temps-lù, mais par la prière de ce prophète, eu un jour, il la change 
en abondance, et il y eut une grande abondance. 

Ce prophète fit des miracles et des prodiges nombreux, en dehors de 
ceux-là. Après sa mort, on l'enterra dans un tombeau, et dans ce tempa 
Ton apporta un mort qu'on déposa dans le tombeau de ce prophète : le 
mort reprit vie aussitôt, il se leva, tandis qu'on le suivait, et alla chez lui. 
Ce prophète prophétisa au temps de quatre rois, ce sont : lyoram, Akâzyâs, 
Gotoh-â, mère d'Akaz, et lyu', fils d'Akî\z. Tout le temps de sa mission 
prophétique fut de 50 ans et plus, et il prophétisa 1000 ans avant la venue 
de IXotrc-Seigncur Jcsui-Christ. Il s'endormit et mourut en paix. Que Dieu 
nous fasse miséricorde par sa prière, dans les siècles des siècles. Amen. 

[Salut à Elisée qui, l'ayant demandé à Elie, eut double part d'esprit 
saint quand il monta en haut. Y ayant trouvé une grande puissance, deux 
fois il put ressusciter des morts et deux fois il partagea le fleuve]. 

I. l' : lyoram; ont. « Gotolyà mère d'Akdz >> : la corruption parait être déjà dans 



[127] 2P SANÉ (15 JUIN). 645 



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7. 0, P om. n I — 8. 0, P A^^H-n • 



[Dans ce jour également, mémoire de Ârestâl, et de Mina, de Busir 
P : Busùr). Que Dieu nous fasse miséricorde par leur prière, dans les 
liùcles des siècles. Amenl. 



Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 21 DE SANÉ (15 juixi). 

En ce jour, fête de la mémoire de Notre-Dame, la sainte et pure Vierge 
Marie, mère de Dieu, par qui se fit le salut d'Adam et de sa race, — et con- 
struction des églises de son vocable dans tout le monde; avant toute autre 
fui une église bAtie du temps des Apôtres. Voici le fait. Paul et Barnabe, 
ayant prêché parmi les nations qui crurent par leur intermédiaire, n'avaient 
pas d'église pour qu'on y reçût les mystères sacrés, et ils ne célébraient le 
sacrifice que dans des maisons. Ils envoyèrent demander à Pierre et à 
Jean de construire des églises; ceux-ci tirent cette réponse : « Pour nous, 
nous ue faisons rien sans Tavis de Notre-Seigneur /t'AMA-Clirist. Mais com- 
mandez au peuple de jeûner une semaine et de prier et insister auprès 



.1 



640 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [12j 

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1. P IDAA ' I «hft" (0 0/W. M-ï — iDMio. i) — 2. P AhihH-n • — 3. 0, P — MKH I — 4. 

p wW • lof' I — 5. 0, p add. c%ii 1 — 6. 0, P add. uhAt (0 — ïiy, P — H) i — 7. i 
o/w. (P om. natA — «VAr*) i — 8. A om. • 



de Dieu, jusqu'à ce qu'il vous montre ce que vous ferez. » Et ils donnërenl 
des ordres aux peuples : ils jeûnèrent une semaine, prièrent et firent dei 
instances; au bout de cette semaine, vint Notre-Seigneur Jésus-Chrisi^ d 
il fit venir tous les saints apôtres de tous les pays, sur des nuées, à la vilU 
de Filpà'os' où se trouvaient Paul et Barnabas. Notre-Seigneur les bénil 
et les informa et leur dit : ce C'est ce jour ([ui m'a plu pour la construction 
des églises sous le vocable de ma mère Marie. » Puis il les fit sortir l 
l'orient d(i la ville et leur fixa les fondements pour la construction d'une 
église. 

Ils eurent avec eux la puissance de Dieu : les pierres étaient moUcfi 
dans leurs mains jusqu'à l'achèvement de la construction de Véglisc^ avec 
tous ses ustensiles sacrés, ses autels ot ses parements d'autel. Puis Notrc- 
Seigncur plaça sa main sur saint Pierre et l'institua grand prêtre dans 
tous les confins du monde, à savoir Patriarche sur tous les lieux jusqu'aux 
extrémités du monde. Et les êtres du ciel et ceux de la terre crièrent trois 
fois en disant : a 11 convient, il convient, il convient à Pierre prince des 
apôtres, d'être chef et patriarche dans toutes les limites du monde ! » Pui^ 

1. (), 1* : Eilpasyus, ar. ^\^ (l*]iili|)pei. 



[129] 



21» SANÊ (15 JUIN). 



647 



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1. AjB'i— 2. O.PtfHfiti 



Xotre-Seigneur leur ordonna d'achever la consécration, de dispenser aux 
peuples les mystères sacrés, et de leur ordonner de ne point faire d'œuvre 
manuelle ce jour-là, c'est-à-dire le 21 du mois de sané. Ensuite Notre- 
Seigneur monta au ciel en grande gloire. A dater de ce jour, les saints 
apôtres se mirent à construire des églises sous le vocable de Notre-Dame, 
la sainte Vierge Marie, mère de Dieu. 

Il en fut de même à Tépoque de saint Basile, évéque de la ville de 
OisAryA (Césarée), quand il édifia une église sous le nom de Notre-Dame, la 
sainte Vierge Marie, mère de Dieu, juste en ce jour; il chercha un tableau 
pour y peindre Tirnage de Notre-Dame, la sainte Vierge Marie. On lui parla 
(l'un beau tableau c|ui était chez un riche. Saint Basile ayant envoyé un 
message pour demander ce tableau à ce riche, celui-ci en apprenant la requête 
(le sdiîit Basile no lui apporta point le tableau, mais dit : « Ce tableau est à mes 
enfants. » Puis il blasphéma contre TEglisc de Notre-Dame, la sainte Vierge 
Marie; mais avant que les paroles blasphématoires eussent lini de sortir de 
sa bouche, il s'alfaissa tout d'un coup et mourut. Ses enfants eurent peur et 
liront parvenir ce tableau et avec lui beaucoup d'or et des pierres précieuses 
et les présentèrent à saint Basile qu'ils prièrent d'intercéder pour le par- 
don de leur père. Saint Basile prit ce tableau et le donna à un peintre 



648 . LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [1 

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1. 0, P A^-Mi I n^h- 1 — 2. V71 (P t-vr'h I \f^^>KK I vn). — 3. 0, P #»i|> I 

4. 0, P •. — 5. 0, P — n I — 6. 0, P arfrf. niiAr-A I — 7. add. T^/fc* • P add. >fc#»-W ■ 
8. 0, P ticiii:rv • — 9. >i/i- " . P M" . — 10. «^K.", P mfi^i^m" . 



O 18 a 



pour qu'il y représentât rimage de Notre-Dame, la sainte Vierge Mari 
Notre-Dame, la sainte Vierge Marie, apparut à saint Basile en une visk 
pendant une nuit et Tempécha de peindre son image sur ce tableau pan 
qu'il était un objet d'iniquité, et elle lui fît connaître un endroit où î 
trouvait un tableau rouge et fort beau, sur lequel était peinte l'image i 
Notre-Dame et l'image de deux vierges, Tune à sa droite et l'autre à fl 
gauche. Saint Basile alla passer dans cet endroit que lui avait indiqu 
Notre-Dame, Marie, et trouva ce tableau qu'il apporta à l'église avec un 
grande joie. Puis Notre-Dame, Marie, fit connaître à saint Basile u 
temple d'idoles où étaient deux colonnes qu'il aurait à placer dans le sanc 
tuaire et sur lesquelles il déposerait l'image. Le Saint alla et les amena; le 
sorciers voulaient les empêcher de venir [iVéire transportées)^ mais Dieu détrui 
sit leur force; il plaça ces deux colonnes devant le sanctuaire et dépos 
par-dessus elles l'image de Notre-Dame, Marie. 

Dieu fit jaillir luie source de dessous ces colonnes; il guérissait de tout 
maladie quiconque s'.y baignait. De même, de Timage de Notre-Dame, Marie 
coulait une huile onctueuse qui guérissait toute maladie, et cela, le jou 



131] 21» SANÊ (15 JUIN). 649 

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nM-t^f • nA.?- 1 AKA.+ I TTiilSt » X<»^ * 
A.;I^A'> « m^: I Xfch « (DHAWih- « +^i»^ * 

1. 0, P f.\t. • — 2. 0, P arfrf. «*";► I — 3. 0, P add. «Mtf» i — 4. 0, P a<W. 0«04A • 

HrntAr'r* i aiok • «v\ • (P n«vA) o«*7»- • — 5. ncsf • 



(le la dédicace de l'église de Notre-Dame, Marie, c'est-à-dire le 21 de sanô. 
A cette époque, une femme se lava dans cette eau; elle fut atteinte de lèpre. 
Saint Basile l'ayant mandée, l'interrogea sur ce qui la concernait, 5ur la 
[H-cItPS qu'elle avait commis antérieurement; elle lui fit savoir qu'elle aimait le 
mari de sa sœur ; elle avait tué sa sœur en l'empoisonnant et épousé le mari 
lie celle-ci. Saint Basile lui dit : oc Tu as fait trois péchés ; fais pénitence pour 
Dieu, et peut-être ton péché sera-t-il pardonné. » Et aussitôt la terre se fendit 
et rengloutit, parce que, dans son audace, elle était entrée, étant impure, 
dans l'église de Notre-Dame, Marie. Ce jour fut donc la commémoration de 
Notre-Dame, la sainte Vierge, Marie, mère de Dieu ; et il nous convient de 
célébrer en son honneur une fête spirituelle, parce que, par elle Marie, s'ac- 
complit le salut d'Adam et de sa race'. Que Dieu nous fasse miséricorde 
par sa prière, et que sa bénédiction soit avec nous. Amen. 

r 

Siilut à ton Eglise qu'a consacrée par son sang, Dieu, ton fils, Tadmirable 
au plus haut de ses cieux. O toi qui demandes miséricorde, toi, sa mère, dis-' 
lui pour moi : « Ne détruis pas l'œuvre de ta main et celui que tu as jadis 
formé : l'artisan aurait-il en vain travaillé? »] 

1. O et P ajoutent : « Heureux celui qui prend soin de célébrer sa fête ». 



650 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. jiaaj 

flH-l: « ùAt > %V. » KA+'fl+^'H* I nA.-f AT^ I 
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aiyah a iDAfl « cîif • «■h-'»'» t lî"Ç<:* • +'ï/*'h I •^OM' • fl»K:i|i « fl/^*C+ » 

ex A* « ©dilC • «HAi* I ^ft-C a iDhMM i h*»* « jm-fliy i 'M'nm+ • ■nih^ i 
*fl>MnT?» • XAh « +AT+' • tf-A* • /*'Pih a iDli) I J&XC1 • XIM • Jt-flA t KM 
HJkf • Â.f A*A > tlCA-f A • CX:hi, t XA«b < KAH * A9»All > MXinA i M•^* • 
*A}k'7Hjkf • ;^f A^ I tiCA'FA* > (DAA > h'TMji'AA^ i A^ID- « 

1. ont. P. — 2. 0, P ♦" (ar. Ï-JJ^I). — 3. 0, P «Am<i> (A — iw»-, ar. 1^*^)- — *• 9» 
P om. I — 5. 0, P «HAO (0 a<f(/. hMN • 1ia>) ;B;haf^ • XAIi • fiXi¥¥ • — 6. 0, P add. 4 
;k1:^1i (0 après ;)■/•■) • 



[Salut à Marie! quand Tamour des hommes la poussa en ce jour, lors* 
qu'elle supplia pour eux dans le Lithostrotos, Dieu, son (ils premier-né, lui a 
juré qu'il délivrerait pour toujours de toute épreuve, tous ceux qui invoque- 
raient son nom et célébreraient sa mémoire]. 

En ce jour également, est la mémoire de saint Timotêwos, martyr, de la 
ville du vieux Caire ; ce saint était des soldats d'AryAnos, gouverneur d'Andô- 
nûw. Quand on eut lu la lettre de Diyoqeltyùnos {Dioclétien), l'empereur, où il 
ordonnait à tout le monde d'adorer les idoles, ce soldat se leva au milieu de 
la foule, prit la lettre de l'empereur et la déchira en disant : a II n'y a point 
d'autre Dieu que Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant. » A la vue 
de sa hardiesse, le gouverneur se leva, s*approchant de lui, le saisit par la 
chevelure, le jeta à terre, et ordonna de lui infliger de nombreux coups de 
verges, et on le flagella jusqu'à ce que tout son corps fût déchiré *. Mais lui, 
criait en disant : « O mon Seigneur Jésus-Christ, secours-moi, car il n'y a de 
Dieu que toi seul, 6 mon Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant. » 

1. 0, P : < et de le triturer jusqu'à ce que tout son corps fût écrasé ». 



[133] 



21* SANÊ (15 JUIN). 



651 



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f-rà^ùh « nxA-* « (Dn^ihi: « f oa* > ^aa.» » 

ïi-inA > ;^r*A^ > hCA-^A" * X9"Ati • h^» i K^tim :•: 
1*îiHll « IT-/»* » dAflH « An « A.XA0 * 



1. o/n. A [ar. 'Jis 
4. A 0/71. I — 5. 0, P om, 
8. 7«nh, i — 9. 0. om. 



). — 2. om. A (ar. ^^Ij). — 3. 0, P add. >i^tfl*JiP* i 
— G. XA I KAPiii»- • -V^At^ (P HXAH i V) i — 7. 0, P ftf* • 



Dieu, regardant sa patience, envoya son ange qui guérit ses blessures, 
et il fut comme auparavant. Il s'approcha du gouverneur et cria en disant : 
« O impie ! il n y a de Dieu que Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu 
vivant! » Le gouverneur renouvela contre lui une rude torture à l'aide d'une 
scie et il le fit suspendre; puis il le fit cuire dans une poêle jusqu'à ce que 
son corps coula et fut comme de l'eau, et on le jeta hors de la ville. Mais 
Dieu le fit lever, gtiéri, sans mal, et il retourna vers le gouverneur et cria en 
disant : « Rougis, ô impie, car il n'y a de Dieu que mon Seigneur Jésus- 
Christ, fils du Dieu vivant. » Et une foule nombreuse, innombrable, crut en 
Xoire-Seigneur Jésus-Christ à cause de ce saint. Le gouverneur étant à bout 
de tortures, ordonna de lui trancher la tète, et on trancha sa tcHe sainte au 
glaive. Et il reçut la couronne de la vie éternelle ' dans le royaume des cieux 
et dans le séjour lumineux du paradis. Que Dieu nous fasse miséricorde par 
sa prière, et que sa bénédiction soit avec nous. 

[Salut à Timotéwos qui, au sein de rassemblée, proclama qu'il n'y a point 
de Dieu hormis Jésus-Christ; quand il n'écouta pas Tordre d'un empereur pcr- 



652 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. fi34j 

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f B iDAfl i •twf.ao I ^tpo^ I AoBC'ii' » hCA-f A » iOfl.^* » n-M^HH* i •!• 

1. Cf. plus bas au 1" jour de hamlè. — 2. om. — 3. 0, P add. KVUrtt • Ml • — 
4. 0, P — tt.^ I 



vers, on le fit cuire dans une poéle, après avoir allumé du feu, jusqu'à ce que 
sa chair s'écoula comme de Teau]. 

[En ce jour également, saint Thomas apôtre opéra un miracle. Que sa bé- 
nédiction soit avec nous, qui écoutons, pour les siècles de siècles *]. 

[Salut à Thomas; après avoir ressuscité une femme qu'on avait égorgée 
dans la maison d'un cabaretier, quand il lui demanda de dire où elle était allée 
dans son chemin, elle lui dit : c: Comment donc m'interroges-tu, mot ton 
esclave, puisque tu étais avec moi? »] 

En ce jour également, mourut le père saint abbà Kardyânos, patriarche 
de la ville d'Alexandrie; il est, dans le nombre des pères patriarches, le 
4^ Ce père saint reçut le baptême chrétien de la main de saint Marc 
apôtre, évangélisle, qui l'ordonna prêtre, et il apprit la doctrine de l'Eglise. A 
la mort du père Milyos, on élut ce père et on l'institua patriarche de la ville 
d'Alexandrie. Une fois nommé, il garda le troupeau doué d'intelligence du 
Christ, en corrigeant et en enseignant, et resta à affermir les peuples dans la 

1. Ces mots relatifs à saint Thomas, suggérés peut-être par le « salàm », manqaenl 
dans P. Le miracle est narré plus bas (premier jour de hamlè^. 



[135] 22* SANft (10 JUIN). 653 

r'VC^ ' a 0iad « MM « fMPa^ t A;h'Hfl' » fl»*/H* » if.'nT^ « cl-M* • «» 

[AA?» » Ah I hCJC-^A « AVh* ::' 

Tf"++ « vtath t to-i.aoi' I hoW* I flc1*d * 
ACffl' » AAA1- « «ÏC+A « •ae-à ♦] 

[flïflH-r: » dAl- 1 h«fl ' M t hçA^'h • "^in « <DChfl+ » Âd**"'fctf' « ak 

flA«» « h-tt * atmfiif: t maof^ti • ♦^A « g^^'Ati « 

koo I SgAAk > y^Q-n a 

1. 0, P mnK • — 2. Af^h-m • -— 3. %y#h^t • — 4. P add. iiA% • — 5. A.* • — 6. 
0, P fHïièj • n«V/i*n«»- • — 7. 0, P — M- 1 



foi droite, Tespace de II années; il plut à Dieu et mourut en paix. Que Dieu 
nous fasse miséricorde par sa prière, et que sa bénédiction soit avec nous dans 
les siècles. Amen. 

[Salut à toi, KardyAnos, inscrit quatrième au nombre des pères. A cause 
de ta bonté plus suave que la bonté d'aucun autre homme, du baptême et de 
r institution sacerdotale t'a justement gratifié la racine des patriarches, le 
bienheureux Marc]. 

Eu eejour aussi, c'est TébuUition du saint-chr(?me et Tinvention des osse- 
ments d'Astî\fen {Etienne), Que sa bénédiction nous soit accordée dans les 
siècles des siècles. Amen]. 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 22 DE SANÈ 16 juin). 

Eu ce jour, fcte de la nicinoire des saints jjflorieux Qozmos et Dimyùnos 
{(jJmc et Damien), de leurs frères et de leur mère, — de la dédicace de leur 



654 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [136] 

<1* « nXA-f <"»• 1 iDl^'OAÇlf o^ I PUA* » ir>AAilr • h*l*} a 
[AA^ s X-OA s Alt**»»- 8 t/tAI- a 

*AM 1 nai-A+ I ^OHJÇ: i ht^Alin^^ • #id4»ipç1- :•: 

A --îs iDTn+ « Ai»-/i*A « ffi^Aç « lo-îk* I iDf i»o • T* * iD^oHAfl « -n^A.+ 1 

*A+ « An » K+oi I li9"iDf:<. f ^hn i MH i l-ltim. i œM i CX^ i AA* • m 
|in.A* I A-nîkA. > li^h I y^AA t iDA>S « MA t Kt'^'tn « œhihan: • h^ I 
X^IW-A a ainx.#H I ^-tn i Kn I Min-if-A-i A-nA • hAOA* » J^W-AÇ i ai+ 
AiD^ I "iwC I AMinif-A i ♦n**^ » œa^ùr^^ i XAh i -t-ohvù i XP i oir^J&A i 
A*A > Ajt^Çl- » œfJB :•:: 

1. sic P, hjxniif^^ • y^tît • — 2. «Kh^ctTi^ I tiAn I n'i^. ■ — 3. himvjk • w/ 1 

— 4. nr^n^ • — 5. om. 0. — 6. mM-m • — 7. nu" • mM" • 



église et de la manifestation de leurs miracles. Voici que nous avons écrit leur 
histoire au 22 du mois de hedâr. Que Dieu nous fasse miséricorde par leur 
prière et que leur intercession soit avec nous. Amen. 

[Salut, dis-je, à leur sainte église, qui leur fut élevée après que l'impiété 
fut passée. Les fils de TèwodàdA, les bons, Qosmos martyr et ses compa- 
gnons, au tribunal, la flagellation ne put les meurtrir, ni le feu ne put les 
consumer *]. 

[En ce jour aussi, mort de Paul, le doux disciple d'abbà Antoine. Ce Paul 
était paysan et fort doux. 11 épousa une femme qui était jolie par sa beauté, 
mais mauvaise par sa conduite; il eu eut un fils. Un jour qu'il revenait de 
ses champs, il la trouva en adultère; en la voyant, il se prit à rire et dit à 
rhomme : a Prends-la avec son enfant. Pour moi, je ne m'attristerai pas, maia 
j'irai me faire moine. » Htant arrivé près d'abbâ Antoine, il revêtit les habits 
monastiques et suivit les traces d'Antoine dans le jeûne et la prière jusqu'à ce 
qu'il eut reçu la grâce et la puissance sur les démons et sur la maladie. 

1 . (3 : '< La flagellation ne les terrifia point du tout, le feu dévorant ne leur fit pas peur ». 



[137] 22'' SANÊ (16 JUIN). 655 

(LA- I *MPi'i * fd ' j^fl>Ah > Mtnff-n i idA^aiiA > K^iC > AdA>ih > 0AdA • 
M(n'i?'tlX f j^fWt- ' • ^Ohiftl « îiO" » h,to1Kh I M'ÎC « AMiUkP « hCft-f 

A I i»l-<iÂ, « nhoo I ^^ktvh ♦ IDM1+ 1 -nitA- • idak i xn. i +ih: » ©♦«•» » 

«BAdAi* * d'fl'} > nhCiiT * 9âif. > (Dj^lk > ;h^a»* ' X'7ll.K'n(ii>C > hoB > A.^ 
<DAfl>y « hflHffl» « rt^«I^ » a»mbh^ * IMi^AA « +«»1 » Ofl,^ » fl»nK • «d-AI* « 

nai<: » KCtri^ * «mf*»* « ♦^a * » a<i»*a-a « ^<i;i, « w-a- « *~7n^+ • A-ox • 

<DJS.fl)l. • 0^1+ « i»'?M • fl»)8.+WA « fùii^hira^ • *fl>nCA*}'> i TA'Ai 

[AA?" « X-OA I AAa»«A-A » A.A'jî. ! 
♦ÇT' « «OOA 1 XinA « ÇUJ& * * 

XAh « 'hfpi.i « f *iiÇ « -nJkA. » JC-iD-^s. ••:!] 

1. ont. (1. 3 lire «;»«?). — 2. •)> ' ■ n" • T " • — 3. n " i h' • — 4. P Wj6 ■ — 5. 



Un jour on amena un homme possédé par un démon mauvais auprès 
d'abbi\ Antoine pour qu'il le guérit, et Antoine à son tour ordonna à Paul de 
le guérir. Alors il dit au diahle qui possédait le démoniaque : a Sors! c'est 
Antoine qui te le dit. » Le démon se mit à proférer des injures contre lui et 
contre Antoine aussi, et Paul lui dit : c Si tu ne sors pas, je le dirai à 
Notre-Seigneur Je'su^-Christ, et tu verras comme il te torturera. » Après cette 
parole, Paul sortit à l'heure de midi et se plaça sur une pierre brûlée du 
soleil et dit : « Par le Dieu vivant, je jure que je ne descendrai point de cette 
pierre, je ne mangerai ni ne boirai jusqu'à ce que ce possédé soit guéri » ; et 
aussitôt Satan poussa des gémissements, et sortit sous la forme d'un grand 

f 

serpent et pénétra dans la mer d'Erythrée. Ce saint Paul voyait toutes les 
actions des hommes; il pleurait à cause des pécheurs et intercédait pour 
t'ux. C'est dans une vieillesse pleine de fraîcheur qu'il mourut. Que Dieu nous 
fasse miséricorde, par sa prière dans les siècles des siècles. Amenj. 

[Salut, dis-je, à Paul, le séparé de sa femme adultère, jolie par la 
beauté. Debout, il demeura sans soulagement, sur une pierre brûlée du 
soleil, jusqu'à ce que l'homme malade fût débarrassé du démon]. 



656 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [13J 

«fiL^-nfio: I A>sçi- 1 nx*»* • +9je-5P* « »u;y » îi^ « r^ « t+A t ida/^ 

o ly a ft^p S AA**1^'> M: œhrjir^/: « 11? » Tai|^m»1- 1 An « A0+ « œdM i Mhtf- 
^Çl- , -ïT-/** , flj^^- , -^fl,^^ , Qj:/i(Uh 1 aHA+ i jrCA t aiA7ll^ t AIT-/^ 
ai^n.A » *^+ t MJu ï i»1-IU* • îi^HAf > 77-/^ » KAot • M+ • ^/hAh 
n^9"Alflh I AX^I-h • Mn » ^HlA t htloo I iDA£-tU » AA-^^ « JtW/*' « 
^JÇr-l&f « mj&Hic « -S.n » i^iacr > mimAA • IT-/*** « m/in. 1 A^iD- 1 m-M: 

inAjc-ru » iiw/*' « 'krf:^&x • *h^u- 1 x-Mic* « idaiài- » (u:An>;h ■ *m* 

♦JC-^^ I 77-/*' « m-THI, I A^OH i \nnjM • 77-/*' t A^A^ •:: ai)&ft i >5Çl- 1 



1. om, — 2. P om. — 3. n^" • 7A • 



Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 23 DE s.\Nè (17 juin). 

[En ce jour mourut Salomon, roi, fils de David, qui régna à Jérusalei 
sur Juda et Israël. Sa mère s'appelait Bersabée. Après que Dieu eut repr 
David pour l'avoir enlevée * à son mari, il fit mourir son premier Aifant. Pu 
David coucha avec elle; elle conçut et mit au monde un fils qu'on appel 
du nom de Salomon. Quand il eut douze ans, qu'il eut grandi et que se 
père, le roi David, avait vieilli, Bersabée entra près de lui dans sa chambi 
et se prosterna devant le roi, qui lui dit : « Qu'as-tu? d Elle lui dit : « me 
Seigneur le roi, c'est que tu as juré par ton Dieu à ta servante en disant 
(( Ton fils Salomon sera roi après moi, et s'assiéra sur mon trône. » 1 
le roi jura ot dit : « Par le Dieu vivant, qui m'a sauvé mon i\me de toul< 
mes aillictions, comme je t'ai juré devant Dieu, Seigneur d'Israël, en disai 
que Salomon ton lils sera roi après moi, ainsi ferai-jc. » Et Bersabée î 
prosterna sur la face en présence du roi et dit : « Vive mon Seigneur 

1. t'V.Ç'io est peut-rire la traduction de ^^^àlâ^; cf. Dozy, Suppl.^ s. v. 



[139] 23» SAXE (17 JUIN). 657 

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A*»»* « AAA-1^ I atfùd • «»7flc? « X^ « «"IflCh * «oAlA i IT-/»* » nii»*A 

i- ' 9*Ahn* > tof.tt» I hoBii • ^^n^h < }k'7iUi'n<ibf: • ^9*Ah i ^A^h.A i h 

1. «P^ I mfiYHC ■ — 2. om. — 3. A.a i fl^A < 



roi à jamais I » Et David dit : « Appelez-moi Sadoq, le prêtre et Benyàs 
lils de Yodûhê et Nàtân le prophète. » Ils entrèrent près du roi, et le roi 
leur dit : « Prenez des serviteurs de votre Seigneur avec vous et faites 
monter mon fils Salomon sur ma mule et faites-le descendre à Geyon 
{('•thon) , et là, oignez-le et faites-le roi sur Israël, et soufflez dans la trompe 
et dites : « Vive le roi Salomon! » Puis montez, suivez-le; qu'il vienne 
monter sur mon trône, car j'ai ordonné qu'il règne à ma place sur Juda 
et Israël. » Sadoq le prêtre, BenyAs fils de YodAhê et NûlAn le prophète, 
les Kéréthiens et les Péléthiens les gardes de Dai-id descendirent, firent 
monter Salomon sur la mule du roi David et le conduisirent à Gevon. Sa- 
doq le prêtre prit la corne d'huile de la tente de Sioiï, oh était VarchCy 
et oignit Salomon et fit sonner de la trompe, et tout le peuple dit : 
(< Vive le roi Salomon! » et celui-ci s'assit, fut affermi dans le règne. Puis 
les serviteurs du roi entrèrent féliciter leur maître, le roi David, et lui 
dirent : « Oue Dieu comble de bienfaits le nom de Salomon et qu'il donne 
à son tnMie encore plus de grandeur qu'au tien ! » Et le roi se prosterna sur 
sa couche et dit ainsi : « Que soit béni Dieu, Seigneur d'Israël, qui m'a donné 
aujourd'hui un homme de ma descendance pour s'asseoir sur mon trône, 
moi le voyant de mes yeux. » David expliqua à Salomon son fils la voie de 



058 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [no] 

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n • — 7. -v' I ;>•" • h" 1 — 8. M7ncii • oa» • — 9. O amjb" • •/l' t 



la justice et lui recommanda ce quil devait faire à Tégard de lyoab et SAmi, 
fils de Géra; puis David mourut. 

La sagesse de Salomon surpassa grandement la sagesse des anciens fils 
d'Israël et de tous les sages de l'Egypte. Il domina tous les royaumes et 
on lui amenait des présents tous les jours de sa vie. Voici quel était le dîner 
de Salomon pour chaque jour : 30 mesures-cors de fleur de farine, 60 me- 
sures-cors de farine broyée, 10 bœufs gras, 20 taureaux et 100 moutons, 
sans compter les chèvres, les cerfs et les poulets engraissés. Salomon pos- 
sédait 40.000 chevaux de trait pour les chars et 10.000 chevaux de bataille •• 
Salomon offrit à G&bà'on 1.000 sacrifices. 

Dieu ^ lui apparut en songe et lui dit : « Fais-moi une demande pour toi. » 
Et Salomon lui dit : a Toi, ô Seigneur, tu as traité David ton serviteur, 
mon père, avec une grande miséricorde, parce qu'il marcha avec justice en ta 
présence, et tu as fais asseoir son fils sur son trône. El maintenant que 
moi, jeune enfant ne sachant ni entrée ni sortie, n ayant pas iVexpérience^ 
tu m'as fait vivre au milieu de ton peuple, immense et innombrable, je 
n'ai pas de cœur intelligent' avec lequel j'entende et je rende un jugement 
juste à ton peuple. » 

1. O dit seulement que Salomon possédait i.OOO mulets et chet^nux de bataille.— 
2. O : « l'anj^e de Dieu ». — li. Telle est la leçon des deux mss. ; cf. III (I) Rois, m, 1». 



[141] 23' SANÈ (17 JUIN). G59 

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MUA- I AdA.U- * fl»Vnn I dtrV^ * 9Ï « hr'HA « aiëî«ï1A.+ ::' iottà^-aà^ I «^iJ 

1. 0. om. — 2. ntiftl • — 3. add. •nTtA.)- • — 4. P m-ltx. i — 5. — * i hm" » — 
6. H>r I — 7. Alwli-i: I — 8. «K.^tA^ i — 9. mi^é • >»f" ■ {sic). 



Et Dieu lui dit : c Puisque tu m'as demandé pour toi de connaître les 
jugements et que tu n'as demandé ni de nombreux jours ni de nombreuses 
richesses, voici que je te donne intelligence et sagesse telles que personne 
avant toi ne fut comme toi, ni après toi personne comme toi ne se lèvera. 
Ii!t ce que tu ne m'as point demandé je te le donne aussi, la richesse et la 
ifloire, de sorte qu'aucun homme n'aura été comme toi pendant son règne. » 
Ensuite Salomon alla à Jérusalem et se tint devant l'arche de la loi de 
Dieu et présenta des sacrifices de paix. 

Et ce même jour, se tinrent en sa présence deux femmes prostituées; 
Tune lui dit : « Ecoute-moi, o Seigneur. Celte femme et moi nous demeurons 
dans une même maison, et nous avons eu chacune un enfant. Mais le troi- 
sième jour, tandis que nous dormions, elle s'est couchée sur son enfant et 
la tué. Va elle a pris mon enfant de mon sein et elle me dit : u C'est mon 
« enfant. » MaisTautre aussi disait : « Celui-ci est mon enfant, qui est vivant. » 
Alors le roi dit : « Apportez un glaive et coupez-le en deux et donnez-en 
une moitié à celle-ci et une moitié à celle-là. » Et, prenant la parole, la 
femme dont Tenfant était vivant, dit : « Donnez-/e-lui vivant, et ne le tuez 
pas! » Et Salomon dit : « Donnez-/^' vivant à celle qui dit : « Ne tuez 
<( pas Venfani\ » A cette nouvelle, Israël fut rempli de crainte à la présence 



(> 19 b 



060 • LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [142J 

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A-flo^ 1 0D/*'<pdi- 1 AA^ « AXiiLX-n«ii.c I XAor+ 1 «^0SK • fl»xn«w » n« 

1. Conj. 0, P om. — 2. add, itt > — 3. P o/n. — 4. Tij^^o* ■ — 5. om. — 6. 
xcKf • >k*î" ■ a" ■ 



du roi, ayant vu la sagesse de Dieu qui était sur lui. Salomon prononça 
4.000 proverbes et 500 cantiques. La quatrième année de son règne il jeta 
les fondements du temple de Dieu, au mois de Nisftn, second mois; à la 
11* année du règne de Salomon, il fut achevé. Ce temple avait 60 coudées 
de longueur, 20 coudées de largeur, 25 de hauteur. Ensuite, après avoir 
achevé la construction du temple de Dieu, Salomon assembla les anciens d*Is* 
raël pour transporter Tarche de Dieu de la ville de David à Sion, au mois *Atft» 
men *. Les prêtres portèrent Tarche et la tente du témoignage. Le roi ainsi 
que tout Israël étaient devant Tarche et sacrifiaient des moutons et des bœuf* 
innombrables; les prêtres introduisirent Varche à sa place, dans le dàbêr* do 
saint des saints, sous les ailes des chérubins, car des chérubins l'ombrageant 
étendaient leurs ailes sur la place de Tarche. Salomon, debout devant raotel 
de Dieu et devant toute l'assemblée d'Israël, éleva ses mains au ciel et pnâ 
et adressa à Dieu, Seigneur d'Israël, une longue prière. Et quand il eul 
achevé sa prière, Dieu fit voir le soleil du haut du ciel. Le roi bénit toute 
l'assemblée d'Israël et le roi Salomon immola, comme sacrifices de paix à 
Dieu, 22.000 bœufs et 1.000 moutons. Le roi fit aussi le bassin (?) du temple 
de Dieu. Celui-ci apparut de nouveau à Salomon comme il lui était apparu 

1. C'est l'arabe ^li3l « huitième mois » ; cf. III (I) Rois, vi, 38, que le traducteur a pris 
pour le nom du mois. — 2. Le T21. 



[143] ' 23* SANIÏ (17 JUIN). 661 

l-ttd • Jt/*' t <id4>j^Wi « n.+ t hltLh-ailhC :•: athti-tChf-^ I Mà"F^ • HI 
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:J' • — 6. mV 1—7.0,? arfrf. HdH • — 8. 0, P om. — 9. 0, P mn' • — 10. 0, P 

— m, I (ar. î^^— j). 



il Gàbiron et lui dit : a J'ai entendu ta prière et la demande que tu m'as 
adressée. J'ai agi envers toi selon ta prière. » Salomon régna 40 ans et, 
avant de régner, il avait 12 ans; tous les jours de sa vie furent de 52 ans 
et il se coucha en paix. Que sa bénédiction soit avec nous, dans les siècles 
des siècles. Amen]. 

Salut à Salomon; Taliment de la science fut sa nourriture, et les ri- 
chesses de la sagesse, ses richesses. Comme ce roi dit, dans son Cantique, 
au mois {au temps) du Christ, sortez pour voir où fleurissent les vignes, où 
les grenadiers donnent leur fruit]. 

Kn ce jour mourut le père saint et pur abbâ Nob, le confesseur. Ce sahit 
«'tail moine, dévot et ascète dans un des monastères de la haute Egypte. Quand 
hioclétien tortura de nombreux martyrs et répandit leur sang, dans un jour, 
il lit amener 80 martyrs et versa leur sang. Lorsqu'on voulut transporter 
leurs corps, ils se souvinrent d'abbà Nob et on l'amena à AryAnos, gouver- 
ueur d'Andénàw. Le gouverneur lui dit : « Ofl^re de l'encens à Apollon ; et en- 



0)62 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [1 

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A 272 b mw • ^Mb'^ » A'»T-/*' « fOoi-JC- I ahti-t i tf-A- « hVhC^^ • ^œfœàS^ 

1. A -H-Vfi • —2. P — >; 0«hM>i — 3. O^PM-Vti — 4. 0,P«iXymi — 5.0,Pl 
if»^;ii , _ 6. 0, P — ;iif»#^ I — 7. 0, P o/w. • — 8. 0, P om. — 9. P M*", oui, 
10. 0, P add. M • — 11. 0, P nW I — 12. A lû^it i — 13. o/w., P n^^C¥ i . . .^ 

lève de dessus toi cet habit monastique, i» Et saint abbâ Nob lui répondit 
disant : c( Pour moi, je ne le ferai pas du tout, et je n'abandonnerai pas n 
Seigneur Jésus-Christ, et je ne servirai point les idoles de pierre. » Alor 
lui infligea de rudes tortures, de différentes espèces. Et lui, endurait les toi 
ments par la force de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ensuite il Texila dam 
Pentapole et le jeta dans une fosse. 11 y resta 7 ans jusqu'à ce que Dieu < 
fait disparaître Dioclétien l'impie et institué Constantin le juste empere 
Celui-ci expédia des copies de ses lettres dans toutes les provinces p 
qu'on relâchiU tous les hommes emprisonnés pour le nom de Notre-Seîgni 
Jésus-Christ, qui se trouvaient dans les prisons; et il ordonna qu'on les 
fit venir pour en être béni, et il disait à ses olTiciers : « S'il ne vous 
pas possible de me les envoyer tous, envoyez-moi les plus illustres, Ici 
docteurs et leurs anciens, pour qu'ils me bénissent et posent leurs mains sur 
tête, et surtout ces quatre bien connus, qui sont Zakt\ryi\s (Zacharie*) di 
ville de AhnAs, Maksimos (Maxime*) do la ville de Feyùm (Fa^j/oi/m), Agî\bj 
[Agapius*) de la ville de Dehnî et abbA Nob de la ville de BAlà'os. » 
Un officier de Tempereur parcourait toutes les villes et élargissait tous 

1. Cf. Amélineau, Géogr., 123. 



[145] 23* SANft 17 JUIN . 063 

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A^IA s «DAfl > '^Af ' MH > f «hio*{. > UA- > AUP < Kj^A^^ i H^Ç'7A > oïd 

1. AinHMi'V I ♦"; P Ktt-lf0- t 0»-inh'y I — 2. 0, P om. • i — 3. 0, P add. fMMh i — 
f,. 0, P hk' • ♦" • X" • •"»r*^ I A¥" I K " I r" t — 5. 0, P •♦" • (ar. ^^-Jj t/y^). — 6. 0, 
P om. — 7. 0, P A/i " • — 8. O, P :imjt*4^ i — 9. 0, P a>»a i — 10. 0, P -w»* i tXAA i — 
11. A — Jv. I — 12. A — A^*^ I 

î^aints détenus des prisons; on se réjouissait, on glorifiait Dieu et on lui chan- 
tait des cantiques. Or cet oflicicr de rerapereur recherchait abbà Nob;etce 
saint abha Nob, quand on Tout chassé de la Pcntapole, s'en était allé à la ville 
(le Basala en face de sa ville et y était demeuré, revêtu d'un habit garni de 
Fer'. L'officier de Tempereur Tayant trouvé, le prit aree /»/i;ils montèrent 
sur un vaisseau jusqu'à ce ({u'ils parvinssent à la ville d'Andénàw. Les chré- 
liens se rassemblèrent; il y avait quatre évoques parmi eux, qui prirent et 
ordonnèrent prêtre le saint abbA Xob, malgré lui; ils le firent consacrer Teu- 
cliaristie et il dispensa aux peuples les mystères sacrés. Ayant terminé le 
sacrifice, il cria en disant : a Cette chose est chose sainte aux saints! Qui est 
saint, qu'il reçoive de la chose sainte! Que Dieu soit avec vous tous! » Puis 
il vit Xotre-Seigneur Jésus-Christ, assis sur l'autel, qui remettait leurs péchés 
aux porsouncs qui faisaient pénitence. 

Après que les saints se furent disposés à aller vers Temperour, leur nombre 
élant de 72, on leur aménagea 36 chars, deux d'entre eux montant sur clia(|ue 
(liar. Sur leur passage durant le voyage, il se trouva des couvents de 
virrges (jui sortirent pour venir à leur rencontre. Le nombre des vierges rtail 

1. Telle est la lei,-on des trois mss. ; l'ar. dit -V.--^ , ,jJ « uii habit neuf » (v. ci-après 

i>. (i(i'i. 2'. Lo tradiiclcnr adù lire JjJ^ au lieu de JjJ.rv. Pour Basala cf. Améliu.. (>rofrr.,\)'J. 



GG4 LE LIVRE DU SYNAXAIttE. [14G] 

QA » IVf » tJtAl- » oiXAflAl- • AX'n^+ t ïflCft-t^Çl- « nA-fc*'^ « œKT'X: 

7jtA* « nipç)& » *(oKàùi. • nAA^' I oi/h^ I -ïn i hcA-^A • nh^*e « mha 

-flA-C I f^TAiCi > Ara-* « fl^n^hi: I f OA- » ^AAi> • A'JA^ » 9A^ i h^l"» « 

[AA»* » AS"-n » +li^i I H+'flOA î 
otI-Aoi I A^A;H- « ft*M^f**AT^S-A » X*tA :•: 
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KA'^-aAA?' > X-a^X«a- 1 ïiA > UAhh I uoHA M: 
An • ét*^.' » j&Aé-n?» • 4^AA *] 

1. 0, P mmm I (ap.^tj) — 2. 0, P owi. — 3. 0, P — 46*1^ • — 4. » • — 5. KjL' ■ 



(le 600; elles chantaient devant les saints jusqu'à ce qu'ils eussent disparu 
d'auprès d'elles. A l'arrivée des saints près de l'empereur Constantin, celui^i 
les fit laver avec de l'eau et revêtir d'habits neufs avant de pénétrer vers lui. 
On leur Ht selon son ordre. Mais saint abbâ Nob ni ne se lava avec de l'eau 
ni ne changea ses vêtements. Les saints étant entrés vers l'empereur, il reçut 
leurs bénédictions, baisa leurs blessures, les combla d'honneur et ordonna 
de leur donner de grands biens; mais ils ne voulurent pas accepter de lui la 
moindre chose, si ce n'est des vases sacrés et des vêtements pour les églises, 
uniquement. Après que l'empereur eut reçu leurs bénédictions, il les salua 
et ils furent congédiés et retournèrent en paix dans leur pays. Saint abbâ Nob 
s'en alla à son couvent et il acheva bien son combat; il mourut en paix et il 
alla vers le Christ qu'il avait aimé. Que Dieu nous fasse miséricorde par sa 
prière et que sa bénédiction soit avec nous dans les siècles des siècles. Amen. 

[Salut à Nob, dit le confesseur, qui suivit les 10.000 martyrs que fit tuer 
Dioclétien; ses compagnons qui étaient ensemble le déclarèrent bienheureux, 
([uand ils voulurent' laver sa blessure, comme Constantin le juste l'ordonna]. 

1. O : u ne voulurent pas ». 



[1471 



24' SANÈ (18 JUIN). 



665 






Vlfi<.' 1 ù-Ûh I XT'lfrA' « îiA«» « ah\-p I 7Ç*} I aot'q/*'i- 1 à'^ft » nha» • jE. 

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gn'7'> » çx-flo » atf.ii± « "M* « (Df/i t *iDïi> f m<; i aA-oN • XA « /<«»AVi* » 

blh 1 *M+ • ^^Ah' » ^i6J^-*}i a OHM « JB-fl. « nfl»*A+ « Afl- « hM'^ïl » H 

1. om. — 2. AhO I ll^i. I •41" I A-^d* • — 3. O, P AH' • V t /> ' , — 4. 0, P A* ' • 
(après A m^M^m» i cf. Dillmann, s. v.). — 5. ilM-rJt > Xll/t • rv*0^, P tf-" • x" « /b" — 
6. 0, P 0//Î. — 7. 0, P >iy-' • h-> • 



En co jour également, c'est la mémoire de MarqorA, Je Tomâs et de Filpos, 
martyrs '. Que leur bénédiction soit avec nous dans les siècles des siècles.] 



Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 24 DE SANÊ (18 juill). 

En ce jour c'est saint abbâ Musé {Mdise) Le Noir, martyr. Ge saint causa 
de réiiierveillement aux hommes par sa vie, car il fit violence au royaume des 
cieux, comme dit le saint évangile. Voici comment. Ce saint était vigoureux 
de corps et fort dans toutes ses actions; il mangeait, buvait, luait, était dé- 
bauchr, ot personne ne pouvait lui résister. On disait de lui (ju'il mangeait un 
mouton tout enticM* et buvait une outre de vin; il était au service des gens qui 
adoraient le soleil; et, regardant en tout tenips le soleil, il disait : « soleil, 
si tu es Dieu, toi, fais-le-moi savoir! » l^t il «lisait en lui-même : a O Dieu 
que j»' ne connais point, fais-toi connaître toi-même à moi! » 

1. U : ^^ la mémoire d'Abbà BatrA et Tomàs martvr n. 



fifiC) LR IJVRE nu SYNAXAIRK. fi/is] 

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1. 0, P ïitïim • n»»!^^ I H7 " I — 2. 0, P 0>hf-il I t ' I — 3. 0, P ;i-)fc" • m^mfi4iX i — 

4. 0, P om. — 5. 0, P >i^-fni:i • — G. 0, P ïf-A- 1 MjBO ' • — 7. ^r•kl^; P •>n.l^ ■ — 8. P ji 

^ÏK^ ow. — 9. 0, P Tk^tfKAt • Mlf±trif^ • tuo-i-tirtf»- (0 !•/."). — 10. 0, P 0jK«»" • — 
11. 0, P— 4- I — 12. 0, P»i 



Il entendit des gens qui disaient que les moines du désert de Asq^tes (Scété), 
eux, connaissaient Dieu. II se leva, ceignit son épée, partit, vint au désert 
de Asqôtes et rencontra saint abbû Isderos (Isidore), le prêtre. Celui-ci, en le 
voyant, eut peur de lui; abbâ Musô lui dit : a C'est moi Musé Le Noir; je 
viens vers vous pour que vous me montriez Dieu*. » Alors Isderos le prit et 
le conduisit à saint abbâ Macaire qui le forma, lui apprit le « Credo » et lui 
conféra le baptême chrétien. Il se fît moine et resta dans le désert, menant 
une vie d'ascùte bien plus rude que beaucoup de saints. Satan Tattaquait 
par le moyen de ses anciennes œuvres de gloutonnerie, d'ivresse et de dé- 
bauche; et Mo'ise faisait connattre à abbi\ Isderos tout ce qu'il lui arrivait do 
luttes de Satan, et abbà Isderos le consolait et lui apprenait ce qu'il avait 
à faire. Son ascétisme était si grand que, quand les saints vieillards dor- 
maient, il circulait dans leurs maisons, en emportait les cruches et allait les 
remplir d'eau, puis les replacerait dans leurs maisons : or l'eau (Hait loin d'eux. 

Ayant demeuré de nombreuses années à mener la vie ascétique, Satan, 

1. (), P add, : « et me le fassiez connaître ». 



;i4oj 



24« SANft (18 JUINu 



667 



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ftm » oiKçK a ainK#fi-f: • àh^ t ^X-K. • -ïn.a- » ^^PÇ^'ï » ♦^Al • (oKO 

1. 0, P ont. M I — 2. om. P 0*A i -— 3. o//ï. P Tk^ko- 1 -r- 4. 0, P flrfrf. ii«» i jB-t* 
yp I — 5. 0, P h+" I — 6. A MP-^, P ^M'>'' I — 7. 0, P 0//1. (ar. ^U^lj ^^^ b). — 
8. A »>«• (cf. Dillm. s. v.). — 9. 0, P ipftt « 



O 20 b 



plein d'envie contre lui, lui infligea un coup douloureux au pied en y occa- 
sionnant une maladie : il souiïrit beaucoup et était couché, malade. Quand 
il sut que c'était Satan qui Tavait frappé, il augmenta sa dévotion et sa 
pénitence, au point que son corps était desséché comme du bois brûlé au 
feu. Dieu considéra sa patience et le guérit de sa maladie; la soufTrance et 
la guerre de Satan s'éloignèrent de lui et la gràco de l'Esprit-Saint descen- 
dit sur lui. 

Vers lui se rassemblèrent 500 frères; il fut le supérieur du couvent, et 
ils l'élurent prêtre *. Quand ils l'eurent placé devant le sanctuaire, le pa- 
triarche voulut l'examiner et connaître sa vie. Et le patriarche dit aux 
saints vieillards : a Pourquoi amenez- vous ici ce noir? renvoyez-le. » Et 
Musé sortit en se reprenant lui-même et en disant : a Ils ont bien agi en- 
vers toi, o Le Noir, avec ton vilain visage couleur de cendre! » Après cela, 
le patriarche l'appela et lui imposa la main, et l'ordonna prêtre. Le pa- 
triarche lui dit : a Musô, te voici blanc tout entier, au dedans et au de- 
hors! » Up jour les saints vieillards vinrent vers lui et il n'avait point d'eau. 
Ils le virent sortir de sa grotte et y rentrer à plusieurs reprises; puis il 



1. O. P : « iioiir rinstituiT prêtre ». 



' I 



668 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [isqj 

X I aH*n<D*x « -an-^ i xii, » iDf.Quir«»- 1 ma • wla- » hhinjk-athx: « ax 

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j&h:ia»- « NAfl» • Aiwl* • A.A+*' • ho» • ^Tf P a XA « Sh>"fl»«A*'f«»-:i 

I 

1. P •?" I h"; 0/w. 0. — 2. 0, P 0/w. avec le m suiv. — 3. 0, P o//i. — 4. A, Oom. 
(ar. Jlw). — 5. 0, P M/i^ • — 6. 0, P h-vtA • — 7. 0, P om. K, ■ — 8. 0, P «Oll« i^— 

9. 0, P — f- 1 A I — 10. 0, P om. di I / ^ 



tomba une grande pluie, et elle remplit la citerne de sa grotte. Et lc8 
saints vieillards lui demandèrent en lui disant : a Pourquoi sortais-tu et 
rentrais-tu à plusieurs reprises? » Il leur dit : « Je disais à Dieu : « Si tu 
a ne me donnes pas de l'eau pour que je donne à boire à tes serviteurs, d*où 
a tirerai-je de Teau, moi, pour leur donner à boire? » Et par sa miséricorde, 
il nous a i»nvoyé de Teau. » 

Une fois,-abbà Muse alla avec des vieillards vers saint abbà Macaire qui leur 
dit : « Voici que je vois que l'un de vous a la couronne du martyre. » Abbâ 
Musé lui répondit en disant : « Peut-être est-ce moi, mon Père, car il est écrit: 
Qui a tué par le glaive, mourra par le glaive. » A la venue des barbares, 
abbà Musé dit aux frères qui étaient près de lui : « Voici venir les bar- 
bares; qui d'entre vous veut fuir, qu'il fuie! » Ils lui répondirent en disant : 
« Et toi, notre père, ne t'enfuiras-tu pas? » Il leur dit ; « Voici que j'ai élé 
do nombreuses années à attendre ce jour, à cause de la parole de Notrc- 
Scigneur qui dit : Qui a tué par le glaive, mourra par le glaive. » Les barbares 
vinrent et le tuèrent et avec lui sept frères, qui n'avaient pas voulu s'enfuir; 
et l'un d'eux, s'étant caché derrière une natte {un rideau) y vit l'ange de Dieu. 
avec une eouronno dans la main, debout et l'attendant; alors il sortit vers 

l. L arabe aussi a^^»J!; piHit-èlre ce mut est-il ici dans le sens de « praedalortfft 
lalrones ». 



[1511 24« SANÈ (18 JUIN). 669 

«•<. » ^KriiîV » A:*j&A I •>«* • iD^-i+ I m-ac^ « oiAm* » Ai-nc « hA^ » 

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iA. I * AT I fD^W^ « A^WiAl- a omlfi-C » «in « ao/^Và^ » lû-A+ » W^A-<n». i 

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1. 0, P — A I — 2. 0, P A? I ♦ '. — 3. M^A, P njçr-rn I — 4. om. n I — 5. P om. 
— 6. dT-iM I — 7. om. 



les barbares qui le tuèrent. Considérez, nos frères, la force de la pénitence, 
ce qu'elle a opéré; elle a transformé un serviteur, un esclave noir impie, meur- 
trier, débauclié, voleur, elle en a fait un père supérieur, un docteur, un conso- 
lateur, un prêtre, un instituteur de la loi et de la règle pour les moines, et 
un homme dont on fait la mémoire, au Sacrifice, dans toutes les églises. Son 
corps repose jusqu'à maintenant au couvent de Barmos', dans le désert de 
Asqôles. Son corps a été la cause de la production de miracles et de prodiges 
nombreux. Ouo Dieu nous fasse miséricorde par sa prière, et que sa béné- 
diction soit avec nous. Amen. 

:Salut, dis-je, aux sept frères qui, avec Musé Le Xoir, périrent par le 

•glaive des barbares. L'un d'eux, par crainte, se cacha; mais, quand lui 

npparut fange qui portait leur couronne;, en courage se changea sa 
crainte'. 

Salut, dis-je, à iVIusù Le Noir, qui demeura retiré dans f intérieur du 
désert; en se souvenant de toutes ses mauvaises actions passées, il fut tué 

J. Le ' Dcr al-Baramus » Ijicn cunnii [() : Darmus. P : Badmus . 



Il LR I.IVaii DU SYNAXAlllK. 



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an-t ' *A-> • ï»>' • *-wi » jt.u-fi 1 rh'pc^ » ùnô^^ « idar ■ f-A.ç 
0. 1 iDivM: . M}ir^iDS>ii:A-v> B ■»•>* ' 4»** » Anh • <o-A+ • au-h: 
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*^*P+ » AX.*» • 'h» I JiWN7' ' athC^ t «mV • y"A«î.ç « tohril I A+rtf i 

■t- 1 Afloy^y-ç-j I (D^M: • ""A^h-T- 1 A-ni1** « N<n»ïlAç+'' • Hi'PC^ « r*A 

1. 0, P add. hf^ — 2. 0, P difi" — 3. A ont. [ar. JUi Jo.^ J ,^}. — 4. P 'M)^«> > — 
5. 0}t<»ffA<E.i 



par le f,'Iaivc des barbares, en ce jour, disant : « Le sang ne se purifie que par 
le sani' »\ 



Au nom du Père el du Fils et de TEsprit'Saint, un seul Dieu. 
LE 25 D£ SANÈ (19 juin]. 

En eu jour fut martyrisé saint Judc, apôtre et martyr, fils de Josflpb, 
le cliarpentier, et l'un des 72 disciples. Ce saint prùcba dans beaucoup de 
villes; étant venu dans l'ile', il y prêcha et y éleva une église. Puis il 
alla dîins la ville de Itobù (/■^desse), et guérit AwgAryos {Abgar), roi de lïohA, 
de sa maladie, et lui conréra le baptême cbrétien. Après quoi il alla à 
la ville do Anit, y préclin et baptisa un grand nombre do ses habitants ua 
baptême chrétien. Il fut pris par le gouverneur de cette ville, qui lui in- 
fligea beaucoup de tourmcnls; il lui enfonça dans les pieds des pointes do 
fer (lisjK)s<k\s comme des chaussures et le fit courir l'espace d'un stade. Ensuite 
il le suspendit et lui décocha des flèches; et le saint rendit l'àmc. Avant 
sa torture, il avait envoyé une lettre aux fidèles, et celte lettre est la scp- 

1. En Mùsopolamic ; le Iniduclour n'a pas compris le mot ^j^.j?^^ d»-' Tarai». 



[153J 25» SAXK (iO JUIN . 671 

[AA9° ' Aj^U*>S > AhlIL^'fl'fbC > ^•af. :•: 
a*Vi- « ril*» • CA-7 » H+tV'P » KXP4. :•: 
Vf.'Vti' « ©"HA • ÇJU» » X1H I ^«^U<. * 
<D*A+ • «»AWfl-f o»- • An' » «»AMl-f « ftoi»<. i 

^AA « th'PCf^ I ftCT « +«•*<«. • ^Tlh^. :•:] 

•fflAH-fc I A AI- 1 tiAO I ;iA<!^^ » f-A-fcV • fl»A+ • IT-/»' » "IÇA « m+t-fl 

ainH*!: ' AA^ > llAn * hàd^ * h-fl • 4>^A * <»A•^;'A■A i M i ^TfTA > A. 
♦ « WA1* » IIU7<1 « hMltS^Cf I IDIP-M: i îi^'^A+o»- « A^do»* • Aj**V i *A 
A^ « «mg 8 117+ « ^•n I •tvf.ao'' 1 A.+ I AAA1- • Îi^/t1<: « AW^ « •»!•/»• » 

1. 0, P wr* ' 1 — 2. A o/n. — 3. 0, P add. >»»-> » W*7i;rv i — 4. 0, P •>»»•♦*«» • — 5. 
•>fl I — 6. Ajouté en marge dans A; O, P et arab. om. — 7. A fT'V t 

tième parmi les écrits de l'c Apostolos ' >; clic est remplie de toute sa- 
gesse et de grâce; par elle, il convertit une foule de gens et les fit en- 
trer dans la foi de Notre- Seigneur Jésus-Christ, de son vivant, et après 
sa mort '. (^ue Dieu nous fasse miséricorde par sa prière et que sa béné- 
diction soit avec nous. Amen. 

[Salut à Jude, serviteur de Dieu d'une pointe de fer ardente; ses pieds 
ont été percés. Puisque les Apôtres insérèrent sa lettre dans leurs épîtres, 
enseignant la foi parfaite de l'évangile, avec eux tout ensemble fut écrite sa 
mémoire]. 

En ce jour également mourut YostinA, fille du roi Mim\s; elle fut en- 
sevelie dans le tombeau qu'on appelle Uagù. Oue Dieu nous fasse miséri- 
corde par son intercession. Amcn\ 

En ce jour également mourut le père saint, Tascùlc abbà Pétros {Pierre), 
patriarche de la ville d'Alexandrie; dans le nombre des pères patriarches, il 
est le »^^l^ Ce père fut institué patriarclie après Tenvoi en exil, par l'empereur 
Asbesyànos \ du patriarche l'ôwodosyos (Jhéodose)^ par suite de son dissen- 

J. Les épîlrrs calholiqufs. — 2. O. P « et avant sa mort » : mais Tarabe répond à A. 
— .'5. Celle commémoralion njoulér en marge dans A, manque dans O, P et l'arabe. — 
'i. Vespasien : ce nom se lit aussi dans O (AsbvAnosi et dans l'arabe: P la eorripfé en Yos- 
tyanos Juslin ou Juslinien; on sait que le Palriarclie Tliéodose fut exilé par ce dernier;. 



1> 136 a 



672 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. m 

fl»>n<: » aotai > «ïc+a » af}%fi*e • hmm « a.* • WM* • «flH-ri • 'im^ 

A.+ I MA+ s iDA9"*JÇ:t<; « A>ST • «o«P*A I -tùf^ao I AdA I Old » AAIllX 
f.r^'lV > a»hf.Jt:àf * WiH?0»* I KA0D i hAHuo- s a.4> > AAA^ •> œhma» 

ho» t j&fh. I «^n • ii-fl*: I tipi^ I nh9"4A • ho» • ha^ifti • ^rap • a 

*A1- » rhlMfa^^ > iOi/*'h9' « *A'M1+ « h-a' » Wl • ilTCA i MU >0tft4 

A I aohhis I xH. 8 ai0Ah>^ « -^n • fL-m, • hpi • ©"i/y • a.+ • iA/i+ • 
fl»^fl « A9•<^ I ooy^^ç^ I Min<: i X'jjih.^ • ho» • hn « ilTtf A » +» 

oiAflv I ;»'iM.'>f-A a to-tùihtD i a»«X+ I y»AA * h-a» M» tiTCtl • nyjE.«1 
1* « Ctô^ > aU'AMt « nn/iV'tlf <»«»• 1 floDAMl;H- « o»Ah;l^1- « «DAflh « 

» 

1. O^ftfl^rft, P fftTrrn (ar. ^yL-L-l), _ 2. O, P lon^y' • (ar. ^jJ^ ^'^). 
3. 0, P add, nm-r^is 1 jçti^ • '^^th • — 4. 0, P o/w. -- 5. 0, P A • — 6. 0, P oïdN (1 

!^^ ci). — 7. P — « (0 0/w.). 



liment avec lui. Le siège de Marc évangéliste demeura sans patriarche \ 
grand nombre d'années, et ni le roi ni ses oiTiciers qui étaient dans la vil 
d'Alexandrie ne permettaient d'instituer un patriarche. Mais après que 
ques jours, fut préposé à la ville d'Alexandrie un homme bon, juste et c 
thodoxe. Vers lui se rassemblèrent les notables des fidèles, et ils lui apprire 
leur chagrin parce qu'ils étaient sans patriarche. Il leur commanda de 
rendre au couvent de ZegAg ' comme pour prier et de se nommer un patriarct 
Ils s'en réjouirent et prirent avec jeux les évc^ques et ce frère abbâ Pètrc 
alors prêtre. A l'instant ils se rendirent au couvent de Zegâg; ils l'instituère 
patriarche et en furent heureux. Avant cette nomination, était mort sai 
abbà Sàwiros [Sévère) et la ville d'Antiochc était demeurée sans patriarche. 
Les fidèles de la ville d'Antiochc, à la nouvelle de l'institution d'ab 
Pôlros comme patriarche, se donnèrent aussi un patriarche en la person 
r/'un fidèle du nom de TtUvfAnyos [Théophane], qui était d'accord avec 
père abbà PiMros sur la foi orthodoxe. Ils s'envoyèrent mutuellement d 
lettres divines, et chacun d'eux proclamait la mention de l'autre au morne 

1. (J et P ajoutent : <^ à savoir le couvent du verre >• i= -^'^Jl). Cf. Amélineî 



[155j 



25* SANK (19 JUIX). 



673 



iiMrH^Cy « mW-A* « RmA • y*AC » a»A*Af. • l-nX* a ©ooïJi^l- 1 H^>^Q^'^ « 

«ri* « ID-A+ » "I.»»* • An*}* i K^n > hn I ^.tca ' « mf aak- • ni*îiHH* » a» 

W • ^.^RCft I }i9"X-<h.^ « «»A)ih;H- « tO^i.Wa^'' « -ïfl « tf-A-a"^ « <»y^ 

^ç-j I mff.'ipao* I a»*A+ « y^'VTI' « Cl*d1- « foW » a»«M: • f oohjÇ: • W-A- 

A.+ « MA't « hrfT'SâM' • flï»i> I f.t-à-xrs" * nw-A* « i-flc I <D/»'C'j+ » a-m 

•n a fDhV I Tf}* t h-tt t M > ^TCA « |Mlfl»*K « ahtft i «?<: i XAtlTJ»:^ « 

1. 0, P inc«^ I — 2. hCTif, P K-vnv (ar. aJ^' ')• — 3. M i P H/ç" • — 4. 0, P 
rtrfrf. A.* • M«t¥ I — 5. A «w " • — 6. 0, p V-lf I — 7. 0, P «Ji-X" • 9fi.%" I (A «/m" i aje. 
f"). — 8. P jt>, om. — 9. A /rt-*:" 1 



(le la prière et de la Messe; mais il ne leur fut pas possible d'entrer dans 
leurs villes respectives : abbà Pétros demeurait au couvent d'Anyànâ ' qui 
est au nord du couvent de Zegàg; et abbâ Tàwfànyos demeurait au mo- 
nastère de Aftonyàs en dehors de la ville d'Antioche. 

A cette époque, il y avait en dehors de la ville d'Alexandrie 600 cou- 
vents, et 32 villages dont tous les habitants étaient des fidèles orthodoxes, 
sans compter les chrétiens de la ville d'Alexandrie et de tout le territoire du 

Caire, la Basse Egypte et de la Haute Egypte. Les moines des couvents du dé- 

» 

sert de Asqétes, d'Ethiopie et de Nubie, tous ceux-là étant orthodoxes, étaient 
sous le gouvernement de ce père abbA Pétros, patriarche, et marchaient 
conformément à ses ordres; il ne cessait pas d'écrire des lettres, et de les 
envoyer à tous les fidèles et de les affermir dans la foi orthodoxe; il par- 
courait tous les monastères de la ville d'Alexandrie et de ses villages; il 
les instruisait, les admonestait et les affermissait. 

11 avait un disciple, saint et savant, du nom de Dimyânos, qui fut pa- 
Iriarchc après lui et dont il recevait assistance pour toute affaire et pour 
l'administration du peuple. Ce saint père abbà Pèlros entrait de temps en 

1. () : Armànyà. P : Anbanvà. Amélineau, iféo^r,. 127, lappelle. « Deir anbà Niah >». 



4 LE LIVRE DU SYNAXAIRR. . [156) 

i « ©l-'J'flAÇiM f UA- • y»AA.> « A*}A<«» I «JA*» » h*^! « 




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[AA^ I AA.A/nA i H•^Wl^fl > Ti^U* :;: 

• • i 

1. 0, P om. (ar. ^,L^Y^ jjajo J). — 2. A idjb>" • — 3. 0, P idjba" • (ar. ^^j^.-). — 
0, P fl I — 5. P o/ïT. — 0. — iDH I —7.0 iia" • 



3mps dans la ville d'Alexandrie, et regardait les aiïaires de ses habitants; 
[ en prenait soin et les fortifiait. 11 passa ainsi, dans sa charge, marchant 
elon la manière des apôtres et gardant son troupeau, l'espace de 2 ans. 
Lprès quoi, il mourut en paix : il avait été ferme dans la foi orthodoxe. 
)ue Dieu nous fasse miséricorde par sa prière, et que sa bénédiction et 
on intercession soient avec nous dans les siècles des siècles. Amen. 

[Salut à Pétros, dont furent bonnes les dispositions et la loi, qui fut 
lommé patriarche au couvent de ZegAg. De Veau qui coula sur lui comme 
m llcuvc, de Teau limpide et non trouble de son enseignement, les en- 
ants burent et les vieillards furent désaltérés^ 

[Salirt à vous, Pierre et Paul, chacun à sou tour, gemmes étincelanlcs 
lans les fondements de TÉglise; docteurs d'une institution unique, bien 
|u'étant deux, l)énissez Tentréc de cet hiver pour qu'il féconde les champs 
le la terre qui ont été ensemencésl 

Saint à Pilate qui se lava les mains pour montrer qu'il était pur du 



[1571 



20' SANft (20 JUlNi. 



«75 



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HAXh*-> I Mil ■• I^A I K^ff' » A*A.ll 

hft«» » -K-^h » a»njt* » •flKA.u* *] 

HMflA' > <R<& > MH i iiX'A' ' Otf'i :•: 

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nn-t • dAl- » +Tlh<. » A^^AMfl I hn-C i -1-flCh.A « A.+ I i»oA>ih1- 1 ai* 

>îA.y « An.+ » hcft-t^'j « nfAïù « >*A-i • m«^ » ap^ » m^A+Oif- 1 -th 

1. niDcn I — 2. — ^AjBïi I — 3. P A-H I — 4. V • — 5. P fl*' • 



sang de Jésus-Christ, ot à Abroqlà {Procla) salut, sa propre femme, qui envoya 
dire : ce Ne lui fais pas de mal ! car cet homme-là est pur et juste »]. 

[Notrc-Seigneur, qui as établi l'hiver suite, de Tété, et qui as établi 
Tété terme du printemps, nous t'en supplions, que n'arrive pas notre fuite 
dans cet hiver de nos jours, quand nous n'avons que des feuilles sans fruit*]. 



Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 26 DE SANÉ (20 juin). 

En co jour, mémoire de l'ange glorieux, Gabriel, archange, do la dédicace 
do réglise du couvent do Naqlùn, dans lo désert de Fayum, et des miracles 
<[ui s'y produisent, opérés par lui. C'est dans le bois du toit de son église que 
se produit Tannonce de la crur du lleuve de TEgypte. Car au temps annivcr- 
s((irr do la dédicace, de Tcau apparaît dans ce bois comme de la sueur; s'il 

l. Cf. Mt., XXIV ; ce salàm paraît supposer les conditions clinialologiques de l'Egypte 
l>lutnt que celles (l'AI)vssinie. Cf. lAidolf, ///*.s7., I. ."i, 20. 



076 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [isgj. 

H-r^l* • +^»"^-i:il- « AU"!* I oofiiMl i tifl-C • mCKti t A.* i 0i»AXh^ n 

[A A»" » A^/SA. « fl.->h « 7'flCK.A • HOhl^ i ïu*.-!! ::• 
nf I ni^Vùii.0- I A^^A. I ifLf> a oiAfl I hd^^d. > <^A. i >(LI& > i-oDaiiD* i 

A • oo^ùb 1 1-ncp « h^u- • ^Khaht i /•AA.h' « KVù » o^+r^f A • iD4*-n • A 



1. O, P add. 1IIM • — 2. P o/w. — 3. 0, P — H. I — 1 1 — ^ I — > • — 4. 0, P — ai^ 



doit y avoir abondance, cette année-là,, il en tombe des gouttes d*eau abon^ 
liantes, mais s'il doit y avoir famine, Teau y apparaît comme r/^5 5roii/tf>s (le sueur. 
Nombreux sont les miracles de cet ange glorieux Gabriel, archange. Que Dieu 
nous fi)sse miséricorde par sa prière, et que sa bénédiction et son intercession. 
soient avec nous dans les siècles des siècles. Amen. 

[Salut pour la dédicace de ton église, Gabriel, Tégal des chérubins, elle 
qui, au couvent de Naqlôn, fut construite avec art; pour chaque annivenairt 
de la dédicace, elle fait couler de Veau du bois du toit ^ par les nombrcusci 
gouttes on connaît ^uY/ y aura Tabondance, et par une eau peu ahondanie. 
comme d'un peu de sueur. Ton connaît r/i/'iV // aura la famine]. 

En ce jour également mourut le grand prophète Josué, fils de Nawé, 
auxiliaire de Moïse prince des prophètes. Ce prophète était obéissant, soumis 
et parfaitement déférant envers le prophète Moïse. C'est pourquoi l'esprit 
du prophète Moïse demeura sur lui, et il prophétisa au temps du prophète 
Moïse. A la mort de celui-ci, il reçut le youvernemenl du peuple, par 1 or- 
dre de Dieu, et Dieu lui dit : <c Conune j'ai été avec Moïse, mou serviteuft 



[159] 2G' SANf: (20 JUIN). 677 

0* I AA.+ • aim»9A+ « h^ « *1-*+'n 1 ail-JÇ-Ç*^ i Oi^flC* « Iff-A- « HX^/h-V » 
K « n.;^ « h^ 1 A.)6*1-A1» I tuAfLf.'t^ao^ e oih^il- « M « KA^ » A.^fr » Am 
iD<|>i«A*ifD- 1 ^ïtâr^^ « îiA « ahh-b^ i rt-flX « oiMAA i a^hCi^a^ « hin-^ i -n 

117^ > MM » oiA-flA- 1 hAnA+**' « fcjrc+l' > 01 JH. I r'M^irao^ . ip;f»+ , nT^. 
C I -nA-^l- » a^tl^'t • -flA'^+ • aih*YM • ^Hàrf^ • iD'i-flA+ i J&frA > a«»-A- 
V* a ai*<. • -ïn I A,^A- » aij&a>AP » lAi** • ^*M • ît^^Crh.* t -flAJ: • ai-» 

1. P — iM — 2. P 0»JiAi«t (0 om. NhH-NYï^ — ^^S^- • — 3. 0, P ^it" i iD^d' i — 4. A 
m^mc I — 5. 0, P -^f I f c ' • A-iio. , _ 6. 0, P mh*tm , — 7. 0, P %•>+ • fOo»^ ■ — 8. 
0, P — ra^ I — 9. jç ' • P Ajç" I (ar. ^^) — 10. 0, P om. — 11. 0, P — t • •->" • 
— A • — > I — 12. 0, P add. «ru- 1 



ainsi je serai avec toi. Sois fort et plein de fermeté et garde les préceptes de la 
Loi que j'ai fixée à Moïse, mon serviteur; ne t'en éloigne ni adroite ni à 
gauche; que ta bouche ne cesse point de lire le livre des préceptes de la Loi, 
mais répète-les nuit et jour, pour que tu sois ferme, pour que tu gardes 
et accomplisses tout ce qui y est écrit. » Le cœur de Josué se fortifia et 
il envoya des espions à Jéricho; ils vinrent, virent le pays et se cachèrent 
près de Rahab la prostituée, à qui ils promirent, ainsi qu'à tous les gens de sa 
maison, de ne pas la tuer; puis elle les fit partir. Il en fut ainsi, car Josué 
leur partagea le fleuve du Jourdain et les enfants d'Israël y passèrent; il leur 
fit se dresser les eaux du fleuve comme une paroi, prit Jéricho qu'entouraient 
sept murailles, tua tous ceux qui s'y trouvaient, hommes et btHes, et prit 
beaucoup de villes : leur nombre est de 32 villes. Il tua 32 rois. Tous les peu- 
ples et les enfants d'Israël le craignirent. 

A cause de la grandeur de la crainte qu'avaient les peuples de Josué, les 
habitants de la ville de Gabaon usèrent de ruse envers lui. Ils revêtirent des 
guenilles et apportèrent avec eux de vieux sacs de poil et de vieilles ou- 
tres et de vieilles chaussures et du pain desséché et pourri; puis ils vinrent 
vers Josué et lui dirent : a Voici que nous venons d'un pays lointain et nous 
voudrions (thtrnir de vous que vous nous donniez la promesse de ne pas nous 



fi78 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [leoj 

A.C « '-'^ 

^^i^fflo.' , mil » TkiH.h'dfibC • AdA.if «»• • xwi* • n^iJC" « t^rtrif, t idkt 

A^iwA < Â0«h^ > 4i9" I AdA > U7^ i 7nM i 000^ > AdA > 7^<h>'* • hnti 

1 8 0^00 I 0thf» • oxii ' 00 ' XAh < hao I •hd'^A < K'7H.K'n«fbC > xrx 

Ah* a 0h^ » AA4î+ « ^ft^h. A « f*f:ù « CA1- « 00Un«i»- « AhOVl* • XlIT-i! V 

1. 0, P Xyc ' • H" • — 2. 0, P add. li«» i HjK^^APtf^ (ar. = A). — 3. P ♦^At (0 

0/7Ï.). — 4. P 1174 (Oo/ii.); Abâkon pour Ayàlon est une corruption facile dans récriture 
arabe (^, JU, ^/Ul). - 5. 0, P %h' 



II 



tuer. » Josué et les chefs des enfants d'Israël leur répondirent en leur di- 
sant : « Dites-nous avec vérité, si vous habitez dans ce pays. » Ils leur ré- 
pondirent en leur disant : a En vérité, nous venons d'un pays lointain. » Pai» 
ils leur montrèrent leur nourriture sèche et pourrie et leurs habits vieux. 
Alors ils les crurent et leur jurèrent '. En apprenant qu'ils étaient leurs voi- 
sins, Josué leur dit : a Pourquoi est-ce avec fourberie que vous êtes venus à 
nous? 3) Puis il les fit esclaves de la maison de Dieu. 

A cette nouvelle, cinq rois des Amorrhéens se soulevèrent contre les gens 
de Gabaon; ils demandèrent du secours à Josué qui en effet les aida et en fil un 
grand carnage; quant à ceux d'entre eux qui prirent la fuite, Dieu jeta sur eux, 
du ciel, des grêlons et il les fit périr. Quand le soleil fut près de se coucher, 
Josué dit en présence des enfants d'Israël : a soleil! arréte-toi sur la ville do 
Gabaon ! et, lune, aussi, sur le champ de Abùkon (Àyalon). » Et le soleil s ar- 
nHa et la lune devint immobile jusqu'à ce que Dieu eut tiré vengeance de ses en- 
nemis {de Josué). Il partagea aux enfants d'Israël le pays de l'héritage, et donna 
aux prêtres des villes pour y demeurer et du terrain pour leur bétail. Il mita 
part sept villes où fuirait quiconque aurait commis homicide, sans le savoir , 

1. O, P add. : « qu'ils ne les tueraient point ». — 2. O, P add. : « pour y demeurer •. 



[161J 



26» SÀNÊ (20 JUIN). 



679 



II»*- « «D-ft-t-f fliH I l[^A• • H++A « Wii • HMdA « hM'C* » nh«» « KHH » X 
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1. 0, P add. *•» I js-VIIC « ••h*;»' (ar. = A). — 2. 0, P ont. \ — 3. 0, P om. A — 4. 0, 

P — hum I — 5. 0, p 9 1 



selon Tordre de Dieu. Quand ses jours furent de 110 années et qu'il eut atteint 
line belle vieillesse, alors il rassembla les enfants d'Israël et leur commanda 
de garder Tobéissance aux préceptes de la Loi et de ne pas transgresser, mais 
d'être fermes dans le culte de Dieu; il leur fit connaître et leur dit que le Sei- 
gneur est un Dieu jaloux et rapace très puissant, et ce si vous adorez, leur dit-il, 
d'autres dieux, il vous fera bientôt périr ». Ensuite il mourut en paix et on l'en- 
terra dans le tombeau que Jacob avait acheté des fils de Amor pour 100 mou- 
tons dans le pays de Nâblos {Naplousé). Les enfants d'Israël le pleurèrent gran- 
dement durant 30 ' jours. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière, 
dans les siècles des siècles. Amen! 



[Salut à Josué qui servit Moïse, au point qu'il reçut même le double de son 
î4rave(?) esprit^. Quand Dieu voulut, par sa main, délivrer son peuple, il 
infligea une grande défaite, à Gabaon, aux troupes des rois, et sur les fuyards 
il fit tomber de la grêle]. 

1. O, P : 40. — 2. Cf. plus haut, G7(>, 13. 



««0 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 



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1. p W" I — 2. 0, p — *«p» 1 — 3. 0, p — ObA I — 4. 0, p ••' I — 5. 0, p — M 
— 6. p O^-»' • 



Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 27 DE SAKÉ ^21 jlÙIlj. 

En ce jour mourut Hanânyà {Ànanias), apôtre. Ce saint fut établi par les 
saints Apôtres évêque de la ville de Damas. Il y fit la prédication de Tévangile 
sauveur, et prêcha aussi dans Bêt Gibril * et il convertit un grand nombre 
d'entre eux à la foi en Notre-Seigneur Jmw-Christ; il leur conféra le bap- 
tême chrétien et les illumina de Téclat de la foi droite. Il baptisa saint Paul, 
Tapôtre, quand Dieu le lui eut envoyé, et lui imposa la main sur lui et sur ses 
yeux. Dieu fit par les mains de ce saint de grands miracles et, par sa prédica- 
tion, beaucoup de Juifs et de Gentils eurent la foi. Après quoi, il fut pris par le 
gouverneur Luqyànos {Lucien), qui lui infligea de nombreux et rudes tour- 
ments, déchira ses flancs à coups de couteau et le fit brûler par des torches 
enflammées. Ensuite il le fit sortir à l'extérieur de la ville et commanda de le 
lapider, et on le lapida. Il rendit son âme aux mains de Notre-Seigneur Miw* 
Christ, pour le nom duquel il mourut. Que Dieu nous fasse miséricorde, ptr 
sa prière. AmenI 

1. O, P : Bêt Gabr êl (corruption de Gubrin, Gibrin = Eleulhéropolis). 



[163| 2V SANÈ 21 JUIN,. (>81 

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(D'H/^h « Oiïi^fc 1 T-fl^fl» « H#h-nA I nA-t+ a 01^^ I -hn I U7^ » îiAhlJt 
C^ » iD+hy>* I n}i'7Hji) • \.f A-A • hCA-f A • n+JC-^ 1 ^h-*}* « HM a ai|i 

1. Ce « salàm » où il n'est fait mention de saint Ananias qu'incidemment, ne se lit 
que dans O. — 2. P — ^> i (0 o/w.). 



Salut à Hanânyà, lui qu'à cause de la justice atteignirent la lapidation et 
la lacération des flancs par le tranchant du couteau ; comme la voix de Dieu 
lui avait parlé du ciel, à Tapôtre Paul il donna le baptême, quand le cordage 
de miséricorde Teut tiré du judaïsme]. 

[Salut à ton sépulcre que creusa à une grande profondeur le sage Yosèf 
{Joseph dWrimathie)^ lorsqu'il eut à cœur le mystère de la foi; ô Jésus-Christ, 
lave-moi et donne-moi le baptême avec le sang de ta blessure de ton côté 
traîispercé, sang qui produit la justification, comme Hanânyà baptisa Paul le 
juif, le (ou : me) détournant de toute incrédulité]. 

En ce jour également, c'est saint Tomàs (Thomas), martyr, de la ville de 
Sandalàt*. Ce salut était Aj^jé de 11 ans, quand lui apparut Tange de Dieu, 
Michel, et cela pendant qu'il dormait dans un champ : il gardait des pour- 
ceaux. L'anfje lui commanda d'aller confesser le nom de Notre-Seigncur Jésus- 
Christ. 11 se leva, ne prit qu'un fouet de corde, alla à la ville d'Alexandrie et 
coufossa Notre-Seigneur Jésus-Christ, en présence de son gouverneur. Celui-ci 

I. L'arabe porle : Sandalàt; cf. Amélincau, (ièo^r.^ 'i53. 



682 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

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ILi' I ^^Ai > ftK^i* • (DA^ • H^Kï > h» ' ^^0-^ a OilDUp I al•^•^ ■ 
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ai>f^ » •XTMAf « A,pfrft » hcA+A' 8 iDî-fl*: • 9;^(u • n.-i' I r+A I ri 

^ I ai^n>A- I htP • MH I f.AA^ I A^A4^ t m-tdj^'ih i »»!-•>•> t ^ejH* » •> 

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l' las a *hCA-f A 1 hfl» < fr^Sa^ I A'H/'jH- 1 fliAn.y • +AHM. • tf-A-*»* » •+">/^K I 

Af^-y I Hffl-A-fc+fl»-* 1 m+Kùi ' AdA > «•h-'î'ï » atMi* ■ liAh » h» i +Kfl» 

ï > fP^fk > XAP I hr^h • HK^OA • hlUM > A.fA'A > ÏICA-^A t «Ail I M 

1. 0, P 11' r 11 " 1 — 2. 0, P >.itu.-nrfrf . — 3. 0, F f- ' t A>" ••«;( . (0. om. r") • — 



lui dit : € Sacrifie aux idoles! > et il lui promit de le faire son secrétaire; et 
saint Thomas s'irrita contre lui, sortit son fouet de corde et infligea de 
nombreux coups au gouverneur. On le saisit et on lui fit souffrir une rude 
torture. On déchira tout son corps avec une scie de fer. Thomas demandait 
assistance à Notre-Seigneur Jésus-Chr'isl, qui lui envoya son ange et il le ' 
guérit de ses blessures. Une fois qu'il fut incarcéré,. le gardien de la prison 
lui demanda, pour son fils qui était malade, de le guérir. Le saint \vii donna 
ce fouet de corde et lui dit : ■ Dépose-le sur ton enfant, et il sera aussitdt 
rétabli par la force de mon Seigneur Jésus-Christ ». Le gordien de la prison 
lit comme lui avait commandé le saint, et son enfant fut aussitôt rétabli. 

A cette nouvelle, le gouverneur fît venir le saint et lui dit : « Sacrifie 
aux idoles! » Et il lui dit : « Oui », en se moquant de lui. Le gouverneur fui 
rempli d'une joie vive; il prit le saint avec lui et le conduisit au temple 
des idoles. Le saint pria Notre-Seigneur yesiM-Christ de détruire les idoles 
et aussitôt elles furent toutes brisées, et Satan qui était sur elles s'en alla 
posséder le gouverneur et le suffoqua jusqu'à ce qu'il fit cette confession : 
« Il n'y a de Dieu que Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant »• A « 
vue de ce miracle, le peuple s'émerveilla grandement et cria en disant . 
« Il n'y a de Dieu que le Seigneur Jésus-Christ! n Après cela le saint fui 



[165] 



27* SANÊ (21 JUIN). 



683 



KCrh. i Mn i ^A* < KAfl I h9*Ah I HliIflA • A'7H.X' • hSthh > tlCA-f A a 
fl>îi^J5"l^TI I V^Hty « A**A I ^A I Â,fc»»». I <i»'A+ • M^ « XA.^ • atitt 
i, I T(Dg0D^A'h > llXinA > <n»nAA < «oK.'^A'b* > «DnoAhh • }i'7ll>'fl«li.C i 
Xfi t J&AuD'X « ûiX^TI « A+AP t t^A4»^A.i* • hAh • <i»<:ft « X^Klf* » ft^ > 

•n^A.1* » iDAft- • *ftiD«c « aUt/^h^ » X^a»«X+ i Ji^ • mdM^ « -^fl » hùf.'i 

AdAtih I *MnA • h-JAt' « lonx-Wi^ » 'ïfl.O- i idAWiA^ « Mdîh a loh^ i Hfl 
ly • IUî'n-A+'' « ihun • ^n • K<-a- o lOllA* I »*AA»a- 1 aHA+ • Irrtk t t^A i 

n t Chih • A*^JI I *^A « iDKttKih I iDA,J«^1-3r I hao^M a lO^^ « ^+<- » 

KAtu-f « lolfi^F* » n^h^JC* • idA4>A- • IO-A+ « M^ t K-nï t •JrUf a iDAn ■ 



1. 0, P — ^> • — 2. 0, P mm' • — 3. 0, P ^^hf-u- (ar. tsù]). 

om, ^ 5. 0, P Mii-tn^- 1 h" • — 6. njçr^fr" I P njç^fl-" ■ 

!^^l Amélineau, Géogr., 94). — 8. 0, P «Mi." • 



4. P d»c^f (ar. vO;-^t^) 
' 7. A flj^^ (?) om. (ap. 



emprisonné par ceux qui n'avaient pas cru, qui ne s'étaient pas convertis à la 
vue (le ce miracle, dans une caverne sombre, où il demeura 15 jours, sans 
nourriture ni boisson. Mais Tange de Dieu le visitait. Puis on le suspendit 
la tête en bas, de sorte que de son nez* il tomba du sang en abondance; 
et range de Dieu descendit vers lui et le délivra. Or une femme qui avait 
un fils aveugle, prit de ce sang et en mit sur les yeux de son fils, qui guérit 
aussitôt. 

Ensuite on emprisonna le saint quelques jours, puis on le fit sortir et 
Ton lança sur lui une lionne; elle s'approcha de lui et lécha ses pieds; on le 
frappa encore avec une massue de fer sur la bouche. Avec lui, étaient 5(m/ m i,v aux 
tourments saint Babnudà {Paphnuce) de la ville de Bendarà et saint Muse 
{Moïse), de la ville de Balkîm. Ils se soutenaient mutuellement. Ensuite on fit 
bouillir de la graisse et de la poix et on en versa sur la tête de saint Thomas, 
mais il ne lui advint pas le moindre mal; on lui coupa encore les testicules; 
on le fit fouler aux pieds et Ton suspendit à son cou une grosse pierre. A 
bout de forces de le torturer, AryAnos le gouverneur le prit avec lui pour le 
conduire à la ville d'Andenàw. En arrivant à Taw {Tùica) on y coupa la tête 



G84 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [k 

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[AA»* » Miao^ • A-f f»A i A'Jh- 1 

MX'A*^»'^ I ^AA»U-' I MflA«A » A)&iDl- 1 1-'»/*'K- * 



1. 0, P #n»- 1 (ar. 9^). — 2. 0, P arfrf. >iA i tM> i — 3. jç-VA-O^h • — 4. h^ih i 
5. •>n I — 0. j&^m^T I et vers. seq. Mlm-j^ ■ — 7. -»fl-i i — 8. tA-" • P t^/^î 

f*t inil. vers. 93t ■ — 9. om. 



de saint Thomas, et il reçut la couronne du martyre dans le royaume d 
cieux. Il y avait à souffrir avec lui 700 hommes, qui furent martyrs ainsi q 
9 femmes, aux jours de sa torture. Que Dieu nous fasse miséricorde, par 
prière, et par les prières d'eux tous, dans les siècles. Amen! 

[Salut à toi, Thomas, torturé par de rudes coups de la massue munie de 
à Textérieur'. Que la pierre attachée à ton cou, venant sans être portée ; 
des mains, puisse briser comme un vase de terre la tête de mon cnne 
Satan, à Tcndroit où je suis]. 

1 Salut à vous, compagnie de Thomas, à vous qui au jour de sa souffrar 
et de son martyre, avez cherché à recevoir avec lui la couronne 'de v 
700 hommes et neuf femmes; venez me visiter du haut du ciel]. 

En ce jour également, mémoire des 2^i martyrs, de MAmûs, et de Sih 
et aussi mémoire de Lazare le pauvre, celui duquel Notre-Seigneur a di 



[167] 28« SANÊ (22 JUINU 085 

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1. mt" I — 2. — A I ♦" ■ i^^H I — 3. Hfl-c I -— 4. — PU I — 5. -n^h-c • (à 1. ùlf 

tf-c?). — 6. nui, 1 — 7.0 m-^* • ntiîf^f ; P «itfHTfc^tfiM i tù' ■ 



« Un homme, du nom de Lazare, délaissé à la porte d'un riche... d et qui 
est mentionné dans son évangile saint ' . Que Dieu nous fasse miséricorde, 
par sa prière, dans les siècles des siècles]. 

[Salut, dirai-je, pour la dédicace glorieuse de ton église, qui t'a été 
édifiée au terme de l'exil et de la souffrance, ô père Timotéwos, par les 
habitants de Banhur*. Enseigne-moi la règle de Thumilité, â toi qui relèves 
les pauvres de la terre, car où est l'orgueil, là aussi est la honte]. 

Au nom du Père et du Fils et de TEsprit-Saint, un seul Dieu. 

LE 28 DE s\NÈ (ÎÎ2 Juin). 

En ce jour mourut le père saint abbi\ Têwodosyos [Théodose), patriarche de 
la ville d'Alexandrie; dans le nombre des pères patriarches, il est le 33*. 
C'est do son nom que les chrétiens furent nommes, en Egypte, ïhéodosiens. 
Quant à ce père, après sa nomination de patriarche, des hommes pervers se 



686 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [168] 

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/*•*!. • fl-nX I Ol/i I XAIfl'IXrC^ • AM • ooYim'}'} i id-^ipip. i rA^lTn"»- a ion 
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Kr Ah I ;^^JÎ■^ * « Of^ihd/t ■ ^Aîih+ i mm i I-AA ■ m» • /^f^ao I t^t^^ , 
MAC • IO-A+ t >Y.^is I iD-l-nf. I A*flp- I f»->A^ I T-n*. • ÏS'ïWV^' « fl^XAf • 
AXAÇIfm»- I X1M » IWIA- • XA^ • M • *^Wif-A i id-X* • H*»*' • M+Ar 

1. P jb"; jaj^ I — 2. A om. — 3. P add. irO-^ • Vfr > (0 post «»rdA • add. '^ihc). — * 

4. 0, P iD/ii" (0 — c^) ar. ï^T^j que le traduct. a dû lire «^Jçf. — 5. Af" • P A*M • 
f ' , — 6. 0, P tf» ' • — 7. 0, P om. — 8. A -kni- 1 



levèrent contre lui et le chassèrent de sa charge, à Tinstigation de l'empe- 
reur, et nommèrent à sa place un individu nommé Aqàqyànos [Gatantis) qni 
était archidiacre de la ville d'Alexandrie, et était du nombre de ceux qui 
avaient écrit de leurs mains, au sujet de ce père, qu^il était digne de la charge 
patriarcale. On conduisit le père Tôwodosyos à GermAnos, et ce père demeura 
dans la ville de Germftnos 3 mois. Abba Sàwiros [Sévère) était ^ en Egypte, à 
cette époque. Et il consolait ce père en lui rappelant ce qu'il était arrivé, aux 
saints apôtres, de tribulation, et de même à saint Jean Chrysostome. Ensuite 
ce père alla k la ville de Melig et y demeura 2 ans. Les habitants de la 
ville d'Alexandrie se soulevèrent contre le gouverneur et réclamèrent leur 
pasteur; il rendit ce père T(Hvodosyos à sa charge et renvoya Aqâqyûnos. 
Son histoire parvint aux oreilles de l'empereur Yostâtiyânos (Justimen)^ cl 
de rimpératrice Tà'odrâ (Théodora) qui aimait Dieu. Et celle-ci écrivit une 
lettre en ces termes : a Que le premier institué demeure dans sa charge •• 
Il leur fit réunir une assemblée de 120 prêtres qui écrivirent de leurs 
mains en disant : « C'est abbâ Téwodosyos qui a été nommé en premier 
lieu ». Et aussitôt Aq&qyânos se leva en présence du peuple et dit : « Cesl 

1. O et P add. : « ordonné ». 



[169] 28» SANÊ (22 JUINl 687 

f * t +^«1 « fl»An.y « i-t/^h » 'i^^f^h » n+Jt*» » atmi « «wi. » M* » h 

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K*""tfl»+ a tDfia I rt*^ « in* « X-fl « M*»* » ild » ^Oi « *hfl»TI « JMUI- » A 

f^j I AK^iUkV « Â,f frft 1 iicA-f A > m'sy I ho-nti • »^A- « fl•■>•7/*':^^• • 
f-A « uMBX-x • hr'oi/: • XAinA-c^ • <i»«i»^ • -^n i a*aj8. » -ï-nx- a don 
T1- » cl**l* a fliA^^'* » iT-/^ « hfl» I **A • fl»*K I ïiirmù » KAliiAt: 

1. Sic A, 0; P — jB*» I — 2. P o/n. (0 om. M — h^fT» 1. 4). — 3. A r»" • — 4. P 
add. *•• 1 — 5. A niW^ • mK1f*V^ (ar. ï--l*i.). — 6. 0, P — r* • — 7. M"; P obi. 
— 8. 0, P ;b»î» • — 9. p Jk-n • ♦"; ♦" • — 10. fltff • SV>t; P iVM- ■ OUf (ar. M 
^^iT*^). — 11. om. P AA-HH I f " • — 12. 0, P ««tn I ft" I 



moi qui ai transgressé parce que des hommes pervers m'ont forcé ». Puis 
le peuple pria ce père de relever Aqâqyànos de l'excommunication et il n'au- 
rait plus jamais ni sacerdoce ni diaconat; Aqùqyânos consentit et Théodose 
le releva de l'excommunication. 

Or l'empereur était corrompu dans la foi et il imagina que le patriarche, 
abbà Tôwodosyos, s'accorderait avec lui dans la foi mauvaise ; il écrivit une 
lettre à ses magistrats de la ville d'Alexandrie en leur disant : <t Si le patriar- 
che TiHvodosyos s'accorde avec nous dans notre foi, on lui ajoutera à son pa- 
triarcat une autre charge, il sera magistrat de la ville d'Alexandrie; mais s'il 
ne s'accorde pas avec nous dans la foi, il quittera sa charge. » En apprenant 
cette parole, ce frère dit : ce Ainsi dit Satan à Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
dans le désert : Je te donnerai tous les royaumes de tout le monde et leur 
<i^loire si tu m'adores'. » Alors le père saint Tôwodosyos se leva, sortit de la 
ville d'Alexandrie et alla dans la haute Egypte, où il demeura peu de jours*, 
fortifiant le peuple fidèle dans la foi droite. Lorsque l'empereur apprit qu'il 
était sorti de la ville d'Alexandrie, il lui expédia une lettre en le caressant et 









58 LE LIVRE DU SVNAXAIRE. [170. 

^ » AJ^fliD* a mfia » \.-hA>XiD » r'tlA^ih • AftA » X^'IIK- « -ÏQ t AdAjt • 
-flX- a iDA»^ I uri-blh > ^-nKA» * HAa>»^ t AiD-A-A i * iDAfl « tt^th i ID-M: • 

I A^9 I ttA^ I H-Î+ I hHH • h^ « |8-**I0- 1 h-nf-t » hCA-t^Çl- • XAh • 
rtKtttt t An-n f AAiD-A-A I A.+ i AAA1- a œïi'h i Ïnioy^y-Ç-»* i ^«K. • 
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iCA-l:^'» 1 H*Tffl^ft » af^'^fTli « ai|6*JtA- « iD-A**a«^ i œfmr'ii i to-A-^ 

»^ f T9^4»-f* » hCAIS' a idAII « A»*9 « -JT-/** i Ht-t « XHH i tDhCi^iD • A- 

»^ t h'ttf't I hcA-t^ç-tif o^ » iDAn • iiv^'i I fcn « 'fc?»MP-A i h^+ t ^ci> • 

1. 0, P add. li«i» I — 2. loWH' • P !»¥*•' i — 3. o/n. P ♦' ■ h" • — 4. 0, P add. 
^d¥ i — 5. A ont. — 6. — m t ii»>i; P add. aBhj0»>% • — 7. P at^^^'y; om. c. praao. 
N ' . — 8. 0, P a» ' I — 9. dinn.'; P mn." (A o/n. id . ar. ^M ^1 Jl ^j^"^'^). 



Q lui disant : « Je désire me rencontrer avec toi et recevoir ta bénédiction et 
3S conseils » . Saint abbâ Té wodosyos alla à Constantinople ; à sa rencontre 
inrent le patriarche, tout le peuple, les troupes, et on le fit asseoir sur un 
'ône élevé. Puis ils discutèrent ensemble sur la foi ; l'empereur passa, à flatter 
î saint, de nombreux jours, mais celui-ci les vainquait par les paroles des 
aintes Ecritures et des paroles des Pères. Ne s'étant pas accordé avec Vempe^ 
?in\ celui-ci le chassa de son siège vers la haute Egypte et nomma à sa place 
n homme du nom de Pàwlos (Paul); lorsque ce Pâwlos vint à la ville d'A- 
îxandrie, le peuple ne le reçut pas. 11 resta une année entière et personne ne 
îçut Teucharistie de sa main, à Texception de gens peu nombreux. En appre- 
ant cela, Tempereur ordonna de fermer les églises jusqu'à ce que le peuple 
l)éît au patriarche PîUvIos. Des fidèles sortaient hors de la ville, allant à 
église de saint Marc Tévangéliste et à Téglise de Qozmos et DimeyAnos 
Javmf et Damien) * où ils célébraient les mystères et donnaient à leurs enfants 
' baptême chrétien. A cette nouvelle, Tempereur ordonna de leur ouvrir leurs 
2^1ises. Quand abbù Téwodosyos apprit cela, il craignit que Tempereur ne les 

1. Cf. Amélineau, (>éogr., 41. 



j»,"^ 



[171] 



28' SANf: (22 JUIN . 



080 



nAA*" a }i'7tu^'a<ii.c « fsfàxa « nxA-+ « «on^hi: i f «a- i ^aa.> « hm « 
[rtA^ • A'fc?»Wif-A • H+fl»hit « hn^ * 

Wn » #li«PC^1- « A-* « *^+i » ^.fl»"ï^ ::'] 

[AA^ » A^-ncy^ « «DAj&Afh^ f mA* * 

1. A •»" • — 2. Ainsi les 3 mss. au lieu de KtiMo- • — 3. -o" i mfi-lKf • P "JIM-rit • 
— 4. A >,li«» (ar. Jt). — 5. 0, P o-Vf i m" • (0 •^") • — 6. P jl*" i — 7. ont. 



lit tomber dans l'erreur; il écrivit une lettre pleine de toute sorte de conso- 
lation et la leur envoya en les fortifiant dans la foi droite et en leur disant : 
a Prenez garde et n'obéissez pas à cet hérétique PîUvlos. » Il resta en exil 
28 ans dans la haute Egypte et, dans la ville d'Alexandrie^ quatre ans; tous les 
jours de sa vie * furent de 32 ans; ce Père composa de nombreuses homélies et 
instructions. Les fidèles du pays d'Egypte restèrent appelés Théodosiens jus- 
qu'à l'époque du père Ya'qob [Jacques Baradée), et alors ils furent nommés Ja- 
cobites. Quand ce père eut bien terminé sa carrière et eut plu à Dieu, il mourut 
en paix. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière, et que sa bénédiction 
soit avec nous. Amen! 

rSalut à Téwodosyos qui reçut, supporta le poids de la souffrance et de 
l'exil, tandis qu'il instruisait ses enfants avec les paroles de la foi droite. 
Parce ([u'il fit la volonté du Christ, il ne lui fut rien retranché de la récom- 
pense des apôtres]. 

[Salut à Abraham et à Isaac, son fils, et à Israël Jacob, l'un de ses enfants. 
Conformément à ce que Dieu leur promit quand ils firent alliance : voici que 

1. Ainsi les trois mss., au lieu de « son patriarcat ». 



P 130 b 



GfiO LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

nA«» « h-a » <D4DA£- « aiaoJ4.ù « 4»^ • hA* i hT'Ah » 



1. nr^ I — 2. 0fl.i.-v^f n ■ — 3. o, P o/w. — 4. o nn^» • — 5. o a^A • 



-1 



le nombre de leurs descendants est plus grand que le nombre des étoiles, 
les grains de sable de la mer dont le nombre est immense]. 

[En ce jour également mémoire ' de Bâselyos et Bifanes Bifàntyos. 
leur bénédiction nous soit accordée dans les siècles des siècles. Amen 1] 

Au nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, un seul Dieu. 

LE SS9 DE SANÉ (23 juiii^. 

En ce jour, mémoire de la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, Di< 
Sauveur Jésus-Christ, qu'il soit loué dans les siècles des siècles. Amen! 

[Salut à ta Nativité, ù Dieu Très-Haut, qui eus lieu de la seule Vierge 
union charnelle ni semence. Pour que la figure de ta Nativité, jadis, fûl 
nifoste, la terre produisit la verdure, comme tu lui avais ordonné de la 
germer, sans que la pluie fût tombée, ni la rosée déversée]. 



|173] 29« SANÈ (23 JUIN). 691 

+Ç* « KA • hao-j-ti 1 ^n » nA.^* « «D^n « Vh*A-A'' « fflXn « KC^*7 « a»K 
A' • *a»M » flA.^ « ©Ifr+A-A « XA** » X«n»-1+ • *Ao»*A1* « athH^'Ch?'o^ « 

ticA'f A » fl»+'>/*'h. « Afl.y » hoo I ^H»<. I -ïn » ««»h»'»'> » iD^chn* « ^o^d > x 

7H » j^V-n*. • «D'A*;»* • XA* « ë'aoA+PJC-Al « <D+A*hfl»* » H-tira^ i aHIX" 
A. I •« » ooh't'i « a»M t +A.A » M » flA.-^" » f.^t-'Tie * Aooh--»-» « lyft « 
HK'^nA » ÇCOI* a at-ttihA • X^ku* • <»h-17 • ttM-t » U'K- « fl»Xflïf ♦ • h 

HAi » tiCA-f A I fl»*A+'* •(!.+ • 1»*A i fDhKlPa^ • ©KA+liy*"»* • fl»+»lf^ 

1. ♦¥ P ♦" I (ar. uy). — 2. Ml<»4,; P HftA, i — 3. 0, P )•♦" i — 4. 0, P X" — 5. 
•tMJi; P iM« (ar. ^-^i). — 6. A ont. •)>" • QA4.ii • )»" i P «s' i llli^ft i m\>" (ar. Ul» 

U^ j^Jà» ^j^_^i ^ (.t^ .^^-V-i^ '^' ™*ï compris par le traducteur). — 7. 0, P S 
ar. I~v^). — 8. h-lItJI. • P ilAA. • — 9. j6A^Af>«^; P jbll^fr • — 10. 0. P 00'" • 

En ce jour également, ce sont les saints martyrs, les 7 ascètes du monas- 
tère de Tunâ*. Ce sont : abbâ Bàsidi^ abbà Kutulos% abbà Ardàmâ, abbà 
Musé, abbà Ésêy, abbà Bàniklàs* et un autre moine du nom de Kutulos. Abbà 
Bàsîdi et Kutulos étaient prêtres ^ L'ange de Dieu leur apparut et leur donna 
cet ordre : « Proclamez ouvertement le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». 
Us se levèrent à l'instant pour aller près du gouverneur, et rencontrèrent un 
bateau où étaient installés ces cinq ascètes •; ils s'entendirent tous et arri- 
vèrent près du gouverneur; et le prêtre abbà Bàsidi parlait franchement 
au gouverneur, sans crainte. Le gouverneur l'interrogea sur sa ville et il lui 
lit savoir qu'il était de la ville de Tùnà, lui et ses compagnons. Il les fit em- 
prisonner, puis les fit sortir de la prison et leur infligea une rude torture. 11 
ordonna de suspendre des pierres à leur cou, et on les emprisonna de nou- 
veau. Notre-Seigneur Jésus-Christ leur apparut dans la prison et les affer- 
mit, les exhorta à Tendurance et leur promit le royaume des cieux. 

1. 0, Qonà; cf. Amélineau, Géogr. de l'Eg. p. 525. — 2. O : Absâdi; P : Besàdî. — 
.>. 0, P : Kotolos. — 4. O : Mikalàs; P : Nikulàs. Pour ces noms qui figurent sous une 
forme dilîérente dans le récit comme dans les « salam » de chaque ms., voir l'index qui 
terminera le synaxaire. — 5. L'ar. dit que Bàsidi seulement était prêtre, cf. plus bas. — 
<i. Savoir : ArdAmA, Musé, Rscy, B;\nikli\s et le moine Kutulos. O et P ont « sept 



692 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [1741 

MlOA » tlC/t-f A • HA-+ I /i'Orfi^ « mM/^hao- t 'fo-fi » HMQA » fl^ftÇ 1 

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OflAnC I mhun I aort-tt i ««o-hf." i hlàVa»' a fl)A4>A.A" > XO 1 flA. 
^'^ I «»+4. » CX^ I nAj^ç I mi/^h • hhA.A I A/»* 1 floi»7'7/»'+ 1 A-T^l* • 
œhlih • 'XA* « ëh*fl" I Jk/*jÇ"l<tu- a fliA4>^AA • Ih+A-A" « ohat^fi,^ , fl 
XA1- « aH/»^ I irf-A-0v I XhA.A 1 A/î^flil*" • n<»'J1/*'+ • A^ft » Maji-Q 



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fi9^¥<^ - .. ^. ... - . ^, 

P -MirX t ïi ' • — 15. P M"; om. — 16. 0, P iïf^à • 



Après cela, le gouverneur les envoya à la ville d'Alexandrie et, là^ leur 
fit subir de grands tourments. Ensuite il les jeta dans des poêles remplies de 
soufre et de poix et fit du feu par-dessous eux jusqu'à ce que la flamme s*éleva 
à une hauteur de 20 coudées. Ensuite on les fit sortir des poêles et on les 
jeta ' ; Notre-Seigneur Jésus-Christ — à qui louange est due! — leur apparut et 
les releva sains et saufs, sans mal, et les affermit et les exhorta à renduranco. 
Puis ils vinrent vers le gouverneur et confessèrent devant lui Notre-Seigneur 
Jésus-Christ, et à cause d'eux, ISO personnes crurent et furent martyrisées. 
Ensuite il infligea aux saints de grands tourments et leur fit apporter une 
idole d'Apollon, placée sur un trône, et il leur ordonna de se prosterner de- 
vant elle ; mais ils la frappèrent des pieds, elle tomba du trône et se brisa en 
plusieurs morceaux. Le gouverneur commanda de leur couper les pieds; pour 
le prêtre abbà BAsîdi, on lui trancha la tôte au glaive et il reçut la couronne 
du martyre dans le royaume des cieux. Et ainsi les 5 aussi, après lui; quant 
à saint Kutulos, on le iît brûler au feu; ils reçurent tous la couronne de la 
vie éternelle dans le royaume des cieux. Que Dieu nous fasse miséricorde, 
par leur prière. Amen! 

1. O. P add, : « dans une fournaise ardente ». 



[175] 



29» SANÈ ^23 JUIN). 



693 



flA.A « «"THAÏ* • «ÇA-A » m."!"! ♦] 
[AA/* « OA^* « ŒHAAA* « ©KCS*?" • C * 

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A ' HIC a œhr'Xr'^d'U » hCAV • AX.Ç+ « Af A+ « ttk/i^ » fl»liinC?»«n». i ^ 
n « /^PU- « œao-ti. I îi5Lu. 1 ho;»/» a 0KÇAA' » 'idd « «DhOfl»* • fl»*A+ • h 

1. P — «4 I — 2. P — A» « — 3. — O-Wo^ I — 4. MI<»Jl I — 5. «t>-fA>A • — 6. 
«hCA'Tkt- • — 7. *"l I «Htiiril • (vers. seq. P t0Ati) • — 8. *«•*" i — 9. mfif^i. i — 
10. 0, P om. — 11. 0, P — ••> I — 12. 0, P — *j6 I 



[Salut à vous, 140 saints, compagnons des 7 martyrs, abstinents pé- 
nitents. Le glaive aigu et la poêle bouillante qu'on vous avait préparés de- 
vant le juge ne vous ont pas effrayés, bien que vous les vissiez de vos 
yeux]. 

[Salut, Bàsadi, Koslàs et ArdAmà les trois ; Musé, Eaè et BilàkAnos, leurs 
frères, et l'autre KotolAs qui s'ajouta à eux. Les sept abstinents, torturés, 
moururent pour Jésus-Christ, par les mains des ivrognes]. 

En ce jour également, ce sont les saints martyrs abbà Ilor, abbà Besoy 
et DaydarA', leur mère. Abbi\ Ilor était soldat dans les troupes d'Antioche, 
il vint à Alexandrie et il confessa Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sur l'ordre 
du gouverneur on lui coupa la main droite, on le lia avec une corde et on 
le traîna avec un bœuf dans toute la ville. Ensuite on fît chauffer au feu 
de larges plaques de fer qu'on déposa sur son corps; puis on coupa sa 



694 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

7H < J&'flA > hA.f A*A I hCA-f A > Ci^hi, > <D*/ti* < H'iii • If-A* • tf^k a 
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MCP» « Afloh-'»'» « aht^M • (Dh'nx:«h • ««h-ll « *Aîi<»«»' • A*»^' 1 au 

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fl>»i> • <i»'A+ • at-h-P ' -bit « J&^'flHt « AX'TH.h'drli.C • HliinA « A*?/* a 

1. «}i^<" I P «KjK+c " I — 2. P /«" 1 0JB^J^^ I •/>^>» • m" 1 — 3. 0, P Ait«> • 

— 4. 0, P — i 1 — 5. P miHr-^" I 0>tCAr«» I — 6. j^M- 1 — 7. 0, P lir** • 



main gauche; on fit fondre du plomb qu'on versa dans sa bouche. Ap 
quoi, on le jeta dans une citerne remplie de vipères et de serpents, n 
ils ne s'en approchèrent point du tout. Ensuite on le battit avec des ver 
et il criait en disant : « Jésus-Christ, aide-moi dans toute cette torture 
Et Notre-Seigneur JesM5-Christ le secourait, raffermissait, et il le rel 
sain et sauf, sans mal, comme il était auparavant. 

Puis vint vers lui sa mère qui le consola et fut heureuse de sa lui 
On parla au gouverneur à son sujet; et le gouverneur fit venir la mère 
saint et lui dit : (c Sacrifie aux idoles ! » Il s'impatienta contre elle 
chercha à reifrayer ; mais elle n'eut pas peur de son indignation et elle 
lui obéit point. Il ordonna de faire chauffer au feu des tiges de fer et 
les placer sur ses flancs. Quand on le lui eut fait, elle se réjouit et chanta 
V honneur de Dieu, célébra sa sainteté et ses louanges, lui qui l'avait rem 
digne de souffrir pour son saint nom. Ensuite elle rendit l'àme, tan 
qu'elle était dans les tourments, et elle reçut la couronne de la vie éternCi 

Quant à saint abbà Hor, on le fit cuire dans une poêle avec de Thii 
et de la poix liquide, et, dans cette poêle, il glorifiait Dieu, sans so 
france. On lit savoir cela au gouverneur qui s'émerveilla grandement 



11771 29«. SANft (23 JUIN). 695 

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[fliflH-t I *A1- « hAfl « ïxbùé, » **PJtCfA • IT-/*" « fl»All « Wjt » n- 
!*• t K'^tif ••:' 0117+ « ^^A • X^'JXA*" • +A« » ATA-n « flU"?*^}? » fl>'l' 

^u<: I w-A- 1 ootMf-t « (11* « hcA-fc^i * flïîk/^ « +**v.T « a<:a t ©w. 
<;. < H'A^ < XAoo < ti) > -nKA I :^^A > oi\riih.it > M > XA<^ > m^t > x*?!!. 

1. Ah" • n" I II*»-!»- (P om. «iii«To< — **7/*). — 2. Ce « salAm » ne se lit que dansO. 
- 3. Ms. — nu I — 4. •> " I * " 1 — 5. >»r>i«» • •»" . 



fut épouvanté : puis il entra en colère et vint vers la poêle, une lance à la 
main, ot il en perça le saint dans la poitrine, et celui-ci remit son Amo entre 
les mains de Dieu et reçut la couronne du martyre, dans le royaume des 
cieux. Son frère abbA Besoy fut également soumis à de rudes tourments; 
on lui trancha la tétc au glaive, et il reçut la couronne du martyre dans 
les royaumes des cicux. Que Dieu nous fasse miséricorde, par leur prière. 
Amen ! 

[Salut à toi, Besoy, soldat, qu'on lia avec une corde et fît traîner par un 
bœuf; je t'offre un sacrifice de louange, comme une oblation, et aussi in ton 
frère Hor et à ta mère YedrA', qui, pour le Christ, supportèrent de grandes 
tribulations]. 

^En ce jour aussi mourut Théodore, roi, lils de David, roi d'Ethiopie', 
('c saint, dès son enfance, fut élevé dans la sagesse et la bonne éducation: 
il apprit tous les Livres de TEglise, et ensuite apprit à monter à cheval, et 
à tirer de Tare; car c'était un homme vigoureux. Depuis son bas Age, il 

I. i*our DayUerA, v. p. cm, n. 1. — 2. II régna de 1411 à 1414. 



P 141 a 



696 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. 

tlCn±fV^ I di|i1-;i^A I fl*^ t iDflXA-1- I iD^ii^^OHAfl • HMflA I ; 
-nîiA.1- I toh/m/i • *}«» « m^VA « A*A I gï * iDAn l 'ïAf « j6*C I 

V » nil^V « h^^l- » +hÇA « ^f I étAT • ^A-A * • A^ i fliA4. î id-ïC 

nXA-* I A9AOT « 9A^ « K*^*» M:] 

[AA^ « Ah « A-fl^h.^ I M'in. « -»T--^ :•:• 

*PJtl?A I IDAA » À-IflA * 

'Ml»l^ » noAh t ?^ I AT-fl/h t Âm* « ID}|-»AA :•: 

Afl s hiacp' « hi» » ^nHA-n I •nïiA.-f' i nfc • ùMiA^ •• id-a+ i n.+ « i 

1. AW" I diAf» " I — 2. — Htf^ I A — I — 3. M I Xd" i >!•• • fim^ùJi- i — 4. 
— 5.0 ridd. ^^A i — 0. nv^C i — 7. add. ^Hih i 



était altâclié à Tamour de Dieu et dispersait ses biens pour les indi 
et les pauvres; il visitait les églises, et s'exerçait dans le jeûne et la p 
II n'épousa qu'une femme, il ne commit pas d'injustice ou de violenc 
vers qui que ce fût. Quand il pensa à aller à Jérusalem, il consulta 
Marqos qui lui dit : a Ce n'est pas ton partage » ; car il en avait eu 
naissance par TEsprit-Saint. Ensuite Théodore mourut. Tandis qu'or 
portait son corps, à l'époque de l'hiver, l'eau du fleuve coulant h pi 
rives se partagea de côté et d'autre; de plus, là où on l'enterra jailli 
eau salutaire (thermale) qui existe jusqu'à maintenant. Que Dieu nous 
miséricorde, par sa prière, dans les siècles des siècles. Amen!] 

[Salut à toi, roi du pays d'Ethiopie, Tôwodros, fils du lion fie 
Non seulement ta mère, Sion Mogasa, a célébré le banquet commémora 
ta fétc aujourd'hui avec immolation de moutons et de gros bétail, ma 
nuages aussi ont laissé dégoutter des poissons]. 

[En co jour égîilemcnt, mourut Marc, roi de Rome. Ce saint régna 
faut sa virginité, cinq années, et garda son peuple avec justice et 
turc. Puis, (juand on Tcut forcé à prendre femme, il entra, la nuit, 



[i79] 29» SANÈ (23 JUIN). 697 

iD^nuk- 1 /IhC < flAA9" > hinjh-ttiihC > ruA* > f^tiMn -i^ m^r^ i ^^ ' < HK7fl 

jM*A » anttd • îi^^M « Jl1-;»AA « **"AA « hi-'Ht'^ « g*}*»^' i o^fl i h*<:A i 
+flC?» « «•»AMI'> « an-ttih^ ::' ïk'7H.K'fl(ibC • ^9"Wi<:V • ARA-* « A*}A«» » 

^m> « SÇX^I-' » +A^A I nJtV- ::0 

1. om. — 2. P om. — 3. arfrf. •>n • — 4. «-TV^ i — 5. P — A • — 6. MM i — 
7. 0-v^^i — 8. 0— «•! 



Téglisc et se tint devant l'image de Notre-Dame, la sainte Vierge dans 
les deux {esprit et corps). Marie, mère de Dieu, et lui dit : « O ma Sou- 
veraine, conduis-moi dans la voie que j'ai à suivre! » Elle lui dit : « Va 
en paix! Dieu soit avec toi! » Puis il alla, traversant sans bateau la mer 
(le fleuve)' de Jéricho et arriva au couvent de Tormâq*, dans un lieu aride; il 
passa dans la vie d'ascète, en compagnie des botes, soixante années. A sa 
mort, les anges Tensevelirent avec gloire. Que Dieu nous fasse miséricorde, 
par sa prière, dans les siècles des siècles!] 

[Salul à Marc! lorsque son temps fut terminé, alors que Sérapion (?) était 
à Dabra TormAq, annonçant le saint évangile de Matthieu, quand hi langue 
de Tange du ciel dit : a Debout, écoutez », son corps s'éleva de 20 coudéesl. 



En ce jour également, eut lieu la trnnslation du corps de saint 'Amda Mi- 
kA'él, une première fois au temps du roi Eskender dans le tombeau de ses 
pères, et une seconde fois au temps du roi Lebna-Dengkel, quarante ans après 

1. O : « Tormànq », mais dans le « salàm » : Tormâcj; ailleurs (cf. De Slano, Catal. 



I c 



698 \.E LIVRE DU SYNAXAIRE. [180] 

«"> « IT-/»* I A-fli' • Jt7*7A I M'hoo I !•+ i *9<}4io^ i ^HH* i f9fiiilP t 

T'htn't- I Hf^fl. » Xy^ktf. a œohh-t: • HA-flffi • AX'7HA> » hCA-fA i loAlft t 
A^ » MH « UA- » fla»«A+ » hCi»» » ho^ a ID^AP* « hfl» « ^l-nc « Xj^ I JÇ. 
fl > C^A< > A<DAft > Mn^h-OilU: a ^fl, I ID71A i «^^A > Afl > 1'^0" I oa 

Vàh » Jf^ A;»* » liKMQ/? • ha» « l-AJC" i fl» AR i fl»fl» ARI* » atM*lh » * MT 

!• no b 9»/)A.y a diAfl I M • Ao» i A<»^7 > o")fh. » ho» • Ji'THC?» « AAfî « fliAo»J& 
?» « flAo" « hn-U-' a ©m, I J^ihh i hAP « M • A^^P» i f-A^A a ai^fl.A4> i 

1. P -VIIA • — 2. 119" I >»->ll I — 3. -hr^' . — 4. P h-M' • mhn" (0 om. «fc-ii '). — 
5. 0, P add. N>iC/n • 



sa mort; il commaada de le transporter à Atronsa MAryàm où ont été enter- 
rés les rois ses pères et il établit aussi son banquet anniversaire. Que Dieu 
nous fasse miséricorde, par sa prière, dans les siècles des siècles. Amen !] 

Au nom du Père et du Fils et de riUsprit-Saint, un seul Dieu. 

i.G 30 uG SANK (24 juin^. 

En ce jour fut mis au monde saint Jean-Baptiste ; c'est lui qui est tel que 
personne né de la femme n'est plus grand que lui. C'est lui aussi qui glorifia 
Notre-Seigneur Jrvtw-Christ, et Tadora tandis qu'il était dans le sein de sa 
mère; il fut jugé digne d*imposer sa main sur la tôtc du fils de Dieu. Le saint 
évangile dit : a Quand furent terminés les jours de la grossesse d'Elisabeth 
pour l'accouchement, elle mit au monde un fils; ses voisins et ses parents ap- 
prirent que Dieu avait multiplié sa miséricorde à son égard et ils se réjouirent 
avec elle. Quand fut arrivé le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant 
et le nommèrent du nom de son père, Zacharie. Et sa mère dit : « Non, mais 
nommez-le Jean. » Et ils lui dirent : a II nV a perstmnc de ta famille qui porte 
ce nom. » Et ils firent signe à son père et lui dirent ; « Comment veux-tu le 



[181] 30» SANÊ (24 JUIN). 699 

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1. 0. P f ' I H" • — 2. >IUB t A" « P >a.f • A" I — 3. 0. P add. A-* i — 4. «rSA/. 
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0. 0, p add. éhl' • — 10. 0, P nx^f ■ «hX* i jhrir (P OUI. *"). iPVi** I ll-VfW»iii^ (ar. ^ 



nommer? » Et il écrivit ces paroles : c: Jean est son nom. » Et la bouche du 
père s'ouvrit, sa langue se délia de son mutisme et il glorifia Dieu; il prophé- 
tisa au sujet de son fils qu'il serait appelé le prophète du Très-Haut, qu'il 
marcherait devant la face de Dieu pour aplanir sa voie. L'achèvement de sa 
deuxième année coïncida avec la venue des mages et le massacre que fit Hé- 
rodc des enfants; on lui dénonça ce prophète saint Jean, et ses soldats le re- 
cherchèrent pour le tuer. Son père Zacharie le prit, l'emporta sur ses épaules 
et pria les soldats de venir avec lui au lieu où il allait le placer ' ; ils le pren- 
draient ensuite. Les soldats vinrent avec lui jusqu'à ce qu'ils entrassent dans 
le sanctuaire, et il le déposa sur le coin de l'autel et il leur dit : « C'est de ce 
lieu que je Tai reçu ■ ! » L'ange de Dieu l'enleva et le conduisit au désert nommé 
ZipAtû. Les soldats, ne le trouvant pas, entrèrent dans une grande colère, son- 
f/eant comment ils ne l'avaient pas trouvé, et tuèrent Zacharie son père. Saint 
Jean-Baptiste demeura au désert jusqu'à ce que Dieu lui eut ordonné de venir 
au désert du Jourdain et de prêcher annonçant^ Notre-Seigneur /('^i/s-Christ, 
rt de le manifester au peuple d'Israël, comme avait prophétisé à son sujet le 

1. A : « où ils demeuraient ». contre Tar. qui dit : « au lieu où il allait le déposer » 
j^i jJssr:^ ij^)- — ^. O et P : « Prcnez-lc de ce lieu î » — 3. O, P ajout. « le baptême de ». 



700 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [182] 

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om.). — 4. P nh ' (0 o/w.). — 5. 0, P — -flf 1 — 6. Af" • P Af#h" • •i»Tr'* • — 7. — H • 



prophète Malachie quand il disait : « C'est Tange, celui qui prêche devant le 
Sauveur » ; car il était vraiment comme les anges ; il était, en effet, rempli de 
TEsprit saint, et cela pendant qu'il était dans le sein de sa mère; il de- 
meura dans le désert, ne goûta point de pain, et ne but pas de vin du tout, 
durant tous les jours de sa vie, comme lui a rendu témoignage Notre-Sei- 
gneur Jésus-Christ, qu'il soit loué! Il n'eut point de relations avec une femme, 
ne fit pas de péché, ni grand ni petit, et prêcha Notre-Seigneur Jésus-Christ. 
Il vit TEsprit-Saint descendant du ciel sur lui. Il reçut la couronne véritable du 
martyre, l'incorruptible, dans le royaume des cieux. Et Notre-Seigneur 
Je^u^-Christ dit : c II n'y a personne parmi les enfants des femmes qui soit 
grand, excepté (qut surpassé) Jean. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa 
prière, et que son intercession et sa bénédiction soient avec nous. Amenl 

[Salut à ta Nativité, comme Gabriel l'avait fixée, qui de six mois a précédé 
la Nativité du Christ. Jean, chaque fois que je lis avec empressement la salu- 
tation de ton « malke' » {effigie) plus suave que l'encens et cinnamomo, comme 
une gerbe, place-la dans ton sein]. 



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[183] 30« SANI> (24 JUIN). 701 

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A> * iBaMi^H • iDftXlb t ML-t « lOflUAh- i OhA-Ml i l^ir" « loA-flrhl- » A 

1. P V I — 2. 0/n. — 3. P 0/w. — 4. — ■ A- I aW ■ — 5. — t « '^OjB ■ — 6. P — 
/| I — 7. * I n" • — 8. liKù' I — 9. om. m i 



[En ce jour également, furent martyres Martâ et Màryà, et mémoire de 
Gabra-Krestôs, moine. Que Dieu nous fasse miséricorde, par sa prière, dans 
les siècles des siècles. Amen!] 

[En ce jour aussi, mourut abbà Géràn, ascète, qui demeurait dans une des 
îles de rinde. Il craignait beaucoup Dieu et aimait la prière, le jeune et Tau- 
mône. En tout ce qu*il demandait à Dieu, il était exaucé; par sa prière, la 
peste fut écartée de ce pays ainsi que la famine, Tesclavage, Teffusion du sang, 
la submersion des vaisseaux; quiconque lui adressait une demande obtenait 
ce qu'il voulait. Satan, à la vue du don qui lui avait été fait de la grâce 
céleste, fut rempli d'envie contre lui, et vint à lui sous la forme d'une femme 
belle d'aspect, revêtue d'habits royaux, ornée de pierreries et de perles ; 
elle marchait seule. En la voyant, le saint alla à elle, et lui demanda de ses 
nouvelles. Elle lui dit : « Je suis la fille du roi Sersebûn*. Ma sœur ayant 
péché avec les serviteurs de son père, il voulut nous tuer tous; c'est pour 
cela que je suis sortie de nuit et venue dans ce désert. Louange à Dieu 
qui m'a donné de te rencontrer, toi , homme saint. » Il lui dit : « Viens 
dans ce rocher, afin que tu ne sois pas vue de ceux qui viennent vers moi. » 
Durant la nuit, elle vint comme si elle avait peur des bêles et poussa des cris 



702 LE LIVRE DU SÏXAXAIRE. [184] 

II- * iDhAy^A^^ » «•* • M^ 1 *hMï * h«*^ • AO^ * |»D11A I Ç*^ :•: iD/k 

-ïfty I iD/kn I xrAio i ïir'ith/: t aa+i- « hhood^ i^tkv « h^ i io-m: i Kn 

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H-flT 1 îl'»^)Ç:9l^ I hhh i 1^+ » mliïl- 1 vçfr « ai-A+ i àif^io^ i HA?A9" :•? 
nhia» I A^/^oD. :.;: idAH « ^.^h-fl?» i ** • flHA+ « ^-ïR^. » aBdh'Oy » Jt* 

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HX^/h-Ç I OhA** « HW « A*A»I> « /••ïn^ » A)&^^ I iDHh^ « îiC' » 9^1 f 

1. P — hfi\L I — 2. — f I — 3. «tA;hn I An- • — 4. V I n' • — 5. P — A- • — 

6. -V^HW» I -— 7. ^irfrf. ••>i* • — 8. ii»;MIC t — 9. P ûrfrf. «i1i> • 



vers lui pour qu'il lui ouvrît la porte de sa caverne. Quand il eut ouvert, elle 
entra vers lui et dormit à ses côtés ; elle entoura de ses bras sa poitrine ; 
elle lui adressa de tendres paroles au point qu'elle fit pencher son cœur 
à Taimer. Et aussitôt la grâce fut retirée à lui, son œil s'obscurcit et il 
ne détourna point d'elle son regard. Quand il fut dégagé de Tivresse du 
péché, il reconnut aussitôt qu'il avait commis un péché et que c'était 
Teffet d'une ruse de Satan, l'adversaire maudit, car voici qu'il avait été 
vaincu par lui. Ensuite il écrivit ce qui lui était arrivé et tout ce qu'il 
avait fait dans son corps; puis il prit une des pierres de cette île et resta 
à frapper sa poitrine jusqu'à ce qu'il mourût, et son àme fut dans la vie 
éternelle. Ensuite il vint vers lui des gens de ces alentours pour recevoir 
sa bénédiction selon leur habitude; ne le rencontrant pas, ils circulèrent 
dans sa demeure et le trouvèrent endormi et il leur sembla qu'il dormait ; 
mais cherchant à le réveiller, ils le trouvèrent mort. Puis ils le baisèrent, 
Tensevelirent et le mirent en terre ' ; ensuite ils trouvèrent Técrit où était 
consigné ce que Satan avait fait contre lui, et comment c'était la cause de 
sa mort. Que sa bénédiction sainte nous soit accordée dans les siècles des 



iiw^iiT » ^mib I » n flic » nA #r • «'■'■i / •:• 

1. P HiP-" I — 2. Sic A ; 0, 1* om, — 3. 0, P o/n. quae seguuntur et add. il«<.ïi i add. 



[Salut, dirai-je, à abbà Gêràn, qui dans une ilc, en ce lieu, fit de grands 
efforts de pénitence. Quand, sous Taspeet d'une femme jolie, Satan l'eut sé- 
duit, il brisa les os de sa poitrine en les frappant d'une pierre, jusqu'à 
ce qu'il eut atteint le partage de tous les mortels]. 

Fin de la lecture sacrée de Sanê. Louange à Dieu et que sa miséricorde 
soit siir nous. Amen! 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



w- 



: ^ 



Comme il a été dil dans raverlissemcnt, p. 52'i^, noire édition, en reproduisanl le 
texte primitif da Senkessar élhiopien, donne en môme temps toutes les additions et 
toutes les variantes quelque peu importantes qu'on peut croire propres au texte revu qui 
a formé une espèce de vulgalc de cet ouvrage. On y a compris aussi celles qui ne portent 
que sur la correction du stylo et qui ne manquent pas d'intérôt philologique, bien qu*il 
ne s'agisse quelquefois que d'une particule, p. ex. 0, tio» etc., omise ou ajoutée. C*eet 
dans le but de rendre plus exact et plus complet cet « apparatus criticus » qu'on donne 
ici ces corrections et additions; on conçoit du reste que pour établir définitivement la 
leçon des quelques passages douteux, la collation d'autres mss. serait nécessaire ^. 

d. = dele; 1. = lege; n. = note. * 

10, n. :J 1. P — 0: 11, 11 Tastér. * à ••)***, ligne 12; n. 3 1. ^)^f ; n. 6 (P NhChr); 13, 
5 trtdA; 7 nut; 14, 8 0, P oin. tni*i<: et a; 16, 10, 15 1. iicA-tr> (A, 0, cf. DilU 
mann, Lex, 83G); 17, n. 2 1. a" • W•A•V;^^^; 18, 1. hfttCXfi»^; 20, 3 0, P n^-llt • n"; 
4 1. mh-VA; 5 h,tA ' (A1 1. ^J^A"; 12 >iA»i; d. n. 2; 21, 13 — Cf^; 22, 6 1. /Ww"; 7 
Tastér. au mot 0mMx*\i ligne 9-10; n. 3 1. — «d; SÎ3, 3, «J 1. T^yw^"; 5 1. tf^A'; 14 -7 
>A. • r* " • MA • «PHAjç:; 5Î4, 1, etc. WiC4>A., ^c et A.+ (!j ; n. 1 1. (1. — -lar) ; 25 1. et il 
apprit; 25, i (h-o • dA^) nù'\ 3 Mt"; 13 mMi \ 
26. 1 — irv, — f^ ; G mi.lrr\ n. i\— JW«-; 27, 4 (^-At) ;^*t; 10 0A)iA... ^4. 
If»-: 14 O ns (dans P le A est ajouté sur la ligne»: 16 Tir'^At; 28, 1 nmYt', CJ 
mJi.ao.''\ 7 A^At; 10 (<.«*) «-h.*; 29, 9 •h.V; 11 ♦A^; 30, 10 >T:J; 15 
(im-j^) -vrif ; 31, 2 y-" « V' (4 om. ny.): 7 om. W-A-; 9 n»" 1 X", P An: 32, 2 
KAf*; G P 0/71. m: 9 a^a» • kt-v « AAtf»; 33, n. 3 1. ati"; 35, 12 — inrA; 14 
A-* I A;^•7": 15 mHO'\ 36, 5 ml'. 7 uf ; 8 om. xrm; 37. 3 om, m; 11 Mf ; 
/*. (^n) aaa; 10 O-f-At^' ; 39, 2 a^" 1 /-aa • n '; 12 om. Af -v; n. 1 1. M-; 40, 
7 1. A-VAo»: 42, IG (>4.A) iLiSA: 43, 14 (»« ') o/A^f-; 44, n. 4 (0 hf A)»): 45, n. 
SI. «da^a-A;46, 14 1. iD#.V;48, 16 (AllX)OnM^; 17 nr^': n. 1 1. >kA-",P%Ali*; 
49. 3 l'astcT. et le renvoi, avant ♦jçrA^ p. 50, 2; 8 — ^mt ^sici ; 10 idai»»". 
51. 8 (A-V^) AA^: 12, 14 tf JÇ: 28 1. TemàdA (0 Tamdà); 52. n. 3 1. (P if*"): 63, n. 3 

1. L'aslôrisque dans le Icxtc fait double emploi : il marque le commencement du feuillet du-ms. 
iiKlii|ué sur la môme liî^ne, à la marge, mais il précise aussi où commencent les variantes qui com- 
prennent plus d'un mot. On distinguera facilement les deux cas; du reste ce double emploi sera cU- 
inint* dans les fascicules suivants. 

Uemarquons que la correspondance mise entre parenthèses, entre le calendrier éthiopien et le nùlro, 
«^?l la correspondance originaire, qui pour luoo-pjyo retarde sur nous de Ireize jours (l*'sanô ==8 juin). 



n. 11 1. wM^a^: P... ; 62, n. 8 d. 0: 64, 14 %f- jBn-^d • .♦A* [sic 1.); 66, n. 1 d. P 
(le chiffre ^ douteax dans 0; P om, n^ — liCfttr>; 68' ^ !• ^fà'i n. 8 o/w. K.t/ffiAf 
(sic) ; 69, 7 aj. à la fin le] ; 70, 9 d. * et l'exposant 6; 71, 15 idua ' • n" • è-Vli*; 16 n 
••M: 1^. (A-7r") rr;fcyf ; 72, 3 O hUC^i^; li O u-nî^ • jdaj^ïi. • JBY-"; 15 « (?) : 73, 3 
(riNy ') nhr^*iii; il iD/.yin; 74, 1, iD^nn; 6 m-xt i r '; 75, 5 hNn-f : il a^tcd.: 

11-12 O Mit I ôAt. 

76, 8 mmoa; 12 — rll^; 77, 12 om. A,* • o*" •; 13 om. A-fr; 15-16 )^f- ku-; 17 
o/n. jBTk-t; i4. — AKî»; n. 2 (P) 1. 0; 78, 1 l'exposant 1 après •T.nh.A, ligne 2; 10 1. 
-SAi.; 12 om. )ia»: 17 y-jç-c: 79. 7 No» ■ I^X i HhjBV; 81, n. 4 1. 600, lin. 2; 
n. 5 d. 0; 83, 8 (fiii,m*c) 0, Sapet. féhthc: 12 0, Sap. 9*:^^+: 16 0, Sap. ^h^i,^: 
86, n. 8 1. •/jMr I AM • T/h'; P... : n. 14 (P ¥" ■ Wl • k' ■ • '); 86 7 Texpos. 11 
aidant Nn; n. 4 1. ^fl?^; n. 6 i/. 0; n. 12 1. iPA-tl'; 87, n. 7 1. 0, P add...; n. 12 I. 
•ïfljBt; n. 16 (0 nu" I -^lUB i •'); 88, n. 81. ii7c; 90, 4 tni*ic-^; 91, 4 1. Mii-; 93, 
4 1. — c>kr; n. 7 (0 mj^-v); 94, n. 6 d. 0; n. 9 1. add. mc^ P...; 96, 14 ^> P to/i- 
tum om. n. 5, P om. ^" : 97, n. 3 1. sic A, 0; P...; 98, n. 1 1. 0, P add, A^W; 100, 
n. 6 (•) P M. 

101, 6 1. t»*p\ n. 2 (0 N>t); n. 3 P ipk." • V • M7" (le texte de souvent corrompu); 102, 
n. 3 d. 0; n. 4 1. js,Kh\ P kjr"; 103, (16 s. le text« de corrompu) ; 104, 14 ti-v 
■fr; 15 ainto' ; 16 «Hlif:!; 106, 2 — ;i.**; 106, 9 lDd•lt^; 10 M."; 107. 4 
IDK.A*»' -, 13 hMf • JBIUA- I N" • A' ■ fl»jB" • M ; n. 4 (0) 1. P 108, 1 :sm.M • aA 
(d. ♦); 13 0Aj( I */».A; 14 om. xy-M; 15 1. — n^* (au lieu de 7); 109, 1 •cY-à; 
n. 4 1. f^f:i,\ n. 5 1. g; n. 8 1. jB*^)iy ; 110, 8 O jba' i •'; 9 (fliMVi&) O w^f, 10 O o/w. 
j&V I A^ I di; 111, 14 (mettre Texpos. 7 au lieu de 6); 112, 13 1. n^^\ n. 6 d. P: 
113, n. 7 d. 0; 114, n. 51. O^Jfciit, P..; 116, 10 1. 6 (au lieu de 4); 14, 1. 4 (au lieu 
de 6); n. 2 (jBli--v; corrigé jbh*^?); n. 3 1. P ncnr; n. 5 1. — t ■ x": 117, n. 3 d. 0; 
n. 4 d. P; 120, 14 )iAh.: 121, 1 XCA' ; 3 idxhn: 5 1. tf>-è i AN-^AHY-; 7-1) O 
X-n"i V: n. 6 ipX'; 122, 1 d. l'expos. * après tin»: 10 om. Mjth: n. 2 1. idjra"; 
15», 8 le ♦et le renvoi, avant la ligne 10; n. 5 M" (?) 

127. n. 4 1, ANni;; n. OLP add. \n%'\ 128, n. 6 1. (0 xc^VAY) ; 129. 17 1. ida^". 130. 
13 0, P h*' \ n. 2 1. \ry I -flX' : n. 4 d. 0; 131, n. 1 d. 0; n. 2 d. P: n. 4 om. A: 
132, 2 (xii) %A0» ; 4 1. %r* ' : lllci insère le salâm suivant : A^ i %-flA > AlkY-n. > ;ii'>t » 

iDK.j&^'BA-V I n-r^ ■ «AX^ I Ajlli. a AMY* > Kj^Y-HAA i Af ■ ; 133, 9 d. Texpos. 5 : 134. 14 1. 
AMt (A); n. 4 (0 après Y-miC;»-*'): 136, 10 Texpos. 5 à la ligne 11, après Chf: n. 2 1 
mKf^' ; 137, 4 ^••A \ib.0 om. X-VH.W ; 7 )wii« : n. 5 1. %A)i : 138. 8 m^M' : 9 
h-hn \ 10-llPai%^jç".jB>': 13-14 0m . A'; 139, 11 Om^vi/^l:: 120 V « V; n. 11. 
iDjB-vflC ,0 est très corrompu); 140. 3 om. j^**; 7 (nau') Auy*: 13 mhs'': 14 
Ani-n : 141, 2 — tf:5 I - A ibis) : 2-3 aa • TA-n : i HK.I> '; 5 4m^: n. 6 1. ii. ': 
143, 4 aoTùA.ih « H^"' 11 Toxpos. 7 amnt hù/,^: a la marg. ajouter P, 134 a: 144. 11 

0, Pmjp.^-n': n. 11 1. hV: 145, n. 10 aj. (0 — id): 146, n. 1 1. ididiipho: P... ; 147, 
8 d. *: n. 5 1. -AH-ri • 7. " • /', P om. : 148, n. 1 d. 0; n. 8 d. om.; 149, n. 1. O, 
P>.': 150. n. 9 et 10 d. 0. 

151, 10 om. 3|f: 152, 5 l'expos. 1 infant ri>; 156, n. 2 1. O, A m ". 

1. Au «•ours «le ce récil le (oxlc de O est souvent très corrompu. 



TABLE DES MATIERES 



Fasc. I. — LE LIVRE DES MYSTÈRES DU CIEL ET DE LA TERRE, * -^ 
publié et traduit par J. Perrcchon avec le concours de I. Guidi. 

Avertissement v 

Introduction vi-vii 

Note additionnelle viii-xii 

Texte éthiopien et traduction française 1-91 

Errata . . * 92 

m 

Tables des mots éthiopiens peu usités et des noms propres 93-97 

> 

Fasc. II. — HISTORY OF THE PATRIARCHS OF THE COPTIC 
CHURCH OF ALEXANDRIA, publiée et traduite par B. Evetts. 
1. Saint Mark to Theonas. 

m 

Avertissement 103-10'» . 

Texte arabe et traduction anglaise 105-211 y 

Appendice (variantes du ms. 4772) 212-214 

Fasc. III. — LE SYNAXAIRE ARABE JACOBITE (RÉDACTION COPTE), 
oublié et traduit par René Basset. 

1. Les mois de Tout et de Rabeh. 

Avertissement 219-221 

Texte arabe et traduction française 223-370 

Fasc. IV. — lUSTORY OF THE PATRIARCHS OF THE COPTIC 
CHIRCH OF ALEXANDRIA, publiée et traduite par B. Evetts (suite). 

2. Peter I to Benjamin /. 

Texte arabe et traduction anglaise 383-518 



Fasc. A'. — LE SYNAXAIRE ÉTHIOPIEN. 1. Mois de Sané, publié et 
traduit par I. Cuini. 

Avertissement 523-525 

Texte éthiopien et traduction fraiivaise 527-703 

Additions et corrections 704-705 



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* ' 



Fasc. 5. — The hymns of Severus of Antioch and others in the 
sjrriac version of Paul of Edessa as revised by James of Edessa, texte 
syriaque, traduction anglaise, par E.-W. Brooks. 

Tome V. — Fasc. 1. — Histoire des patriarches d'Alexandrie (suite), par 

B. EVBTTS.. 

Fasc. 2. — Recueil de monographies. — IV. Les Plérophor ies de Jean, 
évoque de Malouma, texte syriaque inédit, traduction française, par F. Nau. 



. DE NOlfBBEUZ OïïVBAaES SONT EN PBÉFABATION. Mentionnons : 

Théodore le Lecteur. Histoire tripartite, texte grec inédit avec la version la- 
tine d'Epiphane Cassiodore, édité par D. Serruts, directeur adjoint à Fécole des 
Hautes Etudes. 

L'Oraison funèbre de Basile le Macédonien, texte grec, traduction fran- 
çaise par D. Sbrruts. « 

Les Apocryphes Coptes (fascicule II), par E. Revillout. 

Vies de Sévère, introduction, commentaire, index. et tables, par M.-A. Kugbner. 

Chronique de Ma^oub ('Aysickk) le Grec, fils de Constantin, évoque 
de Menbidj (x* siècle), texte arabe, traduction française par A.-A. Vasilibv, 
professeur à TUniversité de Dorpat (lOpbeB-b). 

Coptic Tezts relating to Ecclesiastical history (mostly unpublished), 
edited with English translation, by W.-E. Crum. 

Les versions arabes des apocryphes Apostoliques. I. Le Testamentum 
D. N. J. C. Texte arabe inédit, traduction française par S. B. fifv Raumani, 
L. Dbsnoyers et P. Dib. — II. Les Canons des apôtres, texte arabe en majeure 
partie inédit, traduction française par MM. J. Pbrier et J.-B. Perier. — La Di- 
dascaliOi texte arabe inédit, traduction française, par P. Chbbli. 

Les versions éthiopiennes des Apocryphes du Nouveau Testament : 
— I. Le Testamentum D. N. J. C, texte éthiopien inédit, traduction latine 
par M. Fabbé Guerrier. —II. Apocryphes attribués à saint Clémenti texte 
éthiopien inédit, traduction française par M. Tabbé Grébaut. — III. Le Fekftré 
lyasus et la vision d'Abbà Sinoda, texte éthiopien inédit, traduction ita- 
lienne par M. C. CoxTi-RossiM. — IV. La Didascalie, texte éthiopien en partie 
inédit, traduction française par M. Tabbé Françon. 

L'Histoire des conciles de Sévère ibn-al-Moqaf f a ', texte arabe inédit, tra- 
duction française par M. L. Leroy, professeur à l'Institut catholique d'Angers. 

Mélanges de Théologie jacobite : Les Lettres encycliques et les Profes- 
sions de foi des évoques jacobiteSi texte syriaque inédit, traduction fran- 
çaise par F. Nau. 



TYPnClUPIIlE FIHMIN-DIDUT ET C**. — MEJiXIL (LCIIC). 



3 lilQS 005 SM7 7li0 





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